🐷 On Le Confond Avec L Hirondelle Petit Fouet

Delichonest un petit genre de passereaux qui appartient à la famille des Hirundinidae et qui compte trois espèces d' hirondelles. Ce sont des oiseaux trapus et à queue courte, aux parties supérieures bleu-noirâtre contrastant avec un croupion blanc et avec un ventre blanc ou gris. Ils ont des plumes sur les doigts et sur les tarses, une Lemartinet noir ( Apus apus) fait partie de la famille des apodidés. On le confond souvent avec l’hirondelle alors que sa queue est plus courte et surtout ses ailes sont en formes d’arcs. C’est un oiseau capable de figures aériennes impressionnantes et remarquables dans le ciel en début d’été. Sa principale caractéristique : le Ense basant sur les réponses ci-dessus, nous avons également trouvé des indices qui sont peut-être similaires ou en rapport avec Petit oiseau souvent confondu avec l'hirondelle: Oiseau ressemblant a l'hirondelle; Il peut être confondu avec Neptune; confondu; Cri de l'hirondelle ; Crie hirondelle ; E un hirondelle ; Criant comme l'hirondelle pourles hirondelles et martinets, également. Dans tous les cas, sachez que la Ligue de protection des oiseaux (LPO) est présente dans tous les département français et peut vous aider. De même il existe des centre de soins. La LPO vous transmettra volontiers l'adresse du centre le plus proche de chez vous. Portebonheur. En Lorraine, plus particulièrement dans la région de Metz, l'hirondelle préserve de la foudre et porte bonheur à la maison qu'elle a choisie pour y bâtir son nid. Celui qui tue une hirondelle deviendra victime d'un malheur. On dit que les hirondelles arrivent pour le jour de l'Annonciation (25 mars), et quittent le pays le 8 Onle confond avec l’hirondelle ; petit fouet. martinet; Terme de chirurgie, petit bout d’os cassé . esquille; Some people are looking for these: CodyCross; Cody Cross; CodyCross Sports Groupe 152-Grille 4; CodyCross Sports Groupe 152-Grille 4 Solution; Solution CodyCross Sports Groupe 152-Grille 4; More Related To This Page: CodyCross – Mots Croisés Solution; Pendanttout l’hiver, à l’insu de la souris et de la taupe, la petite Poucette soigna ainsi l’hirondelle avec la plus grande affection. À l’arrivée du printemps, lorsque le soleil commença à réchauffer la terre, l’oiseau fit ses adieux à la petite fille, qui rouvrit le trou pratiqué autrefois par la taupe. L’hirondelle pria sa bienfaitrice de l’accompagner dans la forêt Chaten ligne 100% gratuit et sans inscription avec des internautes de toute l’Europe. Rejoins le tchat irc Europnet et Chat-fr et fait des rencontres !unique! Pourcela, vous ne disposez que des définitions de chaque mot. Certaines lettres peuvent parfois être présentes pour le mot à deviner. Sur Astuces-Jeux, nous vous proposons de découvrir la solution complète de Codycross. Voici le mot à trouver pour la définition "On le confond avec l'hirondelle ; petit fouet" (groupe 152 – grille n°4) : UFSrjB. Au bout du petit matin... Va-t-en, lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t-en je déteste les larbins de l'ordre et les hannetons de l'espérance. Va-t-en mauvais gris-gris, punaise de moinillon. Puis je me tournais vers des paradis pour lui et les siens perdus, plus calme que la face d'une femme qui ment, et là, bercé par les effluves d'une pensée jamais lasse je nourrissais le vent, je délacais les monstres et j'entendais monter de l'autre côté du désastre, un fleuve de tourterelles et de trèfles de la savane que je porte toujours dans mes profondeurs à hauteur inverse du vingtième étage des maisons les plus insolentes et par précaution contre la force putréfiante des amhiances crépusculaires, arpentée nuit et jour d'un sacré soleil vénérien. Au bout du petit matin bourgeonnant d'anses frêles les Antilles qui ont faim, les Antilles grêlées de petite vérole, les Antilles dynamitées d'alcool, échouées dans la boue de cette baie, dans la poussière de cette ville sinistrement échouées. Au bout du petit matin, l'extrême, trompeuse désolée eschare sur la blessure des eaux; les martyrs qui ne témoignent pas; les fleurs du sang qui se fanent et s'éparpillent dans le vent inutile comme des cris de perroquets babillards; une vieille vie menteusement souriante, ses lévres ouvertes d'angoisses désaffectées; une vieille misère pourrissant sous le soleil, silencieusement; un vieux silence crevant de pustules tièdes, l'affreuse inanité de notre raison d'être. Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliante son grandiose avenir - le volcans éclateront, l'eau nue emportera les taches mûres du soleil et il ne restera plus qu'un bouillonnement tiède picoré d'oiseaux marins - la plage des songes et l'insensé réveil. Au bout du petit matin, cette ville plate - étalée, trébuchée de son bon sens, inerte, essoufflée sous son fardeau géométrique de croix éternellement recommençante, indocile à son sort, muette, contrariée de toutes façons, incapable de croître selon le suc de cette terre, embarrassée, rognée, réduite, en rupture de faune et de flore. Au bout du petit matin, cette ville plate - étalée... Et dans cette ville inerte, cette foule criarde si étonnamment passée à côté de son cri comme cette ville à côté de son mouvement, de son sens, sans inquiétude, à côté de son vrai cri, le seul qu'on eût voulu l'entendre crier parce qu'on le sent sien lui seul; parce qu'on le sent habiter en elle dans quelque refuge profond d'ombre et d'orgueil, dans cette ville inerte, cette foule à côté de son cri de faim, de misère, de révolte, de haine, cette foule si étrangement bavarde et muette. Dans cette ville inerte, cette étrange foule qui ne s'entasse pas, ne se mêle pas habile à découvrir le point de désencastration, de fuite, d'esquive. Cette foule qui ne sait pas faire foule, cette foule, on s'en rend compte, si parfaitement seule sous ce soleil, à la façon dont une femme, toute on eût cru à sa cadence lyrique, interpelle brusquement une pluie hypothétique et lui intime l'ordre de ne pas tomber; ou à un signe rapide de croix sans mobile visible; ou à l'animalité subitement grave d'une paysanne, urinant debout, les jambes écartées, roides. Dans cette ville inerte, cette foule desolée sous le soleil, ne participant à rien de ce qui s'exprime, s'affirme, se libère au grand jour de eette terre sienne. Ni à l'impératrice Joséphine des Français rêvant très haut au-dessus de la négraille. Ni au libérateur figé dans sa libération de pierre blanchie. Ni au conquistador. Ni à ce mépris, ni à cette liberté, ni à