🎫 L Oeil D Horus Résumé Par Chapitre

Lapsychostasie ("Pesée de l'âme" ou "Dernier jugement") est une étape essentielle que le défunt doit passer pour renaître dans l'Au-delà. Introduit par Anubis, le défunt se présente devant Osiris. Son cœur est posé sur un des plateaux de la balance. Maât ou son symbole, la plume blanche, reposant sur deuxième plateau. Chapitre] Naruto 395 sur le forum de The Way Of Naruto. The Way Of il a donné" 1 a Kakachi et lotre c fé écrasé !si tu te fé écrasé l'oeil par un roché rt ke tu en donné un a ton pote ten a 0 ! 30-03-2008 18:30:18 . Corentin_91 Bon Genin: 21 Messages | Galerie | Recueil | Offline; Re: [Chapitre] Naruto 395 [quote=moule-man]C'est vrai que ce chapitre rame les theories que Lechapitre 172 du Livre des Morts s'inscrirait dans ce contexte: "Tu mâches de l'oignon par crainte de ton cœur". L'oignon apparaît comme la garantie du maintien d'un cœur protégeant le défunt et c'est un instrument de renaissance solaire.Dès lors, les oignons présentés aux narines du défunt lui permettent d'acquérir le nouveau souffle de vie. Depuismon initiation j'ai toujours noté la présence de cette "lumière" à l'Orient derrière le Vénérable. Sa forme est constante : un triangle (équilatéral ou isocèle) au centre duquel figure un œil d'où partent des rayons lumineux. Cet œil est ouvert, symétrique (ni droit, ni gauche) et n'évoque en rien l'œil d'Horus. 28Têtedu serpent Ouroboros ; œil d’Horus ou de la conscience ; tête du compas ; L’ensemble du sceau du Grand Orient de France peut donc se lire en résumé et par interprétation : le Grand Orient de France domine la terre enserrée par le cordon maçonnique. Il travaille à l’aide de l’équerre et du compas, sachant tenir compte des contingences et des relativités, étant DUNAVIRE GREC AU NAVIRE ROMAIN. L'art gallo-romain nous offre quelques-unes des plus belles images de navires que l'Antiquité nous ait léguées : les reliefs du Musée de Narbonne et de l'arc d'Orange, les ex-voto en bronze d'Autun et de Dijon1, les monnaies des «empereurs gaulois» du IIIe siècle, et tant d'autres documents moins complets ou moins bien conservés, permettent Comparerà des produits similaires. L'hérésie D'horus Tome 12 - Un Millier De Fils - Tout N'est Que Poussière. 4.5 6 avis. Occasion dès 28,95 €. The Horus Heresy Tome 9 - Mechanicum - Le Savoir, C'est Le Pouvoir. 5.0 1 avis. Occasion dès 20,00 €. Formatde téléchargement: : Texte Vues 1 à 123 sur 123. Nombre de pages: 123 Notice complète: Titre : Martinésisme, willermosisme, martinisme et franc-maçonnerie : avec un résumé de l'histoire de la franc-maçonnerie en France, de sa création à nos jours, et une analyse nouvelle de tous les grades de l'écossisme, le tout éclairé par de nombreux tableaux synthétiques / par Leschapitres sont bâtis à partir de cette structure narrative, Toute la vie du loup défile au fond de son oeil : une vie sauvage en Alaska, une espèce menacée par les hommes. L‘œil de l‘enfant raconte la vie d‘un petit africain qui a parcouru toute l‘Afrique pour survivre, et qui possède un don précieux : celui de conter des histoires qui font rire et rêver. Un tableau de wJEfN. Véronique Dasen et Armand M. Leroi Texte intégral 1Lors de la séance du 9 janvier 1826 de l’Académie royale des Sciences de Paris, l’anatomiste français Étienne Geoffroy Saint-Hilaire présenta à l’assemblée une étrange momie humaine provenant d’Égypte. Elle lui avait été remise par Joseph Giuseppe Passalacqua qui le prenait pour un singe cynocéphale. 1 À côté de l’ibis, plus de trente espèces d’oiseaux ont ainsi été identifiées par J. Boessneck et A ... 2Que J. Passalacqua ait identifié la créature à un animal n’est pas surprenant. Il l’avait trouvée dans le cimetière de Touna el-Gebel, situé à l’orée du désert en Moyenne Égypte, à environ 10 km de la cité d’Hermopolis Magna el-Ashmunein. Cette nécropole, composée d’un vaste réseau de galeries souterraines, était réservée aux animaux consacrés au dieu lunaire Thot, vénéré sous la forme d’un babouin ou d’un ibis. La momie provenait d’un secteur occupé par des singes Papio cynocephalus anubis, embaumés, comme elle, en position accroupie ; on avait même glissé dans ses bandelettes une amulette en forme de babouin Hamadryas. Les catacombes recelaient d’autres animaux momifiés à travers lesquels la puissance divine pouvait se manifester, en majorité des ibis, mais aussi des bœufs, béliers, crocodiles, chiens, chats, poissons, gazelles, ainsi que différentes espèces d’oiseaux et de petits animaux1. La plupart de ces animaux avaient probablement grandi dans des élevages spécialisés aux environs du temple avant d’être tués, puis vendus embaumés aux pèlerins pour être consacrés à la divinité. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonné et historique des antiquités découvertes en Égypte, Paris, Gale ... 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck... 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 19 ... 3Les informations sur les circonstances de la découverte de la momie examinée par É. Geoffroy Saint-Hilaire sont malheureusement très incomplètes. J. Passalacqua se contente d’indiquer qu’il la trouva dans un tombeau de cynocéphales »2. Était-elle déposée dans un sarcophage en bois, comme d’autres spécimens logés dans les niches des galeries ?3 Le reste de la galerie C, où étaient concentrées les momies de cynocéphales, fut fouillé de 1931 à 1952 par S. Gabra de l’Université du Caire, mais sans faire l’objet de publications. Les investigations furent reprises sur le site en 1989 par l’Université de Munich sous la direction de Dieter Kessler4. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, Beiträge zu Organisation, Kult und Theologie der ... 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 4On sait aujourd’hui que la nécropole se développa sous la XXVIe dynastie au moment où la représentation divine sous forme animale connut un nouvel essor. Le culte des animaux sacrés devint alors très important5. Le complexe cultuel comprenait un temple de Thot qui fut probablement construit sous le règne du pharaon Amasis vers 570 av. et restauré ou agrandi sous le règne de Ptolémée Ier vers 300 av. Une voie processionnelle le reliait au temple de l’Osiris-babouin et de l’Osiris-ibis, d’où un escalier menait aux catacombes. Des chapelles souterraines furent aménagées à l’époque ptolémaïque. Elles étaient dédiées à des babouins déifiés dont les momies, rarement conservées, avaient fait l’objet de soins qui témoignent de leur statut particulier collier Ménat, amulettes d’œil oudjat, pilier Djed, Bès...6. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 5Nous ne connaissons pas les raisons qui amenèrent J. Passalacqua à juger cette momie digne de l’attention de l’un des plus grands anatomistes de son époque. Des détails singuliers, peut-être sa taille, l’incitèrent à la présenter à É. Geoffroy Saint-Hilaire pour qu’il en détermine l’espèce. É. Geoffroy Saint-Hilaire en fut ravi ; il écrit ... qu’il ne me fut point difficile d’y reconnaître, dès qu’elle fut entièrement développée, une des monstruosités de l’espèce humaine dont j’avais eu occasion de m’occuper. »7 Il ajoute qu’il fut si enthousiasmé à la vue d’une production aussi singulière et aussi inattendue, que j’ai prié M. Passalacqua d’autoriser que je pusse de suite informer d’un fait aussi curieux le monde savant et l’Institut de France. » 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez ... 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, Jérôme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses défauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 6Cette momie constitue une découverte remarquable car elle représente l’un des plus anciens témoignages paléopathologiques de nouveau-né atteint d’anomalie congénitale. Le discours d’É. Geoffroy Saint-Hilaire est régulièrement cité par les historiens de la tératologie, tel son fils Isidore Geoffroy Saint-Hilaire 1832-18368, Ernest Martin 18809 et, plus récemment, Jean-Louis Fischer 199110. En dépit de sa célébrité, la momie tomba soudain dans l’oubli, et longtemps certains la crurent même perdue. Nous avons récemment retrouvé sa trace dans le dépôt du Musée égyptien de Berlin où elle porte le numéro d’inventaire SMB 724. Après un bref rappel de son histoire, de sa découverte vers 1820 à l’époque contemporaine, nous passerons en revue les différentes réactions qu’elle éveilla, des Égyptiens de l’époque ptolémaïque aux tératologues contemporains, en passant par les naturalistes du XIXe siècle. Les tribulations de la momie 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain né avant l’ère chrétienne et considér ... 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration ... 7J. Passalacqua, comme tant d’anciens découvreurs, occupe une position ambiguë dans l’histoire de l’archéologie. Pilleur de tombes à ses heures, il fut aussi le fondateur et le conservateur de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin-Charlottenburg, l’une des plus grandes collections d’archéologie d’Europe. Né en 1797 à Trieste, il était parti en Égypte comme marchand de chevaux. Ses affaires n’ayant pas prospéré, il entreprit des fouilles et rassembla une importante collection d’antiquités provenant de Thèbes et d’autres sites. Après avoir ramené sa collection à Paris en 1826, il l’exposa dans l’espoir de la vendre au gouvernement français pour la somme de 400 000 francs. Geoffroy Saint-Hilaire examina la momie monstrueuse alors que la collection était à Paris ; il la commenta puis l’illustra dans au moins deux articles fig. 111. En 1827, après avoir en vain attendu une offre du Louvre, J. Passalacqua vendit sa collection à Frédéric-Guillaume IV de Prusse pour 100 000 francs. Il devint conservateur du Musée des antiquités égyptiennes à Berlin en 1828, et y demeura jusqu’à sa mort en 186512. 1 - L’anencéphale en 1826. D’après É. Geoffroy Saint-Hilaire 1825, pl. 18. 1-4. A. mumia 1. Vue ventrale ; 2. Vue dorsale ; 3. Vue latérale ; 4. Detail du dos du crâne. 5. Amulette de babouin. 6-8. Trois autres types d’Anencephalus, A. perforatus, A. cotyla and A. icthyoïdes 8A. Erman décrit ainsi la momie dans le catalogue du musée de Berlin 13 A. Erman, Ausführliches Verzeichnis der Ägyptischen Altertümer und Gipsabgüsse, Berlin, W. Spemann ... 724. Mumie einer menschlichen Missgeburt, die in einem Affengrab in Schmun beigesetzt war ; in ihre Binden war die FayenceFigur eines hockenden Affen hineingelegt. Man nahm also wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren Pass. »13 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 9Pendant la seconde guerre mondiale, les bombardements des Alliés causèrent d’importantes pertes au musée de Berlin. Probablement cachée dans les caves du nouveau musée, la momie ne fut toutefois pas détruite14. En juillet 1974, Fritz Dick, Regisseur und Kameramann Medizin-Film » put encore la radiographier et livrer le rapport suivant fig. 215 2 - L’anencéphale en 1974. Radiographie de Fritz Dick. Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung 16 Trad. Constat radiologique de l’anencéphale objet 724. Âge de développement environ 7 mois. ... Röntgenbefund des Anencephalus Objekt 724.Entwicklungsalter etwa 7 Monate. Infolge der erzwungenen Sitzhaltung ist der A. röntgenologisch schlecht auswertbar. Es fällt auf, das der Unterkiefer 1 fehlt, daher die vogelkopfartige Oberkiefergesichtspartie. Abnorm grosse Augenhölen 2. Nach der Röntgenaufnahme könnte der Unterkiefer eventuell stark nach unten geklappt worden sein, so dass er der ventralen Thoraxwand anliegt 3. Das Fehlen des Unterkiefers ist aber nicht auszuschliessen. Anstelle des nicht ausgebildeten Hirnschädels stellen sich knöcherne Deformitäten dar 4. Die Halswirbelsäule ist krückstockartig eingebogen 5. Die zarten Knochen des Präparates sind wahrscheinlich beim Mumifizieren und beim Verbringen in die Sitzhaltung stark frakturiert worden, so ist u. a. eine deutliche Fraktur des Oberschenkelknochens 6 zu erkennen. Ferner sind die Unterschenkelknochen durch Gewalteinwirkung vom Fussskelett 7 getrennt, verlagert und auch z. T. frakturiert. Die Knochen der oberen Extremitäten sind ebenfalls durch das Bandagieren stark verlagert. Die Knochen wirken im Verhältnis zur Grösse des A. sehr plump. An der Wirbelsäule zeigt sich die typische spina bifida 8. »16 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford Unive ... 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collec ... 10Depuis lors, la momie n’a plus fait l’objet d’étude ni de publication. Son état de conservation a continué de se détériorer à tel point qu’aujourd’hui n’en subsiste plus qu’une collection de fragments dont le plus grand correspond au bras gauche fig. 3. La figure 4 montre à quoi pouvait ressembler l’enfant à sa naissance. Les anencéphales n’ont pas de voûte crânienne et leur cerveau est réduit à une masse de tissus nécrosés17. Une tête renversée, des yeux globuleux et l’absence de front et de cou sont des traits caractéristiques. L’illustration de Geoffroy Saint-Hilaire et la radiographie suggèrent que la momie SMB 724 avait une forme particulière d’anencéphalie holoacrania avec rachischisis »18. Le crâne ne s’est pas formé et la colonne vertébrale est restée ouverte dans la région dorsale et près de la tête. Cette malformation n’est pas viable, et l’enfant fut soit mort-né ou mourut rapidement peu après sa naissance. 3 - L’anencéphale en 2004. Photo H. Kischkewitz, Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung. Le plus grand des fragments conservés. Il s’agit essentiellement d’une partie du bras gauche A. main ; B. coude ; C. haut du bras Regards égyptiens 19 Voir F. Drilhon, Un fœtus humain dans un obélisque égyptien en bois », Archéologie et médecine. ... 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spéc. p. 39-40 Bès ... 11Les premiers examens avaient fait apparaître plusieurs détails inhabituels qui semblaient traduire le statut ambigu de l’enfant momifié, entre l’homme et l’animal. Alors que les membres des êtres humains sont allongés, même au stade de fœtus, le nouveau-né monstrueux était en position accroupie, les mains posées sur les genoux, comme un cynocéphale19. Il avait reçu le même traitement qu’un singe sans se soucier de ses anomalies, les embaumeurs avaient soigneusement éviscéré son crâne par le nez, alors que la tête ne contenait pas de matière cérébrale. Comme un être humain, la momie portait une amulette en faïence, mais d’un type particulier au lieu du dieu nain Bès, gardien des enfants, on lui avait joint une figurine en forme de babouin, assis dans la même attitude que la momie fig. 1-520. 4 - Enfant anencéphale. Amsterdam, musée Vrolik. Photo Jeremy Pollard mai 2003 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 12É. Geoffroy Saint-Hilaire en déduisit que l’enfant, exclu des sépultures humaines, avait été assimilé à un animal. Le port de l’amulette le soulignait, par une sorte de comparaison entre l’infériorité organique accidentelle de la monstruosité embaumée, et l’infériorité normale de l’être le plus dégradé parmi les animaux à face humaine »21. A. Erman affirme que l’on avait pensé qu’» une femme avait accouché d’un singe »22. Pour E. Martin, l’anencéphale constituait ainsi le témoignage irréfutable de la croyance des Égyptiens dans l’origine bestiale des êtres humains monstrueux »23. Les Anciens auraient identifié la créature à un être né d’une femme, mais dont on regardait l’origine comme bestiale ; on l’avait assimilé à un animal, mais d’une espèce qui, dans la symbolique égyptienne, occupait le premier rang et dont la religion prescrivait de conserver pieusement les restes ; on l’avait, en un mot, honoré comme un animal sacré. » 13Ce jugement, régulièrement répété dans les ouvrages de tératologie, ne correspond toutefois pas aux croyances égyptiennes. L’enfant ne fut pas considéré à sa naissance comme un animal, et ne constitue pas un témoignage de zoolâtrie. Ce point de vue plaque sur le monde égyptien des attitudes propres à d’autres périodes. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; Valère Maxime Sur le... 25 Pline, Histoire naturelle, 26 Génération des Animaux, ; Lucrèce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre à trois pour faire un bel enfa ... 14Dans la Rome républicaine, différentes sources racontent l’enfantement d’une créature animale ou hybride. Pline, Tite-Live, Valère-Maxime et d’autres auteurs rapportent qu’une femme aurait accouché d’une créature avec une tête d’éléphant atteint de cyclopie ?, d’un porc à tête humaine, ou d’un serpent24. D’Égypte serait venu un mystérieux embryon d’hippocentaure que Pline l’Ancien aurait pu observer, conservé dans du miel sous le règne de l’empereur Claude. À la même époque, un autre hippocentaure serait né et mort le même jour en Thessalie25. Si l’opinion populaire y croit peut-être, les biologistes et médecins antiques rejettent l’existence du mélange des espèces. Aristote, et à sa suite Lucrèce, démontrent l’invraisemblance de telles conceptions à cause des différents temps de gestation propres à chaque catégorie. Le veau à tête d’enfant, le mouton à tête de bœuf ne sont jamais ce que l’on en dit, ils n’en n’ont que la ressemblance »26. Les explications rationnelles attribuent la présence de traits hybrides à l’effet d’impressions maternelles pendant la grossesse. Pour Soranos IIe s. apr. la naissance de créatures simiesques vient de la vision d’un singe, et il conseille aux femmes d’arriver sobres au rapport sexuel », parce que les visions extravagantes que procure l’ivresse pourraient influencer la formation du fœtus27. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythol ... 15En Égypte ancienne, aucun récit ne mentionne la naissance d’un animal issu d’une femme. Le fait que l’imagerie divine soit composite, mêlant les espèces, n’implique pas que les Égyptiens aient cru en l’existence d’êtres hybrides réels. Les formes mixtes constituent des signes picturaux ; elles révèlent que le divin peut s’incarner dans des formes animales aussi bien qu’humaines. À chaque animal correspond une des facettes des pouvoirs du dieu, mais son aspect véritable reste caché28. 29 Sur les compétences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wie ... 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiée de l’ancienne Égypte, IIe série, Archives du muséum d’hi ... 16Rien ne permet donc d’affirmer que la présence de l’anencéphale parmi les singes tient au fait que son apparence étrange fut interprétée comme le résultat de l’union d’une femme et d’un animal. Les soins exceptionnels qu’on lui a prodigués peuvent aussi résulter de l’aspect inachevé de l’enfant, privé de boîte crânienne, les vertèbres ouvertes. Sa momification ne pourrait-elle exprimer le souci de lui permettre de terminer sa gestation et de se régénérer dans l’au-delà ? Sa position accroupie et le port de l’amulette de singe le placent sous la protection de Thot, intimement lié au concept de croissance et de complétude. Divinité lunaire, Thot préside aux phases de l’astre dont il assure la régularité ; dans le mythe de l’œil solaire, il guérit Horus, l’enfant par excellence, et rend à son œil blessé sa perfection sous la forme symbolique de l’œil oudjat29. Ce rapport à la complétude pourrait aussi expliquer la coutume de placer des fœtus dans des sarcophages en forme de singe30. Associé à Maât, Thot assure l’équilibre de l’univers. À la Basse Époque, ses compétences de dieu guérisseur s’ajoutent à celles de patron des magiciens sous la forme d’Hermès Trismégiste. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde ... 32 Cf. l’enfant à face de grenouille né en 1517 ; A. Paré, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Ex ... 17L’anencéphale ne fut probablement ni assimilé à un singe, ni transformé en singe, mais marqué de la présence d’un dieu lunaire bénéfique, capable de le parfaire et de l’intégrer à l’ordre cosmique. D’autres références pourraient expliquer la présence de la momie dans la nécropole d’Hermopolis. L’apparence incomplète du nouveau-né, aux yeux globuleux et au crâne fuyant, évoque certains aspects de la cosmogonie hermopolitaine où des entités composent une assemblée de huit dieux primordiaux31. Cette Ogdoade, formée de quatre couples, personnifie les forces obscures du chaos précédant la création. À la Basse Époque, ces dieux sont représentés comme des êtres semi-anthropomorphes, les hommes avec une tête de grenouille, les femmes avec une tête de serpent. Associé à un batracien, symbole de renaissance et de résurrection, l’anencéphale était symboliquement intégré aux forces créatrices de l’univers. Les spéculations liant l’enfant à l’Ogdoade et à Thot ont aussi pu se combiner32. Momies de fœtus et de nouveau-nés 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen ... 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, Universitätsverlag/Vandenhoeck & Rupr ... 35 Sur le rôle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Sp ... 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spéc. p. 52-53, 67-75 ... 18Le traitement exceptionnel de l’anencéphale doit être replacé dans le contexte plus large des soins réservés à l’enfant à naître et au nouveau-né en Égypte ancienne. De nombreuses divinités étaient invoquées pour assurer une grossesse et un accouchement réussis. Perçu comme un être vivant, le fœtus était l’objet de protections divines33. Dans l’hymne solaire d’Amarna, Aton doit ainsi apaiser les larmes d’un fœtus qui éprouve déjà des sentiments34. Ailleurs, Atoum promet à Isis de veiller sur l’enfant qu’elle porte, Serket, Celle qui fait respirer », protège la croissance de l’embryon, Khnoum s’occupe de le façonner sur son tour et d’ouvrir la matrice pour l’accouchement35. Les dieux nains Bès, seigneur de la matrice », et Ptah-Patèque, aux proportions fœtales, patronnent l’ensemble du processus de la procréation, de la grossesse à la naissance36. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian ... 38 B. Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el Médineh 1934-1935, II, La nécropole de l’est, Le ... 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le père, ou avec le ... 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse époque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, ... 