cette audace. Au bout du petit matin, cette ville inerte et ses audelà de lépres, de consomption, de famines, de peurs tapies dans les ravins, de peurs juchées dans les arbres, de peurs creusées dans le sol, de peurs en dérive dans le ciel, de peurs amoncelées et ses fumerolles d'angoisse. Au bout du petit matin, le morne oublié, oublieux de sauter Au bout du petit matin, le morne au sabot inquiet et docile - son sang impaludé met en déroute le soleil de ses pouls surchauffés Au bout du petit matin, l'incendie contenu du morne, comme un sanglot que l'on a bâillonné au bord de son éclatement sanguinairee, en quête d'une ignition qui se dérobe et se méconnaît Au bout du petit matin, le morne accroupi devant la boulimie aux aguets de foudres et de moulins, lentement vomissant ses fatigues d'hommes, le morne seul et son sang répandu, le morne et ses pansements d'ombre, le morne et ses rigoles de peur, le morne et ses grandes mains de vent. Au bout du petit matin, le morne famélique et nul ne sait mieux que ce morne bâtard pourquoi le suicidé s'est étouffé avec complicité de son hypoglosse en retournant sa langue pour l'avaler; pourquoi une femme semble faire la planche à la rivière Capot son corps lumineusement obscur s'organise docilement au commandement du nombril mais elle n'est qu'un paquet d'eau sonore. Et ni l'instituteur dans sa le prêtre au catéchisme ne pourront tirer un mot de ce négrillon somnolent, malgré leur manière si énergique à tous deux de tambouriner son crâne tondu, car c'est dans les marais de la faim que s'est enlisée sa voix d'inanition un mot-un-seul-mot et je-vous-en-tiens-quitte-de lareine-Blanche-de-Castille, un-mot-un-seul-mot, voyez-vous-cepetit-sauvage-qui-ne-sait-pas-un-seul-des-dix-commandements-de-Dieu car sa voix s'oublie dans les marais de la faim, et il n'y a rien, rien atirer vraiment de ce petit vaurien, qu'une faim qui ne sait plus grimper aux agrès de sa VOlX une faim lourde et veule, une faim ensevelie au plus profond de la Faim de ce morne famélique Au bout du petit matin, l'échouage hétéroclite, les puanteurs exacerbées de la corruption, les sodomies monstrueuses de l'hostie et du victimaire, les coltis infranchissables du préjugé et de la sottise, les prostitutions, les hypocrisies, les lubricités, les trahisons, les mensonges, les faux, les concussions -l'essoufflement des lâchetés insuffisantes, l'enthousiasme sans ahan aux poussis surnuméraires, les avidités, les hystéries, les perversions, les arlequinades de la misère, les estropiements, les prurits, les urticaires, les hamacs tièdes de la dégénérescence. Ici la parade des risibles et scrofuleux bubons, les poutures de microbes très étranges, les poisons sans alexítère connu, les sanies de plaies bien antiques, les fermentations imprévisibles d'espèces putrescibles. Au bout du petit matin, la grande nuit immobile, les étoiles plus mortes qu'un balafong crevé, le bulbe tératique de la nuit, germé de nos bassesses et de nos renoncements. Et nos gestes imbéciles et fous pour faire revivre l'éclaboussement d'or des instants favorisés, le cordon ombilical restitué à sa splendeur fragile, le pain et le vin de la complicité, le pain, le vin, le sang des épousailles véridiques. Et cette joie ancienne m'apportant la connaissance de ma présente misère, une route bossuée qui pique une tête dans un creux où elle éparpille quelques cases; une route infatigable qui charge à fond de train un mome en haut duquel elle s'enlise brutalement dans une mare de maisons pataudes, une route follement montante, témérairement descendante, et la carcasse de bois comiquement juchée sur de minuscules pattes de ciment que j'appelle "notre maison", sa coiffure de tôle ondulant au soleil comme une peau qui sèche, la salle à manger, le plancher grossier où luisent des têtes de clous, les solives de sapin et d'ombre qui courent au plafond, les chaises de paille fantôimales, la lumière grise de la lampe, celle vernissée et rapide des cancrelats qui bour-donne à faire mal... Au bout du petit matin, ce plus essentiel pays restitué à ma gourmandise, non de diffuse tendresse, mais la tourmentée eoneentration sensuelle du gras téton des momes avec l'accidentel palmier eomme son germe durci, la jouissance saceadée des torrents et depuis Trinité jusqu'à Grand-Rivière, la grand'lèche hystérique de la mer. Et le temps passait vite, tres vite. Passés août où les manguiers pavoisent de toutes leurs lunules, septembre l'aceoucheur de eyclones, octobre le flambeur de cannes, novembre qui ronronne aux distilleries, c'était Noël qui commençait. Il s'était annoncé d'abord Noël par un picotement de désirs, une soif de tendresses neuves, un bourgeonnement de rêves imprécis, puis il s'était envolé tout à coup dans le froufrou violet de ses grandes ailes de joie, et alors e'était parmi le bourg sa vertigineuse retombée qui éclatait la vie des cases comme une grenade trop mûre. Noël n'était pas eomme toutes les fêtes. Il n'aimait pas à courir les rues, à danser sur les places publiques, à s'installer sur les ehevaux de bois, à profiter de la cohue pour pincer les femmes, à lancer des feux d'artifice au front des tamariniers. Il avait l'agoraphobie, Noël. Ce qu'il lui fallait c'était toute une journée d'affairement, d'apprêts, de cuisinages, de nettoyages, d'inquiétudes, de-peur-que-ça-ne-suffise-pas, de-peur-que-ça-ne-manque, de-peur-qu'on-ne-s'embête, puis le soir une petite église pas intimidante, qui se laissât emplir bienveillarnment par les rires, les chuchotis, les confidences, les déclarations amoureuses, les médisances et la cacophonie gutturale d'un chantre bien d'attaque et aussi de gais copains et de franches luronnes et des cases aux entrailles riches en succulences, et pas regardantes, et l'on s'y parque une vingtaine, et la rue est déserte, et le bourg n'est plus qu'un bouquet de chants, et l'on est bien à l'intérieur, et l'on en mange du bon, et l'on en boit du réjouissant et il y a du boudin, celui étroit de deux doigts qui s'enroule en volubile, celui large et trapu, le bénin à goût de serpolet, le violent à incandescence pimentée, et du café brûlant et de l'anis sucré et du punch au lait, et le soleilliquide des rhums, et toutes sortes de bonnes choses qui vous imposent autoritairement les muqueuses ou vous les distillent en ravissements, ou vous les tissent de fragrances, et l'on rit, et l'on chante, et les refrains fusent à perte de vue comme des cocotiers ALLELUIA KYRIE ELEISON... LEISON... LEISON, CHRISTE ELEISON... LEISON... LEISON. Et ce ne sont pas seulement les bouches qui chantent, mais les mains, mais les pieds, mais les fesses, mais les sexes, et la créature tout entiere qui se liquéfie en sons, voix et rythme. Arrivée au sommet de son ascension, la joie crève comme un nuage. Les chants ne s'arrêtent pas, mais ils roulent maintenant inquiets et lourds par les vallées de la peur, les tunnels de l'angoisse et les feux de l'enfer. Et chacun se met à tirer par la queue le diable le plus proche, jusqu'à ce que la peur s'abolisse insensiblement dans les fines sablures du rêve, et l'on vit comme dans un rêve véritablement, et l'on boit et l'on crie et l'on chante comme dans un rêve, et l'on somnole aussi comme dans un réve avec des paupières en pétales de rose, et le jour vient velouté comme une sapotille, et l'odeur du purin des cacaoyers, et les dindons qui égrènent leurs pustules rouges au soleil, et l'obsession des cloches, et la pluie, les cloches... la pluie... qui tintent, tintent, tintent... Au bout du petit matin, cette ville plate - étalée... Elle rampe sur les mains sans jamais aucune envie de vriller le ciel d'une stature de protestation. Les dos des maisons ont peur du ciel truffé de feu, leurs pieds des noyades du sol, elles ont opté de se poser superficielles entre les surprises et les perfidies, Et pourtant elle avance la ville. Même qu'elle paît tous les jours plus outre sa marée de corridors carrelés, depersiennes pudibondes, de cours gluantes, de peintures qui dégoulinent. Et de petits scandales étouffés, de petites hontes tues, de petítes haines immenses pétrissent en bosses et creux les rues étroites où le ruisseau grimace longitudinalement parmi l'étron... Au bout du petit matin, la vie prostrée, on ne sait où dépêcher ses rêves avortés, le fieuve de vie désespérément torpide dans son lit, sans turgescence ni dépression, incertain de fiuer, lamentablement vide, la lourde impartialité de l'ennui, répartissant l'ombre sur toutes choses égales, l'air stagnant sans une trouée d'oiseau clair. Au bout du petit matin, une autre petite maison qui sent très mauvais dans une rue très étroite, une maison minuscule qui abrite en ses entrailles de bois pourri des dizaines de rats et la turbulence de mes six frères et soeurs, une petite maison cruelle dont l'intransigeance affole nos fins de mois et mon père fantasque grignoté d'une seule misère, je n'ai jamais su laquelle, qu'une imprévisible sorcellerie assoupit en mélancolique tendresse ou exalte en hautes fiammes de colère; et ma mère dont les jambes pour notre faim inlassable pédalent, pédalent de jour, de nuit, je suis même réveillé la nuit par ces jambes inlassables qui pédalent la nuit et la morsure ápre dans la chair molle de la nuit d'une Singer que ma mère pédale, pédale pour notre faim et de jour et de nuit. Au bout du petit matin, au delà de mon père, de ma mère, la case gerçant d'ampou1es, comme un pêcher tourmenté de la cloque, et le toit aminci, rapiécé de morceaux de bidon de pétrole, et ça fait des marais de rouillure dans la pâte grise sordide empuantie de la paille, et quand le vent siffle, ces disparates font hizarre le bruit, comme un crépitement de friture d'abord, puis comme un tison que l'0n plonge dans l'eau avec la fumée des brindilles qui s'envolve... Et le lit de planches d'où s'est levée ma race, tout entière ma race de ce lit de planches, avec ses pattes de caisses de Kérosine, comme s'il avait l'éléphantiasis le lit, et sa peau de cabri, et ses feuilles de banane séchées, et ses haillons, une nostalgie de matelas le lit de ma grand-mère Au-dessus du lit, dans un pot plein d'huile un lumignon dont la flamme danse comme un gros ravet... sur le pot en lettres d'or MERCI. Et une honte, cette rue Paille, un appendice dégoûtant comme les parties honteuses du bourg qui étend à droite et à gauche, tout au long de la route coloniale, la houle grise de ses toits d'aissantes. Ici il n'y a que des toits de paille que l'embrun a brunis et que le vent épile. Tout le monde la méprise la rue Paille. C'est là que la jeunesse du bourg se débauche. C'est la surtout que la mer déverse ses immondices, ses chats morts et ses chiens crevés. Car la rue débouche sur la plage, et la plage ne suffit pas à la rage écumante de la mer. Une détresse cette plage elle aussi, avec ses tas d'ordure pourrissant, ses croupes furtives qui se soulagent, et le sable est noir, funèbre, on n'a jamais vu un sable si noir, et l'écume glisse dessus en glapissant, et la mer la frappe à grands coups de boxe, ou plutôt la mer est un gros chien qui lèche et mord la plage aux jarrets, et à force de la mordre elle finira par la dévorer, bien sûr, la plage et la rue Paille avec. Au bout du petit matin, le vent de jadis qui s'élève, des fidélités trahies, du devoir incertain qui se dérobe et cet autre petit matin d'Europe... Partir. Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas L'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d' excuses à présenter à personne un homme-juif un homme-pogrom un chiot un mendigot mais est-ce qu'on tue le Remords, heau comme la face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot? Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre, Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre. Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir et toi terre tendue terre saoûle terre grand sexe levé vers le soleil terre grand délire de la mentule de Dieu terre sauvage montée des resserres de la mer avec dans la bouche une touffe de cécropies terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des hommes il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair "J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies," Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais. "Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai." Et je lui dirais encore "Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaíssent au cachot du désespoir." Et venant je me dirais à moi-même "Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n' est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse ... " Et voici que je suis venu! De nouveau cette vie clopinate devant moi, non pas cette vie, cette mort, cette mort sans sens ni piété, cette mort où la grandeur piteusement échoue, l'éclatante petitesse de cette mort, cette mort qui clopine de petitesses en petitesses; ces pelletées de petites avidités sur le conquistador; ces pelletées de petits larbins sur le grand sauvage, ces pelletées de petites âmes sur le Caraïbea ux trois