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. ... 19Des fœtus ont reçu différents types de sépulture37. À Deir el-Medineh, la nécropole de l’est fut apparemment réservée aux enfants en bas âge. B. Bruyère y dénombre plusieurs fœtus et nouveau-nés simplement enveloppés d’un tissu et déposés dans une amphore ou un panier de vannerie38. Les enfants de l’élite étaient parfois embaumés. La plupart ont été retrouvés aux côtés de leur mère, probablement morte en couches39, d’autres ont été conservés séparément. Un fœtus humain de 3 à 4 mois fut ainsi placé dans un obélisque miniature en bois servant de pilier dorsal à une statue de Ptah-Sokar-Osiris ; ses membres étaient dépliés, allongés le long du corps comme pour l’humaniser40. Deux fœtus de 5 mois et demi et de 7 mois furent retrouvés dans des sarcophages anthropoïdes miniatures dans la tombe de Toutankhamon. L’un d’eux montrait au niveau de des os une déformation de Sprengel, peut-être associée à d’autres malformations létales41. D’autres spécimens étaient logés dans le dos de statues à l’image du dieu Bès, garant de leur survie dans l’au-delà42. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1912 CGC, p ... 20Parfois la frontière entre l’homme et l’animal est ambiguë. Deux sarcophages ou statues en forme de babouin accroupi semblent avoir renfermé un fœtus d’enfant, à moins qu’il ne s’agisse de jeunes singes aux membres disposés comme ceux d’un être humain, allongés le long du corps ou repliés sur la poitrine43. À l’inverse, la petite momie déposée dans le sarcophage de la princesse Maâtkare-Moutemhet XXIe dynastie, ca 1020 av. fut longtemps prise pour celle de son nouveau-né jusqu’au jour où une radiographie permit de l’identifier comme une femelle babouin Hamadryas, probablement l’animal favori de la princesse44. Le traitement des nouveau-nés et des enfants anormaux 21L’attitude religieuse des Égyptiens envers les enfants présentant des malformations congénitales diffère profondément de celles d’autres peuples par sa capacité à corriger symboliquement une anomalie pour l’intégrer dans l’ordre du monde. Loin d’être l’expression d’une colère divine, synonyme d’une souillure qu’il faut éliminer, ces naissances sont perçues comme la manifestation d’une présence divine. 22Les préceptes des moralistes conseillent d’accepter avec résignation les imperfections corporelles. Au Nouvel-Empire, le sage Aménémopé préconise d’être charitable et de ne pas se moquer des infirmes Ne ris pas de l’aveugle ni ne te moque du nainNi ne réduis à rien la condition d’un te moque pas d’un homme qui est dans la main du dieu, 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. Ni ne lui sois hostile jusqu’à l’ est argile et paille,Le dieu est son démolit et re bâtit quotidiennement. » XXIV, 8-1645 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français ... 23Parmi les anomalies congénitales, le nanisme semble avoir bénéficié d’une sympathie particulière. Dès l’Ancien Empire, les nains furent associés au symbolisme solaire grâce à différents jeux de correspondances qu’illustre un papyrus mythologique du Nouvel Empire46. Dans le disque solaire se tient le bélier, qui incarne le soleil à son coucher, et un nain qui remplace l’image attendue du scarabée sacré Khépri, symbole du soleil levant comme l’indique l’homophonie des mots kheprer, scarabée, et kheper, venir à l’existence. Au jeu de mots s’ajoute un jeu d’images. Avec ses membres incurvés et son long torse, le nain présente la même silhouette que le scarabée, avec un gros abdomen et de petites pattes courbes. Inachevé, le nain va donc incarner dans la pensée religieuse égyptienne la notion de croissance, de régénération et de jeunesse éternelle. Un hymne du temple ptolémaïque d’Edfou décrit l’enfant Horus comme un nain Un lotus surgit dans lequel se trouvait un bel enfant qui illuminait la terre de ses rayons.... un bourgeon dans lequel se trouvait un nain »47. Cette identification s’explique par l’apparence ambiguë du nain, à la fois enfant et adulte, comme un jeune dieu à peine né mais déjà sage et savant. 24Deux petits dieux familiers témoignent de la valorisation du nain dans la religion et la magie égyptiennes. Le plus populaire est Bès, un nain trapu aux membres torses, avec une grosse tête à la langue pendante, auxquels s’ajoutent les oreilles, la queue et même la crinière d’un lion. Son image apparaît dès le Moyen Empire vers 2040 av. jusqu’à l’époque romaine sur une grande variété de supports, notamment des amulettes et des intailles magiques. C’est l’un des principaux génies protecteurs de la famille ; avec la déesse Hathor et la déesse hippopotame Taouret, il écarte les influences malignes des femmes enceintes et préside aux accouchements. Un autre dieu nain, nommé conventionnellement Ptah-Patèque, apparaît sous la forme d’amulettes dès le Nouvel-Empire vers 1550 av. Comme Bès, ce petit dieu protège les enfants de tout mal, en particulier des morsures et piqûres d’animaux dangereux. Sur certaines figurines, l’absence de pilosité et l’hypotrophie des traits faciaux évoquent l’image d’un fœtus, peut-être pour signaler que la protection du dieu s’étendait à la femme enceinte et à l’embryon. 25Dans la vie quotidienne, des nains apparaissent dès l’époque prédynastique dans l’entourage des grands dignitaires de la cour. Ils semblent avoir assumé des tâches bien définies, comme l’entretien des habits, des objets de toilette et la fabrication de bijoux. Ils sont parfois accompagnés par d’autres personnes avec des anomalies physiques. Dans la tombe de Baqt I à Beni Hassan Moyen Empire, XIe-XIIe dyn., 2040-1783 av. la suite du défunt est composée d’un nain, d’un bossu et d’un boiteux qui portent chacun le nom de leur malformation inscrit au-dessus de leur tête nmw, jw, dnb. Les nains ont aussi la garde des animaux favoris, généralement des singes cercopithèques et des chiens. Certains nains ont même occupé des fonctions importantes. L’exemple le plus célèbre est celui de Seneb qui reçut le privilège d’être enterré dans la nécropole royale de Gizeh Ve dyn., vers 2475 av. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies ... 49 Histoire naturelle, 26D’autres documents confirment que les enfants présentant des anomalies physiques à la naissance avaient des chances de survivre et d’être élevés48. Adultes, ils n’étaient pas exclus de la vie sociale et religieuse à cause de leur handicap. C’est d’ailleurs en Égypte que l’on jugea bon, selon Pline l’Ancien, d’élever un monstre portentum c’était un humain qui avait les deux yeux aussi derrière la tête, mais qui ne voyaient pas »49. 27L’intégration réussie des nains et d’autres infirmes dans la société égyptienne explique le soin particulier que reçut l’anencéphale d’Hermopolis. Contrairement à la Mésopotamie voisine ou aux sociétés italique et romaine, la naissance d’un enfant difforme n’y représentait pas un signe inquiétant pour les parents ou l’ensemble de la communauté. Ni bête, ni hybride, ni monstre, l’anencéphale fut accueilli comme un être hors du commun, inachevé, à l’image des créatures divines des temps primordiaux, qu’il fallait remettre à la protection du dieu Thot pour assurer sa finition. 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees ... 28Le sort de cet enfant ne permet toutefois pas d’affirmer que toutes les imperfections corporelles étaient bien accueillies. Quelques documents laissent entrevoir une réalité plus complexe. Ainsi, un texte magique du VIIIe s. av. XXIIe ou XXIIIe dyn. énumère les motifs d’anxiété d’une femme enceinte. Il figure sur un petit papyrus que la future mère portait autour du cou, glissé dans un étui, en guise de talisman50. Le texte invoque protection contre toutes sortes d’influences néfastes. Trois malheurs notamment concernent le nouveau-né Nous la protégerons d’une naissance d’Horus une naissance prématurée ?, d’une fausse-couche, et de la naissance de jumeaux ». Le terme d3jt traduit par fausse-couche » pourrait aussi désigner une irrégularité », c’est-à-dire une malformation de l’enfant. Les naissances gémellaires sont une autre cause de souci, probablement parce qu’elles représentaient des naissances à risque, susceptibles de coûter la vie à la mère et aux enfants. 29Des absences laissent supposer que les nouveau-nés présentant des anomalies majeures étaient discrètement supprimés à la naissance, même si cette pratique était officiellement désapprouvée. On ne possède ainsi pas de description ni de représentation égyptiennes d’êtres humains atteints de graves malformations, privés d’un ou plusieurs membres, avec des parties surnuméraires ou joints ensemble, comme les jumeaux siamois, qui témoigneraient de leur survie et de leur intégration. La mythologie égyptienne compte pourtant de nombreux monstres, mais ce sont toujours des êtres composites, formés de parties animales et humaines, sans rapport avec un état pathologique réel. Le regard d’É. Geoffroy Saint-Hilaire 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 30É. Geoffroy Saint-Hilaire chercha bien sûr à deviner ce que cette momie monstrueuse avait pu signifier aux yeux des Égyptiens qui l’avaient faite, mais il était avant tout un anatomiste. Bien qu’il soit passé à la postérité d’abord pour ses aphorismes et ses brillantes recherches dans le domaine de la zoologie, il était aussi le fondateur de la tératologie moderne, c’est-à-dire, littéralement, de la science des monstres51. En particulier, c’est en 1822 qu’il publia le second volume de sa Philosophie Anatomique. Or, c’est dans cet ouvrage qu’il entreprit de classer systématiquement les difformités congénitales, de rechercher par l’expérimentation leurs causes, et qu’il mit en relation la question des difformités avec celle de la formation embryonnaire du corps humain normal ». Quatre ans plus tard, la momie monstrueuse lui fournit l’occasion de se pencher à nouveau sur cette question. 31Pour É. Geoffroy Saint-Hilaire, SMB Inv. Nr. 724 représenta une sorte de triomphe taxonomique. Dans sa Philosophie Anatomique, il avait commencé à classer les nouveau-nés monstrueux de la même manière que les taxonomistes classaient les animaux. Il créa ainsi plusieurs petites familles » ou genres », à la manière linnéenne. Un de ces groupes reunissait les cas du type Anencéphale, qu’il décrivait ainsi Anencéphale Tête sans cerveauPoint de cerveau ni de moelle épinière ; la face et tous les organes des sens dans l’état normal ; la boîte cérébrale ouverte vers la ligne médiane, est composée de deux moitiés renversées et écartées de chaque côté en ailes de pigeon. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-H ... 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 32Cette description se basait sur plusieurs cas observés à Paris par Geoffroy. Il n’était d’ailleurs pas le seul, notait-il, à avoir observé et répertorié cette difformité particulière52 – mais il était en revanche le premier à lui donner une place précise dans une taxonomie qui considérait les nouveau-nés privés de tête comme un tout cohérent fig. 5. Dans des publications ultérieures sur l’anencéphalie53, Geoffroy poussa plus loin la logique linnéenne et décrivit 9 espèces » d’anencéphales comme par exemple A. ichthyoïdes, A. perforatus et A. mumia – la momie montrueuse54 Anenchephalus-MumiaCaract. spéc. Tête renversée en arrière ; bouche béante ; les sur-occipitaux fort écartés et maintenus à la hauteur de l’articulation scapulo-humérale ; les corps vertébraux autant hauts que larges. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 33Les distinctions entre les espèces » monstrueuses de Geoffroy reposaient sur des différences minimes quant au degré de difformité ; elles furent par conséquent peu utilisées. Mais le principe linnéen est resté d’actualité dans les ouvrages récents de tératologie qui sont parfois organisés selon les axes de la taxonomie plus fine d’Isidore, le fils d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. C’est lui, en effet, dans son Histoire Générale et Particulière des Anomalies, qui plaça le genre anencéphale » dans la famille des Anencéphaliens », ordre des Monstres Autosites », classe des Monstres Unitaires » et enfin, embranchement des Anomalies Complexes »55. 34Ces projets taxonomiques imposaient un ordre, si arbitraire soit-il, sur une partie de la Nature qui en avait manqué jusque-là, – une partie, qui plus est, dans laquelle le désordre régnait en maître. Pour Geoffroy père, découvrir que son système fonctionnait sur un nouveau-né de 2000 ans était la preuve même de sa validité universelle. 5 - Nouveau-nés anencéphales. D’après É. Geoffroy Saint-Hilaire, Philosophie anatomique, Paris, Deville-Cavellin, 1822, pl. IV première description du genus Anencéphale ». 1 et 2 vues latérale et dorsale de l’enfant ; 3 "Notencéphale" ; 4-8 parties du squelette 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 35Mais Geoffroy ne voulait pas seulement classer les difformités, il voulait en expliquer la genèse. Dans la Philosophie Anatomique, il suggère qu’une forme particulière d’anencéphalie a pu être causée par un retardement de développement », imputable à des lésions subies au premier stade de la vie embryonnaire, et causées par le surmenage de la mère pendant sa grossesse56. Assez curieusement, Geoffroy ne fait aucun commentaire sur les causes de l’anencéphalie de la momie ; il semble juste considérer comme admis que ce sont des causes identiques aux causes actuelles qui ont pu jouer deux ou trois mille ans auparavant ». 36Geoffroy saisit en tout cas l’occasion fournie par SMB Inv. Nr. 724 pour réaffirmer quelques-unes de ses pensées favorites concernant les mécanismes de l’ontogenèse humaine. Il commence par le faire dans un exposé à l’Académie des sciences 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. On s’est plus occupé des Anencéphalies que des autres cas de monstruosités l’absence de tout le système médullaire cérébro-spinal a paru, en effet, une singularité du plus haut intérêt d’abord pendant le règne du cartésianisme, comme fournissant un fait contraire à l’hypothèse que des esprits animaux s’engendraient dans le cerveau, et tout récemment, depuis qu’a paru la loi du développement excentrique des organes, loi reconnue et posée par le docteur Serres, cette absence étant opposée aux opinions reçues, que les nerfs naissent des parties médullaires contenues dans les étuis crânien et vertébral. »57 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. ... 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 37La première affirmation renvoie à l’idée de Descartes selon laquelle les esprits animaux » – un fluide mystérieux issu du sang – naissaient dans le cerveau et se répandaient par les nerfs jusqu’aux extrémités, pour y provoquer le mouvement et en assurer le développement58. Les anencéphales infirmaient cette doctrine, puisque, quoique dépourvus de cerveau, ils étaient par ailleurs complètement constitués59. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 38La deuxième déclaration, concernant la loi du développement excentrique », nous amène au cœur même de la Philosophie anatomique de Geoffroy. Il s’agissait d’une série de lois permettant selon lui d’expliquer la diversité anatomique offerte par le monde animal et son origine dans l’œuf ou la matrice60. Ces lois pouvaient expliquer les formes prises par les individus monstrueux, et les individus monstrueux pouvaient, en retour, servir à confirmer leur validité. Pour Geoffroy, ses lois constituaient un véritable instrument de découvertes »61 – à l’instar de son disciple Étienne Serres, qui avait baptisé ce système l’anatomie transcendante ». 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 39Dans une série d’articles62, Geoffroy montre comment les nouveaux nés anencéphales et plus particulièrement SMB Inv. Nr. 724, confirment ou infirment un certain nombre de théories concernant le développement et l’identité des organes. Selon une de ces théories, avancée à la fois par Goethe, Oken, Geoffroy et d’autres, le crâne est composé d’une série de vertèbres modifiées63. Les anencéphales, avance-t-il, permettent de voir les morceaux du crâne comme des os séparés, là où ils seraient normalement fusionnés – révélant ainsi leur vraie nature64. La spina bifida des anencéphales fournit ainsi à Geoffroy l’occasion d’élaborer une autre théorie selon laquelle la plupart des organes se développent d’abord comme des primordia distincts éléments primitifs, qui fusionnent ensuite sous l’effet d’une force attractive inhérente, un processus en l’espèce interrompu, laissant la colonne vertébrale divisée en deux65. Cette idée allait devenir sa loi d’affinité de soi pour soi », une sorte de loi universelle de l’attraction expliquant non seulement les formes de développement organiques mais bien d’autres encore, et qui devait sans doute beaucoup à la notion d’ affinités électives » de Goethe. Le dédoublement de la colonne vertébrale autorise également Geoffroy à faire allusion au passage à l’une des ses idées favorites, à savoir que les squelettes des vertébrés peuvent être rapprochés des exosquelettes des crustacés et des insectes fig. 1. Dans la légende d’une figure décrivant A. perforatus, il note que sa spina bifida provient d’une séparation des éléments vertébraux comme dans le cas des Crustacés et des Insectes »66. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. Théorie des formations et des défo ... 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 40Rien de tout cela ne pouvait être déduit de SMB Inv. Nr. 724, dont le squelette ne pouvait être atteint sans dommage. Aussi peu claire est sa démonstration de la loi du développement excentrique » qui proclamait de façon générale que les organes trouvaient leur origine dans divers primordia qui se développaient ensuite vers l’intérieur avant de fusionner67, et en particulier que les nerfs spinaux se développaient des extrémités vers le cordon médullaire plutôt que l’inverse. De façon plus convaincante, Geoffroy se sert de SMB Inv. Nr. 724 pour critiquer l’idée courante d’alors selon laquelle les organes génitaux masculins représentent une sorte d’extension des organes génitaux féminins. Si tel était le cas, raisonne-t-il, et compte tenu du fait que l’anencéphalie résulte d’un arrêt du développement global, on devrait n’en trouver que des nouveau-nés féminins68. Or, SMB Inv. Nr. 724 est un mâle. Il est donc plus vraisemblable d’imaginer que les organes génitaux féminins et masculins ont un développement indépendant – ce qui correspond peu ou prou à nos conceptions actuelles. De l’utilité du monstre aujourd’hui 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1 ... 41Dans les travaux modernes de tératologie, l’anencéphalie est généralement regroupée avec la Spina Bifida sous un syndrome unique ASB », dans la mesure où les caractéristiques de ces difformités se confondent. C’est une des tares congénitales les plus communes, affectant 1 naissance pour 1 000 aux États Unis, mais l’incidence de cette difformité varie du simple au quintuple selon la géographie, la race et le niveau socio-économique69. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Gen ... 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processe ... 42L’opinion de Geoffroy selon laquelle l’anencéphalie serait due à un retard de développement causé par le travail de la mère aux premiers mois de la grossesse n’est plus soutenable aujourd’hui. Mais les causes de l’ASB ainsi que les variations de sa fréquence dans la population restent obscures. On connaît de rares mutations entraînant des cas d’ASB, soit chez l’homme, soit chez la souris, mais elles ne sont pas la cause de la plupart d’entre eux70. Ce trouble semble au contraire résulter de l’interaction de plusieurs facteurs de risques environnementaux et génétiques mal définis. Un de ces facteurs est la carence en folate ou en vitamine B. Personne ne sait comment cette carence entraîne l’échec de la soudure du canal neural, mais il est clair que l’administration d’acide folique pendant la grossesse permet de prévenir efficacement l’ASB71. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, ... 43Comme le pressentait Geoffroy, l’ASB trouve son origine dans les débuts de l’embryogenèse. Dix-neuf jours environ après la conception, une zone de tissu nerveux se forme le long du dos de l’embryon. Affectant la forme d’une feuille de tulipe, cette zone tissulaire est d’abord plate. Plus tard, toutefois, elle se replie longitudinalement pour former un canal. Les bords de ce canal se collent ensuite au sommet pour former un tube creux qui court tout le long de l’embryon les futurs cordon médullaire et cerveau72. Le scellement, ou fermeture », du canal neural semble être une opération délicate, qui peut fréquemment échouer. Le résultat est alors un canal neural ouvert, une colonne vertébrale ouverte ou même un cerveau et une voûte crânienne béants. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e éd., p. 351 ... 44Bien peu de théories spécifiques de l’anatomie transcendantale ont passé l’épreuve du temps. La théorie vertébrale du crâne a été anéantie par Thomas Henry Huxley en 185873 ; l’idée de Geoffroy selon laquelle les squelettes des vertébrés et des crustacés étaient homologues lui est restée personnelle74 ; de même, les nerfs spinaux ne prennent pas naissance dans la moelle, mais dans une série de ganglions spinaux en direction des extrémités qu’ils innervent75. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic express ... 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 45Ceci dit, à la décharge de Geoffroy, beaucoup de ses théories ont au moins un fond de vérité. Bien que l’ensemble du crâne ne soit pas constitué de vertèbres modifiées, la perturbation d’un gène HOX chez les souris montre que l’os occipital celui qui intéressait particulièrement Geoffroy chez ses nouveau-nés monstrueux peut se transformer en vertèbres76 ; la spina bifida résulte en effet d’un défaut d’attraction », ou si l’on préfère la terminologie actuelle, d’adhésion cellulaire ; alors que les nerfs peuvent trouver leur origine dans le ganglion spinal, les ganglions spinaux ne proviennent pas directement de la moelle épinière, mais plutôt de cellules de crêtes neuronales ayant subi une migration élaborée à partir d’autres localisations77. 