âmes, et toutes ces morts futiles absurdités sous l'éclaboussement de ma conscience ouverte tragiques futilítés éclairées de cette seule noctiluque et moi seul, brusque scène de ce petit matin où fait le beau l'apocalypse des monstres puis, chavirée, se tait chaude élection de cendres, de ruines et d'affaissements - Encore une objection! une seule, mais de grâce une seule je n'ai pas le droit de calculer la vie à mon empan fuligineux; de me réduire à ce petit rien ellipsoïdal qui tremble à quatre doigts au-dessus de la ligne, moi homme, d'ainsi bouleverser la création, que je me comprenne entre latitude et longitude! Au bout du petit matin, la mâle soif et l'entêté désir, me voici devisé des oasis fraîches de la fraternité ce rien pudique frise d'échardes dures cet horizon trop sûr tressaille comme un geôlier. Ton dernier triomphe, corbeau tenace de la Trahison. Ce qui est à moi, ces quelques milliers de mortifères qui tournent en ronds dans la calebasse d'un île et ce qui est à moi aussi, l'archipel arqué comme le désir inquiet de se nier, on dirait une anxiété maternelle pour protéger la ténuité plus délicate qui sépare l'une de l'autre Amérique; et ses flanes qui secretent pour l'Europe la bonne liqueur d'un Gulf Stream, et I'un des deux versants d'incandescence entre quoi l'Equateur funambule vers l'Afrique. Et mon île non-clôture, sa claire audace debout à l'arrière de cette polynésie, devant elle, la Guadeloupe fendue en deux de sa raie dorsale et de méme misère que nous, Haití où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu'elle croyait à son humanité et la comique petite queue de la Floride où d'un nègre s'acheve la strangulation, et l'Afrique gigantesquement chenillant jusqu'au pied hispanique de l'Europe, sa nudité où la Mort fauche à larges andains. Et je me dis Bordeaux et Nantes et Liverpool et NewYork et San-Francisco pas un bout de ce monde qui ne porte mon empreinte digitale et mon calcanéum sur le dos des gratte-ciel et ma crasse dans le scintillement des gemmes! Qui peut se vanter d'avoir mieux que moi? Virginie. Tennessee. Géorgie. Alabama Putréfactions monstrueuses de révoltes inopérantes, marais de sang putrides trompettes absurdement bouchées Terres rouges, terres sanguines, terres consanguines. Ce qui est à moi aussi une petite cellule dans le Jura, une petite cellule, la neige la double de barreaux blanes la neige est un geôlier blanc qui monte la garde devant une prison Ce qui est à moi c'est un homme seul emprisonné de blanc c'est un homme seul qui défie les cris blancs de la mort blanche TOUSSAINT, TOUSSAINT LOUVERTURE c'est un homme qui fascine l'épervier blane de la mort blanehe c'est un homme seul dans la mer inféconde de sable blane c'est un morieaud vieux dressé eontre les eaux du ciel La mort décrit un eercle brillant au-dessus de cet homme la mort étoile doucement au-dessus de sa tête la mort souffle, folle, dans la cannaie mûre de ses bras la mort galope dans la prison comme un cheval blanc la mort luit dans l'ombre comme des yeux de chat la mort hoquéte comme l'eau sous les Cayes la mort est un oiseau blessé la mort décroît la mort vacille la mort est un patyura ombrageux la mort expire dans une blanche mare de silence. Gonflements de nuit aux quatre coins de ce petit matin soubresauts de mort figée destin tenace cris debout de terre muette la splendeur de ce sang n'éclatera-t-elle point? Au bout du petit matin ces pays sans stèle, ces chemins sans mémoire, ces vents sans tablette. Qu'importe? Nous dirions. Chanterions, Hurlerions. Voix pleine, voix large, tu serais notre bien, notre pointe en avant. Des mots? Ah oui, des mots! Raison, je te sacre vent du soir. Bouche de l'ordre ton nom? Il m'est corolle du fouet. Beauté je t'appeUe pétition de la pierre. Mais ah! la rauque contrebande demon rire Ah! mon trésor de salpêtre! Paree que nous vous haíssons vous et votre raison, nous nous réclamons de la démence précoce de la folie flambante du cannibalisme tenace Trésor, comptons la folie qui se souvient la folie qui hurle la folie qui voit la folie qui se déchaine Et vous savez le reste Que 2 et 2 font 5 que la forêt miaule que l'arbre tire les marrans du feu que le ciel se lisse la barbe et caetera et caetera... Qui, et quels nous sommes? Admirable question! A force de regarder les arbres je suis devenu un arbre et mes longs pieds d' arbre ont creusé dans le sol de larges sacs à venin de hautes villes d'ossements à force de penser au Congo je suis devenu un Congo bruissant de forêts et de fleuves où le fouet claque comme un grand étendard l'étendard du prophéte où l'eau fait likouala-likouala où l'éclair de la colère lance sa hache verdâtre et force les sangliers de la putréfaction dans la belle orée violente des narines. Au bout du petit matin le soleil qui toussotte et crache ses poumons Au bout du petit matin un petit train de sable un petit train de mousseline un petit train de grains de mais Au bout du petit matin un grand galop de pollen un grand galop d'un petit train de petites filles un grand galop de colibris un grand galop de dagues pour défoncer la poitrine de la terre douaniers anges qui montez aux portes de l'écume la garde des prohibitions je déclare mes crimes et qu'il n'y a ríen à dire pour ma défense. Danses. Idoles, Relaps. Moi aussi J'ai assassiné Dieu de ma paresse de mes paroles de mes gestes de mes chansons obscenes J'ai porté des plumes de perroquet des dépouilles de chat musqué J'ai lassé la patience des missionnaires insulté les bienfaiteurs de l'humanité. Défié Tyr, Défié Sidon. Adoré le Zambèzé. L'étendue de ma perversité me confond! Mais pourquoi brousse impénétrable encore cacher le vif zéro de ma mendicité et par un souci de noblesse apprise ne pas entonner l'horrible bond de ma laideur pahouine? voum rooh oh voum rooh oh à charmer les serpents à conjurer les morts voum rooh oh à contraindre la pluie à contrarier les raz de marée voum rooh oh à empêcher que ne tourne l'ombre voum rooh oh que mes cieux à moi s'ouvrent - moi sur une route, enfant, mâchant une racine de canne à sucre - traîné homme sur une route sanglante une corde au cou - debout au milieu d'un cirque immense, sur mon front noir une couronne de daturas voum rooh s'envoler plus haut que le frisson plus haut que les sorcières vers d'autres étoiles exaltation féroce de forêts et de montagnes déracinées à l'heure où nul n'y pense les îles liées pour mille ans! voum rooh oh pour que revienne le temps de promission et l'oiseau qui savait mon nom et la femme qui avait mille noms de fontaine de soleil et de pleurs et ses cheveux d' alevin et ses pas mes climats et ses yeux mes saisons et les jours sans nuisance et les nuits sans offense et les étoiles de confidence et le vent de connivence Mais qui toume ma voix? qui écorche ma voix? Me fourrant dans la gorge mille croes de bambou. Mille pieux d' oursin. C'est toi sale bout de monde. Sale bout de petit matin. C'est toi sale haine. C'est toi poids de l'insulte et cent ans de coups de fouet. C'est toi cent ans de ma patience, cent ans de mes soins juste à ne pas mourir, rooh oh nous chantons les fleurs vénéneuses éclatant dans des prairies furibondes; les ciels d'amour coupés d'embolie; les matins épileptiques; le blanc embrasement des sables abyssaux, les descentes d' épaves dans les nuits foudroyées d'odeurs fauves. Qu'y puis-je? Il faut bien commencer. Commencer quoi? La seule chose au monde qu'il vaille la peine de commencer La Fin du monde parbleu. Tourte ô tourte de l'effroyable automme où poussent l'acier neuf et le béton vrvace tourte ô tourte où l'air se rouille en grandes plaques d'allégresse mauvaise où l'eau sanieuse balafre les grandes joues solaires je vous hais on voit encore des madras aux reins des femmes des anneaux à leurs oreilles des sourires à leurs bouches des enfants à leurs mamelles et j'en passe ASSEZ DE CE SCANDALE! Alors voilà le grand défi et l'impulsion sataniques et l'insolente dérive nostalgique de lunes rousses, de feux verts, de fièvres jaunes! En vain dans la tiédeur de votre gorge mûrissez-vous vingt fois la meme pauvre consolation que nous sommes des marmonneurs de mots Des mots? quand nous manions des quartiers de monde, quand nous épousons des continents endélire, quand nous forçons de fumantes portes, des mots, ah oui, des mots! mais des mots de sang frais, des mots qui sont des raz-de-marée et des érésipèles des paludismes et des laves et des feux de brousse, et des flambées de chair, et des flambées de villes ... Sachez-le bien Je ne joue jamais si ce n'est à l'an mil Je ne joue jamais si ce n'est à la Grande Peur Accommodez-vous de moi. je ne m'accommode pas de vous! Parfois on me voit d'un grand geste du cerveau, happer un nuage trop rouge ou une caresse de pluie, ou un prélude du vent, ne vous tranquillisez pas outre mesure Je force la membrane vitelline qui me sépare de moi-même, Je force les grandes eaux qui me ceinturent de sang C'est moi rien que moi qui arrête ma place sur le dernier train de la dernière vague du dernier raz-de-marée C'est moi rien que moi qui prends langue avec la dernière angoisse eest moi oh, rien que moi qui m'assure au chalumeau les premières gouttes de lait virginal! Et maintenant un dernier zut au soleil il ne suffit pas à soûler ma tête très forte à la nuit farineuse avec les pondaisons d' or des lucioles incertaines à la chevelure qui tremble tout au haut de la falaise le vent y saute en inconstantes cavaleries salées je lis bien a mon pouls que l'exotisme n'est pas provende pour moi Au sortir de l'Europe toute révulsée de cris les courants silencíeux de la désespérance au sortir de l'Europe peureuse qui se reprend et fière se surestime je veux cet égoïsme beau et qui s'aventure et mon lahour me remémore d'une implacable étrave. Que de sang dans ma mémoire! Dans ma mémoire sont les lagunes. Elles sont couvertes de têtes de morts. Elles ne sont pas eouvertes de nénuphars. Dans roa mémoire sont des lagunes. Sur leurs rives ne sont pas étendus des pagnes de femmes, Ma mémoire est entourée de sang. Ma mémoire a sa ceinture de cadavres! et mitraille de barils de rhum génialement arrosant nos révoltes ignobles, pâmoisons d'yeux doux d'avoir lampé la liberté féroce les nègres-sont-tous-les-mêmes, je-vous-le-dis les vices-tous-les-vices, c'est-moi-qui-vous-le-dis l'odeur-du-nègre, ça-fait-pousser-la-canne rappelez-vous-le-vieux-dicton battre-un-nègre, c'est le nourrir autour des rockings-chairs méditant la volupté des rigoises je tourne, inapaisée pouliche Ou bien tout simplement comme on nous aime! Obscènes gaiement, très doudous de jazz sur leur excès d'ennui. Je sais le traeking, le Lindy-hop et les elaquettes. Pour les bonnes bouehes la sourdine de nos plaintes enrobées de oua-oua. Attendez... Tout est dans l'ordre. Mon bon ange broute du néon. J'avale des baguettes, Ma dignité se vautre dans les dégobillements... Soleil, Ange Soleil, Auge frisé du Soleil pour un bond par delá la nage verdátre et douee des eaux de l'abjection! Mais je me suis adressé au mauvais sorcier. Sur cette terre exorcisée, larguée à la dérive de sa préeieuse intention maléfique, cette voix qui erie, lentement enrouée, vainement, vainement enrouée, et il n'y a que les fientes accumulées de nos mensonges - et qui ne répondent pas Quelle folie le merveilleux entreehat par moi rêvé au-dessus de la bassesse! Parbleu les Blancs sont de grands guerriers hosannah pour le maître et pour le châtre-nègrel Victoire! Victoire, vous dis-je les vaincus sont contents! Joyeuses puanteurs et chants de boue! Par une inattendue et bienfaisante révolution intérieure, j'honore maintenant mes laideurs repoussantes, A la Saint-Jean-Baptiste, dès que tombent les premières ombres sur le bourg du Gros-Morne, des centaines de maquignons se réunissent dans la rue De Profundis, dont le nom a du moins la franchise d'avertir d'une ruée des bas-fonds de la Mort. Et c'est de la Mort véritablement, de ses mille mesquines formes locales fringales inassouvies d'herbe de Para et rond asservissement des distilleries que surgit vers la grand'vie déclose l'étonnante cavalerie des rosses impétueuses. Et quels galops! quels hennissements! quelles sincères urines! quelles fientes mirobolantes! "un beau cheval difficile au montoir!" - "Une altière jument sensible à la molette!" - "Un intrépide poulain vaillamment jointé!" Et le malin compère dont le gilet se barre d'une fière chaîne de montre, refile au lieu de pleines mamelles, d'ardeurs juvéniles, de rotondités authentiques, ou les boursouflures régulières de guêpes complaisantes, ou les obscènes morsures du gingembre, ou la bienfaisante circulation d'un décalitre d'eau sucrée. Je refuse de me donner mes boursouflures comme d'authentiques gloires. Et je ris de mes anciennes imaginations puériles. Non, nous n'avons jamais été amazones du roi du Dahomey, ni princes de Ghana avec huit cents chameaux, ni docteurs à Tombouctou Askia le Grand étant roi, ni architectes de Djénné, ni Madhis, ni guerriers. Nous ne nous sentons pas sous l'aisselle la démangeaison de ceux qui tinrent jadis la lance. Et puisque j'ai juré de ne rien celer de notre h'istoire, moi qui n'admire rien tant que le mouton broutant son ombre d'après-midi, je veux avouer que nous fûmes de tout temps d'assez piètres laveurs de vaisselle, des cireurs de chaussures sans envergure, mettons les choses au mieux, d'assez consciencieux sorciers et le seul indiscutable record que nous ayons battu est celui d'en durance à la chicotte... Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes; que les pulsations de l'humanité s'arrêtent aux portes de la négrerie; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l'on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments et l'on nous vendait sur les places et l'aune de drap ano glais et la viande salée d'Irlande coûtaient moins cher que nous, et ce pays était calme, tranquille, disant que l'esprit de Dieu était dans ses actes. Nous vomissure de négrier Nous vénerie des Calebars quoi? Se boueher les oreilles? Nous, soôlés à crever de roulis, de risées, de brume humée! Pardon tourbillon partenaire! J'entends de la cale monter les malédictions enchaînées, les hoquètements des mourants, le bruit d'un qu'on jette à la mer... les abois d'une femme en gésine... des raclements d'ongles cherchant des gorges... des ricanements de fouet... des farfouillis de vermine parmi des lassitudes... Rien ne put nous insurger jamais vers quelque noble aventure désespérée. Ainsi soit-il. Ainsi soit-il. Je ne suis d'aucune nationalité prévue par les chancelleries Je défie le craniomètre. Homo sum etc. Et qu'ils servent et trahissent et meurent Ainsi soit-il. Ainsi soit-il. C'était éerit dans la forme de leur bassin. Et moi, et moi, moi qui ehantais le poing dur Il faut savoir jusqu'oú je poussai la lâcheté. Un soir dans un tramway en faee de moi, un nègre C'était un nègre grand eomme un pongo qui essayait de se faire tout petit sur un bane de tramway. Il essayait d'abandonner sur ce banc crasseux de tramway ses jambes gigantesques et ses mains tremblantes de boxeur affamé. Et tout l'avait laissé, le laissait. Son nez qui semblait une péninsule en dérade et sa négritude même qui se décolorait sous l'action d'une inlassable mégie. Et le mégissier était la Misère. Un gros oreillard subit dont les coups de griffes sur ce visage s'étaient cicatrisés en îl0ts scabieux. Ou plutôt, c'était un ouvrier infatigable, la Misère, travaillant à quelque cartouche hideux. On voyait très bien comment le pouce industrieux et malveillant avait modelé le front en bosse, percé le nez de deux tunnels parallèles et inquiétants, allongé la démesure de la lippe, et par un chef-d'œuvre caricatural, raboté, poli, verni la plus minuscule mignonne petite oreille de la création. C'était un négre dégingandé sans rythme ni mesure. Un nègre dont les yeux roulaient une lassitude sanguinolente. Un nègre sans pudeur et ses orteils ricanaient de façón assez puante au fond de la tanière entrebâillée de ses souliers. La misère, on ne pouvait pas dire, s'était donné un mal fou pour l'achever. Elle avait creusé l'orbite, l'avait fardée d'un fard de poussiére et de chassie mêlées. Elle avait tendu l'espace vide entre l'accrochement solide des mâchoires et les pommettes d'une vieille joue décatie. Elle avait planté dessus les petits pieux luisants d'une barbe de plusieurs jours. Elle avait affolé le cœur, voûté le dos. Et l'ensemble faisait parfaitement un nègre hideux, un nègre grognon, un nègre mélancolique, un nègre affalé, ses mains réunies en prière sur un bâton noueux. Un nègre enseveli dans une vieille veste élimée. Un nègre comique et laid et des femmes derrière moi ricanaient en la regardant. Il êtait COMIQUE ET LAID, COMIQUE ET LAID pour sûr. J'arborai un grand sourire complice... Ma lâcheté retrouvée! Je salue les trois siècles qui soutiennent mes droits civiques et mon sang minimisé. Mon heroïsme, quelle farce! Cette ville est à ma taille. Et mon âme est couchée. Comme cette ville dans la crasse et dans la boue couchée. Cette ville, ma face de boue. Je réclame pour ma face la louange éclatante du crachat!... Alors, nous étant tels, à nous l'élan viril, le genou vainqueur, les plaines à grosses mottes de l'avenir? Tiens, je préfère avouer que j'ai généreusement déliré, mon cœur dans ma cervelle ainsi qu'un genou ivre. Mon étoile maintenant, le menfenil funèbre. Et sur ce rêve ancien mes cruautés cannibales Les balles dans la bouche salive épaisse notre cœur de quotidienne bassesse éclate les continents rompent la frêle attache des isthmes des terres sautent suivant la division fatale des fleuves et le morne qui depuis des siècles retient son cri au dedans de lui-même, c'est lui qui à son tour écartèle le silence et ce peuple vaillance rebondissante et nos membres vainement disjoints par les plus raffinés supplices et la vie plus impétueuse jaillissant de ce fumier - comme le corossolier imprévu parmi la décomposition des fruits du jacquier! Sur ce rêve vieux en moi mes cruautés cannibales Je me cachais derrière une vanité stupide le destin m'appelait j'étais caché derrière et voici l'homme par terre, sa très fragíle défense dispersée, ses maximes sacrées foulées aux pieds, ses déclamations pédantesques rendant du vent par chaqué blessure. Voici l'homme par terre et son âme est comme nue et le destin triomphe qui contemple se muer en l'ancestral bourbier cette âme qui le défiait. Je dis que cela est bien ainsi. Mon dos exploitera victorieusement la chalaise des fibres. Je pavoiserai de reconnaissance mon obséquiosité naturelle Et rendra des points à mon enthousiasme le boniment galonné d'argent du postillon de la Havane, lyrique babouin entremetteur des splendeurs de la servitude. Je dis que cela est bien ainsi. Je vis pour le plus plat de mon âme. Pour le plus terne de ma chair! Tiède petit matin de chaleur et de peurs ancestrales je tremble maintenant du commun tremblement que notre sang docile chante dans le madrépore. Et ces têtards en moi éclos de mon ascendance predigieuse! Ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole ceux qui n'ont jamais su dompter la vapeur ni l'électricité ceux qui n'ont exploré ni les mers ni le ciel mais ils savent en ses moindres recoins le pays de souffrance ceux qui n'ont connu des voyages que de déracinements ceux qui se sont assoupis aux agenouillements ceux qu'on domestiqua et christianisa ceux qu'on inocula d'abâtardissement tam-tams de mains vides tam-tams inanes de plaies sonores tam-tams hurlesques de trahison tabide Tiède petit matin de chaleurs et de peurs ancestrales par dessus bord mes richesses pérégrines par dessus bord mes faussetés authentiques Mais quel étrange orgueil tout soudain m'illumine? vienne le colibri vienne l'épervier vienne le bris de l'horizon vienne le cynocéphale vienne le lotus porteur du monde vienne de dauphins une insurrection perlière brisant la coquille de la mer vienne un plongeon d'îles vienne la disparition des jours de chair morte dans la chaux vive des rapaces viennent les ovaires de l'eau où le futur agite ses petites têtes viennent les loups qui pâturent dans les orifices sauvages du corps à l'heure où à l'auberge écliptique se rencontrent ma lune et ton soleil il y a sous la réserve de ma luette une bauge de sangliers il y a tes yeux qui sont sous la pierre grise du jour un conglomérat frémissant de coccinelles il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière Calme et berce ô ma parole l'enfant qui ne sait pas que la carte du printemps est toujours à refaire les herbes balanceront pour le bétail vaisseau doux de l'espoir le long geste d' alcool de la houle les étoiles du chaton de leur bague jamais vue couperont les tuyaux de l'orgue de verre du soir puis répandront sur l'extrémité riche de ma fatigue des zinnias des coryanthes et toi veuille astre de ton lumineux fondement tirer lémurien du sperme insondable de I'homme la forme non osée que le ventre tremblant de la femme porte tel un minerai! ô lumière amicale ô fraîche source de la lumière ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole ceux qui n' ont jamais su dompter la vapeur ni l'électricité ceux qui n'ont exploré ni les mers ni le ciel mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre gibbosité d'autant plus bienfaisante que la terre déserte davantage la terre silo où se préserve et mûrit ce que la terre a de plus terre ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale elle plonge dans la chair rouge du sol elle plonge dans chair ardente du ciel elle troue l'accablement opaque de sa droite patience. Eia jour le Kaïlcédrat royal! Eia pour ceux qui n'ont jamais rien inventé pour ceux qui n'ont jamais rien exploré pour ceux qui n'ont jamais rien dompté mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde véritablement les fils aînés du monde poreux à tous les souffles du monde aire fraternelle de tous les souffles du monde lit sans drain de toutes les eaux du monde étincelle du feu sacré du monde chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde! Tiède petit matin de vertus ancestrales Sang! Sang! tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil ceux qui savent la féminité de la lune au corps d'huile l'exaltation réconciliée de l'antilope et de l'étoile ceux dont la survie chemine en la germination de l'herbe! Eia parfait cercle du monde et close concordance! Ecoutez le monde blanc horriblement las de son effort immense ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures ses raideurs d'acier bleu transperçant la chair mystique écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs! Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées pour ceux qui n'ont jamais rien exploré pour ceux qui n'ont jamais rien dompté Eia pour la joie Eia pour l'amour Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées. et voici au bout de ce petit matin ma prière virile que je n'entende ni les rires ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle, donnez-moi la foi sauvage du sorcier donnez à mes mains puissance de modeler donnez à mon âme la trempe de l'épée je ne me dérobe point. Faites de ma tête une tête de proue et de moi-même, mon cœur, ne faites ni un père ni un frère, ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils, ni un mari, mais l'amant de cet unique peuple. Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie comme le poing à l'allongée du bras! Faites-moi commissaire de son sang faites-moi dépositaire de son ressentiment faites de moi un homme de terminaison faites de moi un homme d'initiation faites de moi un homme de recueillement mais faites aussi de moi un homme d'ensemencement faites de moi l'exécuteur de ces œuvres hautes voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme - Mais les faisant, mon cœur, préservez-moi de toute haine ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai que haine car pour me cantonner en cette unique race vous savez pourtant mon amour tyrannique vous savez que ce n'est point par haine des autres races que je m'exige bêcheur de cette unique race que ce que je veux c'est pour la faim universelle pour la soif universelle la sommer libre enfin de produire de son intimité close la succulence des fruits. Et voyez l'arbre de nos mains! il tourne, pour tous, les blessures incises en son tronc pour tous le sol travaille et griserie vers les branches de précipitation parfumée! Mais avant d' aborder aux futurs vergers donnez-moi de les mériter sur leur ceinture de mer donnez-moi mon cœur en attendant le sol donnez-moi sur l'océan stérile mais où caresse la promesse de l'amure donnez-moi sur cet océan divers l'obstination de la fière pirogue et sa vigueur marine. La voici avancer par escalades et retombées sur le flot pulvérisé la voici danser la danse sacrée devant la grisaille du bourg la voici barir d'un lambi vertigineux voici galoper de lambi jusqu'a l'indécision des mornes et voici par vingt fois d'un labour vigoureux la pagaie forcer l'eau la pirogue se cabre sous l'assaut de la lame, dévie un instant, tente de fuir, mais la caresse rude de la pagaie la vire, alors elle fonce, un frémissement parcourt l'échine de la vague, la mer bave et gronde la pirogue comme un traîneau file sur le sable. Au bout de ce petit matin, ma prière virile donnez-moi les muscles de cette pirogue sur la mer démontée et l'allégresse convaincante du lambi de la bonne nouvelle! Tenez je ne suis plus qu'un homme, aucune dégradation, aucun crachat ne le conturbe, je ne sui plus qu'un homme qui accepte n'ayant plus de colère il n'a plus dans le cœur que de l'amour immense, et qui brûle J'aceepte... j'aceepte... entièrement, sans réserve... ma race qu'aucune ablution d'hysope et de lys mêlés ne pourrait purifier ma race rongée de macules ma race raisin mûr pour pieds ivres ma reine des crachats et des lèpres ma reine des fouets et des scrofules ma reine des squames et des chloasmes oh ces reines que j'aimais jadis aux jardins printaniers et lointains avec derrière l'illumination de toutes les bougies de marronniers! J'accepte. J'accepte. et