46Voilà qui concorde grosso modo avec la loi du développement excentrique », du moins dans la mesure où elle conçoit la formation du corps comme résultant de migrations et de fusions cellulaires et tissulaires diverses. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 47En outre, alors que les théories de l’anatomie transcendantale dérivent invariablement vers des généralités – certes pourvues d’un peu de vérité mais incapables de restituer les subtilités du développement organique, l’attitude de Geoffroy frappe par sa modernité. Ainsi en est-il de sa quête d’une preuve des lois » de la fabrication du corps dans les nouveau-nés monstrueux les généticiens modernes cherchent eux aussi dans les difformités la logique moléculaire des programmes du développement mais en se servant de mutants produits à partir d’animaux de laboratoire comme les vers, les mouches et les souris. Alors qu’on découvre un nombre sans cesse croissant de mutations humaines responsables de difformités congénitales, il devient toutefois évident que celles-ci peuvent être utilisées pour déconstruire et comprendre la formation du corps78. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in ... 48Au moment où nous écrivons le 10 septembre 2004, on a ainsi identifié les mutations responsables de la perturbation de 1 622 gènes causant des difformités congénitales79. Quand les gènes responsables de l’anencéphalie seront identifiés – et ils le seront à coup sûr, ils lèveront un peu le voile sur le programme génétique qui élabore la structure la plus complexe du corps humain, le cerveau. Conclusion 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin pou ... 49De l’ancienne Égypte à l’époque contemporaine, le destin étrange de l’anencéphale fut de révéler les lois cachées du monde. Loin de l’interpréter comme une rupture effrayante de l’ordre cosmique, les Égyptiens le classèrent parmi les êtres en formation et le marquèrent de l’empreinte du dieu Thot, capable de le régénérer. Tenu de naître et de mourir au même moment »80, son existence éphémère épargna à ses semblables toute exhibition. Pour les tératologues et biologistes du XIXe siècle et d’aujourd’hui, l’anencéphale démontre la qualité du monstre » comme instrument de découvertes », dont les écarts permettent de saisir la structure du vivant81. Notes 1 À côté de l’ibis, plus de trente espèces d’oiseaux ont ainsi été identifiées par J. Boessneck et A. von den Driesch in J. Boessneck éd., Tuna el-Gebel I, Die Tiergalerien, Hildesheim, Gerstenberg, 1987, p. 56-202. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonné et historique des antiquités découvertes en Égypte, Paris, Galeries d’antiquités égyptiennes, 1826, p. 148-149. 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck, op. cit., 1987, p. 6 ; D. Kessler, Die Galerie C von Tuna el-Gebel », Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Abteilung Kairo, 39, 1983, p. 107-124. 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 1993 », Antike Welt, 25, 1994, p. 252-266. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, Beiträge zu Organisation, Kult und Theologie der spätzeitlichen Tierfriedhöfe, Wiesbaden, Harrassowitz, 1989, spéc., p. 194-219 ; id. Tierkult », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 571-587 ; id. Tuna el Gebel », ibid., col. 797-804. 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez l’homme et les animaux, Paris, Baillière, 1832-1836. 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, Jérôme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses défauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain né avant l’ère chrétienne et considérations sur le caractère des monstres dits Anencéphales », Annales des Sciences Naturelles, 6, 1825, p. 357-388, pl. 18. ; id. Communication faite à l’Académie royale des Sciences », in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 231-233. 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration Society, 1995 3e éd., p. 321. 13 A. Erman, Ausführliches Verzeichnis der Ägyptischen Altertümer und Gipsabgüsse, Berlin, W. Spemann, 1899, p. 314. Trad. Momie d’un fœtus mal formé qui était enterré dans une tombe de singe à Schmun, avec dans ses bandelettes la figurine en faïence d’un singe accroupi. On a donc supposé que la femme concernée avait accouché d’un singe ». 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 16 Trad. Constat radiologique de l’anencéphale objet 724. Âge de développement environ 7 mois. En raison de la position assise forcée l’a. est difficile à interpréter du point de vue radiologique. On remarque que la mâchoire inférieure 1 manque, d’où l’aspect de tête d’oiseau de la partie supérieure de la face. Cavités orbitales anormalement grandes 2. Selon la radiographie, la mâchoire inférieure a pu éventuellement être rabattue vers le bas pour reposer sur la paroi ventrale du thorax 3. Il n’est cependant pas exclu que la mâchoire inférieure ait manqué. À la place de la calotte crânienne inachevée on trouve des déformations osseuses 4. Les vertèbres cervicales sont recourbées en forme de crosse 5. Les os tendres du spécimen ont probablement été fortement fracturés lors de la momification et au cours de la mise en position assise ; c’est ainsi que l’on observe nettement une fracture de l’os du fémur 6. En outre les os du tibia ont été séparés du squelette du pied 7 avec brutalité et partiellement fracturés. Les os des extrémités supérieures ont été également fortement disloqués lors du bandelettage. Les os paraissent très épais par rapport à la taille de l’a. La colonne vertébrale présente la spina bifida typique 8 ». 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford University Press, 2001 4e éd.. 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collection of the Museum Vrolik in Amsterdam, The Netherlands. IV Closure Defects of the Neural Tube », American Journal of Medical Genetics, 80, 1998, p. 60-73. 19 Voir F. Drilhon, Un fœtus humain dans un obélisque égyptien en bois », Archéologie et médecine. VIIe rencontres internationales d’archéologie et d’histoire, Antibes, Octobre 1986, Juan-les-Pins, APDCA, 1987, p. 499-521. 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spéc. p. 39-40 Bès, p. 49, p. 66-67 singe. 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; Valère Maxime Sur le topos littéraire du serpent, voir A. Allély, Les enfants mal formés et considérés comme prodigia à Rome et en Italie sous la République », Revue des Études Anciennes, 105 1, 2003, p. 144. 25 Pline, Histoire naturelle, 26 Génération des Animaux, ; Lucrèce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre à trois pour faire un bel enfant, ou l’imprégnation par le regard », L’évolution psychiatrique, 52 2, 1987, p. 559-563. Sur l’inscription de cette croyance dans la longue durée, P. Darmon, Le mythe de la procréation à l’âge baroque, Paris, Seuil, 1981, p. 158-178. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythologies, Paris, Flammarion, 1981, p. 87-95 ; D. Meeks, Zoomorphie et image des dieux dans l’Égypte ancienne », in C. Malamoud, Vernant dir., Le corps des dieux, Le temps de la réflexion VIII, Paris, Gallimard, 1986, p. 171-191 ; E. Hornung, Les dieux de l’Égypte. Le un et le multiple, Paris, 1986. Hérodote ne s’y trompe pas en affirmant que les Égyptiens ne croient pas que le dieu de Mendès Pan/Khnoum a une tête de bouc, même s’ils le figurent ainsi. 29 Sur les compétences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 498-523, spéc. 505-509, sur ses rapports au cycle lunaire, à la médecine et à la magie. 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiée de l’ancienne Égypte, IIe série, Archives du muséum d’histoire naturelle de Lyon, IX, Lyon, H. Georg, 1907, p. 32-38 momies de singes ? ; id., X, 1909, p. 188-189 nouvelle interprétation momies de fœtus humain ?. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde Sources Orientales I, Paris, Seuil, 1959, p. 52-67. 32 Cf. l’enfant à face de grenouille né en 1517 ; A. Paré, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Exemple des monstres qui se font par imagination », Genève, Droz, 1971, fig. 28 le jour la conception, la mère a tenu une grenouille dans la main pour guérir une fièvre. 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen V. éd., Naissance et petite enfance dans l’Antiquité, Actes du colloque de Fribourg, 28 novembre-1er décembre 2001, Fribourg/Göttingen, Academic Press/Vandenhoeck Ruprecht, 2004, p. 33-54 ; C. Spieser, Femmes et divinités enceintes dans l’Égypte du Nouvel Empire », ibid., p. 55-70. 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, Universitätsverlag/Vandenhoeck & Ruprecht, 1999, p. 219, n° 92, 1. 62. 35 Sur le rôle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Spieser, Serket, protectrice des enfants à naître et des défunts à renaître », Revue d’Égyptologie, 52, 2001, p. 251-264. De manière plus générale, C. Spieser, Les dieux et la naissance dans l’Égypte ancienne, in Dasen V. éd., Regards croisés sur la naissance et la petite enfance. Actes du cycle de conférences Naître en 2001 », Fribourg, Éditions universitaires, 2002, p. 285-296. 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spéc. p. 52-53, 67-75, 84-98 ; ead., Der Gott Bes und die Zwergin. Eine Figur zum Schutz der Mutterschaft », in S. Bickel éd., In Ägyptischer Gesellschaft. Aegyptiaca der Sammlungen Bibel + Orient der Universität Freiburg, Freiburg, Academic Press, 2004, p. 64-69. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian society. Respect, formalism, respect », Journal of Social archaeology, 2 1, 2002, p. 5-36, spéc. 14. 38 B. Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el Médineh 1934-1935, II, La nécropole de l’est, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1937 FIFAO 15, p. 11-15. Voir aussi E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128, n. 632. 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le père, ou avec le couple ; ibid., p. 130. 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse époque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, p. 21-23 ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 512-514. 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. cit., IX, p. 201-205. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1912 CGC, p. 98-101 n° 61088-61089 ; R. B. Partridge, Faces of Pharaohs. Royal Mummies and Coffins from Ancient Thebes, London, The Rubicon Press, 1994, p. 195-197, fig. 174 ; F. Dunand, R. Lichtenberg, Les momies et la mort en Égypte, Paris, Errance, 1998, p. 145 et 242. 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1984 2e éd., p. 289, pl. XXIXb. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies and Human Remains. Catalogue of Egyptian Antiquities in the British Museum, I, London, 1968, p. 13-13, n° 24 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 19-20, 323, cat. S 18. Voir aussi à Deir el-Medineh le sarcophage du petit Itiky présentant des anomalies du squelette une forme de nanisme ? ; Bruyère, op. cit., 1937, p. 14. 49 Histoire naturelle, 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees of the Late New Kingdom, London, British Museum, 1960, p. 65-67 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 99. 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, Geoffroy Saint-Hilaire un naturaliste visionnaire, Paris, Belin, 1998. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, Vie, travaux et doctrine scientifique d’É. Geoffroy Saint-Hilaire, Paris, Strasbourg, P. Bertrand-Levrault, 1847, p. 459-464. 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. Tannerry éd., Œuvres de Descartes, Paris, Vrin, 1974. 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. Théorie des formations et des déformations organiques, appliquée à l’anatomie de Christina, et de la duplicité monstrueuse, Paris, Firmin Didot, 1832, p. 4. 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1519. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Genetics Reviews, 4, 2003, p. 784-793. 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processes », Molecular Genetics and Metabolism, 71, 2000, p. 121-138. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, 2004. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, op. cit. 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e éd., p. 351-352. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic expression of a homeobox gene », Nature, 356, 1992, p. 835-841. 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in USA. 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin pour toutes ses informations sur le destin de la momie et les illustrations ainsi que Jeremy Pollard pour nous avoir autorisés à reproduire leurs photographies ; merci aussi à Saskia Bode pour son aide lors de nos recherches. Les recherches d’Armand M. Leroi ont été soutenues par des subsides du Biology and Biotechnology Research Council. A propos de “L’oeil d’Horus” de Alain Surget. Alain Surget est un écrivain français contemporain né en 1948. Il a écrit une trilogie sur l’Egypte dont L’œil d’Horus » est le premier tome, ensuite viennent Le Cavalier du Nil » et L’assassin du Nil ». Cette trilogie est pour des jeunes lecteurs, elle est souvent étudiée en sixième. L’histoire de l’Egypte étant au programme d’histoire. Alain Surget a écrit en tout une quinzaine de romans. Résumé rapide de L’oeil d’Horus Elle se passe durant l’Egypte antique, c’est à dire 3000 ans avant Jésus-Christ. Le livre raconte l’histoire du fils du roi de Haute-Egypte. Il est doux et n’a pas l’envergure d’être roi. Son père lui demande de partir accomplir trois exploits importants. Il doit partir seul sur le Nil mais il se retrouve avec une passagère clandestine. Elle refuse de croire qu’elle est en compagnie du fils du roi et lui impose sa forte personnalité, ce qui apportera beaucoup au récit. Le dernier exploit que doit faire le fils du roi, c’est d’empêcher Seth, la représentation du mal, de tuer Horus. Etude du livre -Qui est Horus ? C’est le dieu faucon, il est le fils d’Osiris tué par Seth, son oncle. Il veut venger son père et part en guerre. Après de nombreux épisodes et de batailles, Seth est vaincu et Horus peut devenir le roi d’Egypte. Pendant une bataille, Horus avait perdu un œil, il a été brisé en six morceaux. Thot, une divinité égyptienne, le reconstitue et le rend à Horus. C’est ainsi que l’œil d’Horus est devenu la victoire du bien sur le mal. L’œil d’Horus est surtout un symbole hybride entre un œil humain et un œil de faucon qui représente la victoire du bien sur le mal. C’est un œil surmonté d’un sourcil. Ce dessin a connu une grande importance dans la civilisation égyptienne. On le mettait dans les bandelettes qui enveloppaient les défunts. Il était le symbole de la renaissance et représentait aussi les cinq sens qui aidaient à accéder à L’énergie obscure ». Le roman de Alain Surget porte ce nom car le dieu Horus permet à un moment au fils du roi de dessiner son œil sur un peau de gazelle. Ce dessin apporte force et courage à l’enfant. Ainsi l’auteur montre que l’histoire des dieux et celle des hommes s’inscrivent dans une trame commune. C’était bien la manière dont les égyptiens voyaient le monde. Il a su donner vie aux divinités, il instruit intelligemment le lecteur. Il sait aussi parler des cultes des dieux, il rend tous ces enseignements légers à lire. Surtout que le livre est extrêmement bien écrit. Ces deux jeunes égyptiens vivent un voyage initiatique et nous accompagnons surtout le jeune héros à travers ses mésaventures et les épreuves auxquelles il sera confronté. Il va grandir et les exploits qu’il va accomplir feront de lui un être riche en expériences. Les lecteurs comprennent rapidement que cette histoire est celle de tous les enfants qui doivent affronter le monde pour grandir. En même temps, ils apprennent beaucoup sur les légendes passionnantes de la mythologie. L’histoire est bien structurée, les personnages sont attachants et les éléments historiques sont facilement utilisables pour le programme de sixième. Alain Surget est extrêmement bien documenté, ses romans montrent une bonne connaissance de la civilisation antique de ce pays. Il est enseignant en histoire. Il demeure un auteur accessible qui voyage beaucoup et se déplace pour aller à la rencontre de son jeune public. Ceux qui ont lu le premier tome vont acheter les deux autres. L’œil D’Horus est un livre très instructif qui fait découvrir la mythologie égyptienne aux lecteurs d’une douzaine d’années. Bonjour, Cet article n'est pas de moi, je l'ai trouvé sur Ultim40k sur ce lien, mais il devrait aider les personnes qui souhaitent écrire un historique pour leur chapitre maison. Je vous en propose ici la version de début mai 2012 de Nash à qui tout le crédit de la traduction de l'article originel revient, version qui sera/a été éditée par lui. Dès que j'aurai 5 minutes je corrigerai les liens morts. Si j'ai bien suivi l'appendice 3 est entièrement de lui. Je répète l'article n'est pas de moi I didn't write it j'ai juste ajouté une remarque apparemment non pertinente sur la Raven Guard. Il est une suite plus développée de l'article que j'avais précédemment écrit sur la création de chapitre perso. J'ai volontairement laissé les liens dans le texte permettant de retourner sur le forum dont il est issu, vous avez ainsi la possibilité de réagir aux articles. Ce qui suit est, pour une grande partie, une traduction d'un article collectif en anglais créé sur le site Bolter & Chainsword, mis à jour, corrigé et étendu par mes soins. Toute personne qui désire créer son Chapitre Space Marine "maison" y trouvera une série de conseils et d'informations sur le fluff officiel des Space Marines qu'il est nécessaire de prendre en compte... Ce sujet est reservé aux articles d'aide à la création de Chapitre et a donc été vérouillé, pour tout commentaire ou toute question voir ce sujet... Introduction Comme toute personne qui a déjà décidé de créer son propre Chapitre le sait, la partie la plus dure est de trouver quelque chose d'original, plein de caractère et qui n'a pas déjà été fait un million de fois auparavant. Cette liste a été créée pour aider ceux qui désirent créer leur chapitre et leur permettre d'éviter les pièges et les clichés qui sont apparus au fil des ans et ainsi créer des chapitres intéressants qui s'intègrent dans les 25 ans de fluff officiel. Car après tout, c'est ce qui fait ce qu'est 40k aujourd'hui. Cette liste ne constitue pas des règles immuables mais plutôt un guide. En fait, il y a des occasions où briser l'une des "lois du fluff" de 40k peut s'avérer valoir le coup et permettre de créer quelque chose d'unique... Mais cela nécessite de connaitre son sujet parfaitement. Je tiens à remercier tous les membres de B&C qui ont participé à l'élaboration de cette liste. [Et tout particulièrement ses rédacteurs Rogue Trader, Aurelius Rex, Kurgan_the_Lurker, Commissar Molotov et Several Concerned Cricketers -NdT] Les choses à faire... Je le répète, cette liste ne constitue pas de véritables règles mais plutôt des indications. Ceci dit, les 2 règles d'or qui suivent sont ce qu'il y a de plus proche de règles pures et dures... ++ Règle d'or n°1 Soyez aussi original que possible. On dit souvent qu'il n'y a pas d'idées originales, quelqu'un, quelque part aura toujours pensé à la même chose que vous. Mais cela ne signifie pas que votre chapitre maison ne peut pas être original. S'inspirer d'un chapitre existant, d'un livre, d'un film, d'une période de l'histoire, d'une culture ou quoi que ce soit d'autre est une bonne idée. Cependant, ne copiez pas l'idée de départ en entier; ajoutez quelque chose, retirez quelque chose, jouez avec un moment, vous serez probablement surpris du résultat final... ++ Règle d'or n°2 Soyez prêt à accepter la critique de vos idées, et à corriger votre Index Astartes en conséquence. Si vous postez votre IA, c'est que vous voulez l'améliorer. Le but principal est de partager vos idées avec d'autres personnes dans la même situation et d'obtenir autant de points de vue que possible pour vous aider dans votre processus créatif. Vous n'êtes pas obligé de prendre en compte l'intégralité des conseils et suggestions qui vous seront données, vous n'êtes pas obligé de les aimer, mais il est inutile de poster un IA si vous n'êtes pas prêt à considérer sérieusement les idées et suggestions qui seront présentées par ceux qui auront lu votre IA. La majorité des gens qui répondent et présentent leur avis le font dans le but de vous aider, souvenez-vous de cela. L'autre face de cette pièce est que l'on attendra de la part de ceux qui répondent d'apporter des critiques constructives et argumentées, et non pas coller une étiquette "ridicule" ou "sans valeur" sur vos idées. Votre chapitre maison c'est votre bébé, nous comprenons tous cela car nous avons tous été dans cette situation un jour ou l'autre. Mais il est important de savoir lâcher une idée quand son potentiel s'est effrité au-delà de toute récupération. N'ayez pas peur de laisser tomber une idée ou de la retravailler pour qu'elle "colle". Au pire, vous pourrez toujours utiliser une idée abandonnée pour créer un autre chapitre maison, plus tard. Un bon IA se développera presque de lui-même, prenant vie, n'ayez pas peur de le laisser grandir... ++ Ayez un thème bien défini pour votre chapitre et suivez le jusqu'au bout. La partie la plus dure et la plus vitale dans la création d'un chapitre maison est de lui donner un thème, de lui donner une identité ou un objectif unique et ensuite de "broder" ce thème au cœur de chacun des aspects de leur caractère. Une fois ce thème défini vous pourrez vous pencher sur les autres aspects de votre chapitre, comment son nom, son monde d'origine, son histoire, sa doctrine de combat, son organisation, ses relations avec l'extérieur et son cri de guerre peuvent y être relié. En faisant cela, le chapitre commence à devenir plus réaliste, et en fait bien plus facile à décrire, au lieu de n'être qu'un ensemble disparate d'idées jetées ensemble. Si vous avez une idée que vous aimez mais qui ne cadre pas avec le thème de votre chapitre, mettez-la de coté pour plus tard. Son temps viendra sûrement pour un autre projet... ++ Lisez autant de fluff que possible. Cela parait évident mais le plus vous lirez de fluff, le plus vous pourrez vous faire une idée de ce qui est ou pas possible à l'intérieur du cadre narratif défini par GW pour l'univers de 40k. Ainsi vous serez plus à même d'écrire un background pour votre chapitre qui soit, non seulement plausible, mais aussi "fluffique". Et il n'y a rien de plus gratifiant que de savoir que l'on vient de créer un IA qui se fond complètement dans l'univers 40k. ++ Faites des recherches sur ce que vous avez décidé pour votre chapitre. Renseignez-vous sur le Secteur dans lequel vous voulez baser votre chapitre. Vous trouverez ainsi les événements qui ont marqué ce secteur, quels systèmes et planètes le composent, quels types d'ennemis votre chapitre aura le plus de chances de rencontrer... Renseignez-vous sur le patrimoine génétique que votre chapitre utilise, y a-t'il quelque chose d'inhabituel à son propos, une mutation mineure d'un des organes Raven Guard, ou des organes qui manquent Imperial Fists? [Voir l'Appendice 3 Chapitres Successeurs et Patrimoine Génétique pour de plus amples informations à ce propos. -NdT] ++ Commencez par faire un résumé de vos idées. Créer un bon IA est un processus holistique, au fur et à mesure qu'une partie se développe, elle peut inspirer des idées qui affecteront directement d'autres parties. Il est donc souvent plus utile de développer l'IA dans son ensemble plutôt que de passer du temps à développer, par exemple, la section sur le monde d'origine avant de passer aux doctrines de combat pour finalement vous rendre compte que vous avez eu une idée durant la rédaction des tactiques qui nécessite un changement au niveau du monde... Commencer avec les bases ne peut pas vous faire de mal Quel est leur patrimoine génétique? Quelle est leur fondation? Quel est le symbole du chapitre? Ses couleurs? A quoi ressemble leur monde d'origine et quel type de culture abrite-t-il? Est-ce un monde-ruche? Un monde Sauvage? etc Où dans l'Imperium sont-ils basés? Cela aide particulièrement à définir leurs ennemis les plus courants. Quelle est leur doctrine de combat? Préfèrent-ils le corps à corps ou écraser l'ennemi sous des tirs massifs? Comment sont-ils organisés? Suivent-ils le Codex Astartes à la lettre ou sont-ils un peu différents? Quelles sont leurs croyances? ++ Restez simple, rien ne bat des idées simples. Une idée simple et bien écrite est infiniment préférable à une intrigue complexe mais moins bien conçue. De plus, il est en fait bien plus simple d'écrire à propos d'une idée simple, ce qui est un bonus intéressant. Vous vous rendrez aussi compte qu'une fois que vous aurez posé les bases clairement, les idées commenceront à se développer d'elles-mêmes en quelque chose de plus complexe. ++ Laissez le fluff dicter les traits et non pas le contraire. Commencez par écrire votre IA, puis décidez des traits qui collent à votre fluff. Il est préférable de faire de cette façon que de tenter de faire coller votre background à vos traits préférés. Vous vous retrouveriez le plus souvent avec une version bancale de votre vision originale du chapitre parce que vous aurez dû "bidouiller" le fluff pour que ça colle. La dernière chose que vous vouliez est d'investir du temps et de la sueur dans l'écriture d'un IA complet, juste pour vous rendre compte que vous n'êtes pas content du résultat final parce qu'il ne correspond pas à ce que vous vouliez pour commencer. ++ Utilisez un patrimoine génétique stable. Le fluff officiel nous apprend que les 2/3 des chapitres furent créés en utilisant le patrimoine génétique des Ultramarines. Il y a donc de fortes chances que ce soit le cas de votre chapitre, cela ne vous oblige pas à en faire des sosies des UM pour autant. [Cf. Mortifactors par exemple -NdT] Le patrimoine génétique suivant par ordre d'utilisation est celui des Imperial Fists. Puis viennent ceux des White Scars, Salamanders et Iron Hands, tous utilisés assez régulièrement. Par contre ceux des Blood Angels et Raven Guard sont plus rarement utilisés à cause de leurs anomalies génétiques. Celui des Dark Angels, bien que pur est rarement utilisé pour des raisons "politiques". Et enfin, celui des Space Wolves n'a plus été utilisé depuis les problèmes rencontrés par les Wolf Brothers peu après la Seconde Fondation. ++ Rappelez-vous que l'ambigüité, au bon endroit, peut être une bonne chose. Ambigüité, conjecture, théories de conspiration... Utilisé correctement tout cela peut amener un air de mystère à votre chapitre. Vous insérerez ainsi une intrigue juteuse qui chatouillera le lecteur. Par exemple, les gens se posent toujours des questions à propos des deux légions disparues, il y a des conjectures à propos de l'implication de l'Inquisition et de l'Officio Assassinorum dans la chute des Celestial Lions durant la 3ème guerre pour Armageddon et la destruction de la forteresse-monastère des Crimson Fists... Et qu'en est-il des mains métalliques de Ferrus Manus, les doit-il à un combat contre un C'tan? Tout comme un magicien, ne révélez pas tous vos secrets... ++ Bien sûr ce sont des héros, mais assurez vous qu'ils restent crédibles. Votre chapitre est votre point de focale narrative, les "héros" si vous préférez, et il est clair que leurs actions et batailles doit être présenté sous un angle positif, mais assurez-vous de rester crédible. Si vous affirmez qu'ils ont annihilé une légion renégate largement supérieure en nombre sans subir la moindre perte, puis qu'ils donnèrent une fessée à Abaddon avant de lui voler son Epée-Démon, alors vous avez dépassé les bornes et n'espérez pas d'autre réponse que "Ouais, c'est ça... " ++ Utilisez un des chapitres GW si vous le désirez. GW crée un nombre important de chapitres et souvent n'y accorde ensuite plus aucune attention, fournissant ainsi l'opportunité au créateur de chapitre maison novice d'en prendre les rennes. Ces chapitres peuvent être divisés en 2 catégories les chapitre "établis", pour lesquels un nom, un schéma de couleurs et un peu de fluff existent les White Consuls par exemple et ceux qui ne sont qu'un nom et un schéma de peinture comme beaucoup de ceux de l'Insignum Astartes ou de cette liste par exemple. Une chose importante à retenir en choisissant l'un de ces chapitres est que GW peut un jour décider de développer plus ce chapitre, balançant ainsi votre beau boulot par la fenêtre. Mais, si vous êtes prêt à prendre ce risque, alors développer un de ces chapitre peut-être une expérience gratifiante. ...et celles à ne pas faire +++ Patrimoine génétique +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre a été créé en utilisant un patrimoine génétique d'une Légion Renégate. Il n'y a aucune raison de faire cela, l'Imperium possède des stocks bien fournis d'Implants loyalistes, et bien qu'ils possèdent aussi des stocks d'implants de traitres, ils sont gardés dans des chambres à stase fermées. Bien sûr, il n'y a aucune raison qui vous interdise l'option que votre chapitre ne connaisse pas ses origines à cause de la perte ou de la destruction de leurs archives par exemple et de suggérer sans jamais le dire clairement qu'il ait pu être créé à partir d'un patrimoine génétique de traitre... [Cf. le lien supposé Blood Ravens/Thousand Sons -NdT] ++ N'utilisez pas le patrimoine génétique des Space Wolves pour votre chapitre. D'une certaine façon, cela rejoint le problème des Implants de Traitres. Un seul autre chapitre fut créé en utilisant les gènes des Space Wolves, les Wolf Brothers, et ils n'existent plus. Après cela l'utilisation du patrimoine génétique des Space Wolves fut interdite. La seule façon "fluff" qui vous permettrait de contourner ce problème est de créer un chapitre de la Fondation Maudite 21ème ou de la Fondation Obscure 13ème, mais il est très improbable qu'un tel chapitre connaisse l'origine de ses implants. Il est souvent bien plus simple d'utiliser les règles des Space Wolves et de renommer l'équipement et trouver une nouvelle idée pour justifier l'utilisation de ces règles. [Depuis la sortie du Codex Dark Angels V5 le paragraphe suivant n'est plus vraiment valide. Cependant certains de ses conseils peuvent toujours être intéressants pour ceux qui souhaitent coller au "vieux fluff"... -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre successeur des Dark Angels chasse les Déchus. Le fluff officiel établi clairement que seul les chapitres d'Impardonnés les Dark Angels et leurs 3 chapitres successeurs de la 2nde Fondation sont au courant de l'existence des Déchus. Aucun des chapitres de la 3ème fondation, ni des fondations suivantes, ne sont au courant. Votre chapitre n'est pas une exception. Si vous utilisez les règles des Dark Angels, il existe plein d'explications alternatives possibles pour la règle "La Traque des Déchus". Soyez créatif! ++ Ne touchez pas aux patrimoines génétiques. La modification et le mélange des Implants est une mauvaise idée, dans les rares occasions où la manipulation d'Implants a été tentée cela a abouti à de mauvaises choses pour le chapitre en question voir les Lamenters ou les Relictors par exemple. Le patrimoine génétique est le saint des saints, il est la part du Primarque implantée dans un Marine pour le rendre surhumain. Diluer ou manipuler les saints restes d'un Primarque est probablement la plus grande hérésie possible. La seule occasion ou vous pouvez vous en sortir avec un patrimoine génétique hybride et de créer un chapitre de la Fondation Maudite 21ème ou Obscure 13ème, et même dans ce cas, je ne le recommanderais pas. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a résolu la Malédiction de Sanguinius. Le patrimoine génétique de Sanguinius affecte ceux qui le reçoivent de façon encore plus forte que tout autre. En plus de gagner une grande longévité, ils héritent de la Malédiction de la Rage Noire et de la Soif rouge qui a déjoué toutes les tentatives de leurs Apothecaria pendant dix mille ans. Et bien que les manipulations peu judicieuses de la Fondation Maudite aie modéré ses effets, cela a engendré de sérieux effets secondaires. [Cf. Lamenters -NdT] Les successeurs des Blood Angels devraient toujours utiliser les règles du Codex Blood Angels et non pas les traits de chapitre... +++ Origine du Chapitre +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre est l'une des Légions disparues. Une partie du charme de l'univers du 41ème millénaire vient du fait que l'on ne sait pas tout. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu des deux Légions manquantes, nous ne savons même pas pourquoi elles-ont été effacées des archives Impériales. C’est une bonne chose, et GW sait très bien que s'ils nous révélaient chaque petit détail, nous perdrions tout intérêt assez vite. ++ N'affirmez pas que votre chapitre est constitué des membres restés loyaux d'un Légion ayant trahi durant l'Hérésie. Il semble évident que tout groupe aux couleurs d'une Légion renégate qui pointerait le bout de son nez dans l'espace Impérial serait reçu au son des canons et ne survivrait pas assez longtemps pour pouvoir convaincre qui que se soit de sa loyauté... [Peut-être voir ce qu’en disent les livres de l’Hérésie d’Horus, notamment ceux concernant Garro, notamment Sword of truth » qui sortira en décembre 2012] ++ N'affirmez pas que votre chapitre date de la Seconde Fondation. La Seconde Fondation est plus ou moins bouclée, la seule brèche reste les chapitres successeurs des Ultramarines, l'Apocryphe de Skaros affirme que 23 chapitres furent créés mais GW n'en a nommé que 15. [Mais il y a de fortes chances que GW se décide à citer les 8 autres un jour, vous plaçant alors dans la même situation peu confortable qu'avec d'autres génomes... -NdT] ++Ne formez pas de nouveaux chapitres à partir des compagnies perdues/oubliées d'un autre chapitre. Une compagnie ou un détachement d'un chapitre qui disparait ou est "oublié" par le chapitre "père" ne crée pas son propre chapitre même s'ils décident de repeindre leur armure et de changer leur nom. Une compagnie de Dark Angels séparée du chapitre peu importe le temps reste des Dark Angels, et se verrait tout simplement réintégrée au chapitre quand elle entrerait en contact avec le Roc... [Cf. la nouvelle Deathwing dans le livre du même nom. -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par un autre. Que la section de commandement du chapitre "Y" soit, à l'origine, formé par des membres du chapitre "X" est raisonnable, mais un chapitre augmentant ses effectifs jusqu'à ce qu'il y ait 1000 Marines surnuméraires pour ensuite les laisser former leur propre chapitre ne tient pas debout... ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par insérez votre Primarque favori ici en secret avant l'Hérésie. Il n'y avait pas de raison pour que cela arrive. Avant l'Hérésie les Marines étaient organisés en Légions. Pourquoi un Primarque aurait il choisi de diluer son pouvoir plutôt que de simplement ajouter plus d'hommes à sa Légion? Pour être encore plus clair avec l'existence de 20 Légions, il n'y avait tout simplement aucun besoin de chapitre "secrets", ils avaient toute la "main d'œuvre" nécessaire. ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut fondé par un 21ème Primarque secret. Il y avait 20 Primarques. Ni plus, ni moins. N'essayez pas de briser 25 ans de fluff en créant votre propre Primarque secret, c'est ridicule et sans intérêt. Quand vous créez un chapitre maison, vous pouvez définir le caractère de votre chapitre comme vous le voulez, le patrimoine génétique ne joue qu'un rôle mineur. Créer un nouveau Primarque et un nouveau patrimoine génétique ne fait rien d'autre que retirer toute crédibilité à votre chapitre. Et, pour les mêmes raisons, n'affirmez pas que votre chapitre à été créé en utilisant le patrimoine génétique de l'Empereur. Seuls les Custodes peuvent le prétendre [cfr Le premier Hérétique] ++ Ne tentez pas d'usurper le rôle d'une autre organisation Impériale. Habituellement, c'est l'Officio Assassinorum, pour une raison qui m'échappe. Le rôle des Space Marines n'est pas l'assassinat des dirigeants ennemis, ni de discrètement chasser les hérétiques, ni de policer une planète ni tout autre rôle déjà rempli par l'un des organes de la machine Impériale respectivement Officio Assassinorum, Ordo Hereticus et Adeptus Arbites au cas où vous vous poseriez la question!. Les Space Marines sont les Anges de la Mort de l'Empereur, une force de frappe chirurgicale composée de machines à tuer génétiquement modifiées. Bien qu'ils puissent être appelés en renfort quand la situation dépasse les capacités d'autres organisations Impériales, ils règlent le problème et s'en vont. Ils ne décident pas soudainement, après avoir pacifié une planète rebelle par exemple qu’ils vont remplir les fonctions d'Arbitrators sur cette planète. Il y a un million de planètes dans l'Imperium et un million de Marines pour les protéger. Les Marines sont bien trop précieux pour être gâchés sur des taches qui peuvent être effectuées par des hommes "moindres". ++ N'affirmez pas que votre chapitre a été fondé par qui que ce soit d'autre que les Hauts Seigneurs de Terra. Seuls les Haut Seigneurs de Terra, s'exprimant au nom de l'Empereur, ont le pouvoir d'ordonner la fondation de nouveaux chapitres. Point final. Le fluff officiel est assez clair sur le fait qu'il est extrêmement improbable qu'un Inquisiteur ou un membre de l'Adeptus Mechanicus, etc puisse manœuvrer les institutions Impériales pour permettre la formation d'un chapitre sans que les Haut Seigneurs n'interviennent. [L'exception qui confirme la règle les Steel Confessors. -NdT] Il est possible cependant de circonvenir au problème en décidant que le groupe Inquisition, Adeptus Mechanicus, etc... pétitionne les Haut seigneurs pour la création d'un chapitre avec des missions spéciales lors de la fondation suivante, gardant ainsi le chapitre dans le cadre "légal" tout en autorisant des influences externes sur celui-ci. +++ Clichés et autres facilités narratives +++ ++ Ne perdez pas votre chapitre dans le Warp. Pour une raison simple, c'est vieux, barbant, et surexploité. Cela n'ajoute rien à l'histoire ou au caractère d'un chapitre. Il existe des tas d'autres manières de faire disparaitre votre chapitre pour quelques centaines d'années si c'est ce que vous voulez. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont des femmes. Le fluff est clair sur ce point le développement des organes spécifiques des Marines est lié aux hormones mâles. Cela ne fonctionne pas avec les femmes. [Pour plus de détails sur la raison intrinsèque de cette règle voir le 6ème post de ce sujet. -NdT] ++ Evitez les changements de nom de chapitre. Encore un truc surexploité. Pourtant, un changement de nom est un événement majeur à lui tout seul pour un chapitre de Space Marines. Il existe des exemples de chapitres qui l'ont fait les Luna Wolves ont changé de nom deux fois par exemple, mais ils portent la marque du Chaos Indécis! mais de nombreux chapitres peuvent retracer leur histoire sur dix mille ans et peu l'ont fait car ils tiennent la continuité et l'histoire en haute estime, alors considérez sérieusement si un changement de nom est nécessaire ou s'il ajoute à l'histoire de votre chapitre... Même une campagne où ils perdent 80% de leurs effectifs ne serait probablement pas suffisante pour le justifier. Leur passage au service des Puissances de la Ruine est le genre de chose qu'ils célébreraient sûrement par un changement de nom pour coller à leur nouveaux objectifs, et encore, pas toujours! ++ Evitez le "truc" de l'Inquisiteur renégat. Résistez à l'envie de couvrir les défauts de votre fluff avec l'intervention soudaine et hors de contexte d'un Inquisiteur renégat/radical. Un Inquisiteur qui apparait de nulle part, remue sa baguette magique et fait disparaitre ainsi tout les problèmes, comme par exemple pourquoi votre chapitre est constitué de femmes / est le successeur loyaliste d'une Légion renégate / guérit subitement de la mutation qui l'afflige, ne fera jamais une bonne histoire. Cela ne peut pas être vu autrement que comme soit une façon sans imagination d'expliquer une caractéristique potentiellement intéressante de votre chapitre, soit une tentative désespérée de rationaliser ce qui était une mauvaise idée dès le début. De toutes façons, c'est surfait et ça ne fonctionne pas alors autant l'éviter. ++ Ne confondez pas "déviation du Codex" avec originalité et caractère. Ce qui distingue un chapitre c'est comment et pourquoi il fait les choses différemment des autres chapitres, mais ne tombez toutefois pas dans le piège de croire que charger votre chapitre avec des déviations de l'organisation Codex et des "gimmicks" pris sur des chapitres GW, comme un patrimoine génétique hybride, est la même chose qu'être original et donner du caractère. Ce n'est pas parce qu’il existe des précédents pour un certain événement que cela avancera l'histoire de votre chapitre. De telles "déviances" nécessitent bien plus d'explications pour les intégrer dans le background de votre chapitre qu'un "Mais les Relictors / Space Wolves / Chevaliers Gris peuvent le faire!" Pourquoi cet événement incroyablement rare suffisamment pour que le chapitre GW en question fasse partie des "chapitres de légende" arriverait-il à votre chapitre? Et encore plus important, comment un tel événement affecterait-il l'existence même de votre chapitre? Bien qu'une ou deux "déviances" puissent être incorporées au thème de votre chapitre, voire en devenir le thème lui-même, si vous devez intégrer trop de ces événements le chapitre ne pourra qu'en perdre son identité et voir sa crédibilité affaiblie. Ce qui peut être accompli tout en restant dans les contraintes d'un patrimoine génétique normal et d'une organisation Codex est énorme. En fait, cela s'avère bien souvent plus gratifiant, car cela réclame plus d'imagination et de flair de faire la même chose en restant dans ces limites que de se laisser aller aux trop faciles "trucs" de patrimoine génétique hybride, énormes différences d'organisation et autres Inquisiteurs Renégats... Ne choisissez pas le plus court chemin. Vous apprécierez d'autant plus le résultat si vous allez aux limites de vous-même et de votre imagination. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont "gentils". Ils ne le sont pas! Les Marines sont des machines à tuer génétiquement modifiées. D'accord, certains chapitres comme les Salamanders ont un aspect "humanitaire" mais ils ne sont pas gentils et doux pour autant. Ils chantent toujours des Catéchismes de la Haine en allant au combat, et ils détruiront quiconque ou quoi que ce soit qui s'oppose à la volonté de l'Empereur. Il y a une énorme différence entre aider des réfugiés quand il n'y a pas de combats par exemple et choisir d'ignorer la marée de peaux vertes chargeant pour ramasser le nounours boueux d'une petite fille en pleurs. L'Imperium est un endroit rude où les gens gentils ne survivent pas longtemps. Dans la même veine, un chapitre de 1000 Marines ne se transforme pas en ambassadeurs pour négocier la reddition de rebelles, ils ne forment pas d'alliances avec des Xenos. Ils les tuent, problème résolu. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a joué un rôle central dans l'une des campagnes majeures. Les campagnes majeures de GW sont bouclées. Par exemple, la bataille pour Macragge opposa uniquement les Ultramarines aux Tyranides. Aucun autre chapitre n'était présent. Cela signifie que le votre n'y était pas, peu importe que vous le désiriez plus que tout. Les campagnes les plus récentes Armageddon, l'Œil de la Terreur, Medusa V, etc sont idéales pour les créateurs de chapitres maison car elles permettent à des chapitres mineurs d'avoir joué un rôle de soutien en arrivant comme renforts, en nettoyant après l'un des affrontement connus, ou en jouant un rôle sur la planète dans une zone qui n'a pas été trop couverte par le fluff officiel. Bien sûr, affirmer que votre chapitre a joué un rôle essentiel dans la bataille décisive et donc la plus documentée n'est pas une bonne idée... Malgré tout, ce sont vos figues, payées avec votre fric... Donc faites ce que vous voulez! Mais ne venez pas vous plaindre si on se moque de vos Marines issus d'un croisement entre les Blood Angels et les Iron Hands ayant réussi à surmonter la Malédiction de Sanguinius grâce à l'intervention d'un Inquisiteur Radical qui leur a fourni des armes-démon...

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