le nègre fustigé qui dit "Pardon mon maître" et les vingt-neuf coups de fouet légal et le cachot de quatre pieds de haut et le carcan à branches et le jarret coupé à mon audace marronne et la fleur de lys qui flue du fer rouge sur le gras de mon épaule et la niche de Monsieur VAULTIER MAYENCOURT, où j'aboyai six mois de caniche et Monsieur BRAFIN et Monsieur de FOURNIOL et Monsieur de la MAHAUDIERE et le pian le molosse le suicide la promiscuité le brodequin le cep le chevalet le cippe le frontal Tenez, suis-je assez humble? Ai-je assez de cals aux genoux? De muscles aux reins? Ramper dans les boues. S'arc-bouter dans le gras de la boue. Porter Sol de boue. Horizon de boue. Ciel de boue. Morts de boue, ô noms il réchauffer dans la paume d'un souffle fiévreux! Siméon Piquine, qui ne s'était jamais connu ni père ni mère; qu'aucune mairie n'avait jamais connu et qui toute une vie s'en était allé - cherchant son nom Grandvorka - celui-là je sais seulement qu'il est mort, broyé par un soir de récolte, c'était paraît-il son travail de jeter du sable sous les roues de la locomotive en marche, pour lui permettre, aux mauvais endroits, d'avancer. Michel qui m' écrivait signant d'un nom étrange. Michel Deveine adresse Quartier Abandonné et vous leurs frères vivants Exélie Vêté Congolo Lemke Boussolongo quel guérisseur de ses lèvres épaisses sucerait tout au fond de la plaie béante le tenace secret du venin? quel précautionneux sorcier déferait à vos chevilles la tiédeur visqueuse des mortels anneaux? Présences je ne ferai pas avec le monde ma paix sur votre dos. Iles cicatrices des eaux Iles évidences de blessures Iles miettes Iles informes Iles mauvais papier déchiré sur les eaux Iles tronçons côte à côte fichés sur l'épée fIambée du Soleil Raison rétive tu ne m'empêcheras pas de lancer absurde sur les eaux au gré des courants de ma soif votre forme,îles difformes, votre fin, mon défi. Iles annelées, unique carêne belle Et je te caresse de mes mains d'océan. Et je te vire de mes paroles alizées. Et je te lèche de mes langues d'algues. Et je te cingle hors-flibuste O mort ton palud pâteux! Naufrage ton enfer de débris! j'accepte! Au bout du petit matin, flaques perdues, parfums errants, ouragans échoués, coques, démâtées, vieilles plaies, os pourris, buées, volcans enchaînés, morts mal racinés, crier amer. J'accepte! Et mon originale géographie aussi; la carte du monde faite à mon usage, non pas teinte aux arbitraires couleurs des savants, mais à la géométrie de mon sang répandu, j'accepte et la détermination de ma biologie, non prisonnière d'un angle facial, d'une forme de cheveux, d'un nez suffisamment aplati, d'un teint suffisamment mélanien, et la négritude, non plus un indice céphalique, ou un plasma, ou un soma, mais mesurée au compas de la souffrance et le nègre chaque jour plus has, plus lâche, plus stérile, moins profond, plus répandu au dehors, plus séparé de soi-même, plus rusé avec soi-méme, moins immédiat avec soi-même, j' accepte, j' accepte tout cela et loin de la mer de palais qui déferle sous la syzygie suppurante des ampoules, merveilleusement couché le corps de mon pays dans le désespoir de mes bras, ses os ébranlés et, dans ses veines, le sang qui hésite comme la goutte de lait végétal à la pointe blessée du bulbe... Et voici soudain que force et vie m'assaillent comme un taureau et l'onde de vie circonvient la papille du morne, et voilá toutes les veines et veinules qui s'affairent au sang neuf et l'énorme poumon des cyclones qui respire et le feu thésaurisé des volcans et le gigantesque pouls sismique qui bat maintenant la mesure d'un corps vivant en mon ferme embrasement. Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l'œuvre de l'homme est finie que nous n'avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l'œuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil toume autour de notre terre éclairant la parcelle qu'a fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite. Je tiens maintenant le sens de l'ordalie mon pays est la "lance de nuit" de mes ancêtres Bambaras. Elle se ratatine et sa pointe fuit désespérément vers le manche si c'est de sang de poulet qu'on l'arrose et elle dit que c'est du sang d'homme qu'il faut à son tempérament, de la graisse, du foie, du cœur d'homme, non du sang de poulet. Et je cherche pour mon pays non des cœurs de datte, mais des cœurs d'homme qui, c'est pour entrer aux villes d'argent par la grand'porte trapezoïdale, qu'ils battent le sang viril, et mes yeux balayent mes kilomètres carrés de terre paternelle et je dénombre les plaies avec une sorte d'allégresse et je les entasse l'une sur l'autre comme rares espèces, et mon compte s'allonge toujours d'imprévus monnayages de la bassesse. Et voici ceux qui ne se consolent point de n'être pas faits à la ressemblanee de Dieu mais du diable, ceux qui considèrent que l'on est nègre comme commis de seconde classe en attendant mieux et avee possibilité de monter plus haut; eeux qui battent la chamade devant soi-méme, ceux qui vivent dans un cul de basse fosse de soi-même; ceux qui se drapent de pseudomorphose fière; ceux qui disent à l'Europe "Voyez, je sais comme vous faire des courbettes, comme vous présenter mes hommages, en somme, je ne suis pas différent de vous; ne faites pas attention à ma peau noire c'est le soleil qui m'a brùlé." Et il y a le maquereau nègre, l'askari nègre, et tous zèbres se secouent à leur, manière pour faire tomber leurs zébrures en une rosée de lait frais. Et au milieu de tout cela je dis hurrah! mon grand père meurt, je dis hurrah! la vieille négritude progressivement se cadavérise. Il n'y a pas à dire c'etait un bon nègre. Les Blancs disent que c'était un bon nègre, un vrai bon nègre, le bon nègre à son bon maître. le dis hurrah! C'était un très bon nègre, la misère lui avait blessé poitrine et dos et on avait fourré dans sa pauvre eervelle qu'une fatalité pesait sur lui qu'on ne prend pas au collet; qu'il n'avait pas puissance sur son propre destin; qu'un Seigneur méchant avait de toute éternité écrit des lois d'interdietion en sa nature pelvienne; et d'être le bon nègre; de coire honnêtement a son indignité, sans curiosité pero verse de vérifier jamais les hiéroglyphes fatidiques. C'était un très bon nègre et il ne lui venait pas à l'idée qu'il pourrait houer, fouir, eouper tout, tout autre chose vraiment que la canne insipide C'était un très bon nègre. Et on lui jetait des pierres, des bouts de ferraille, des tessons de bouteille, mais ni ces pierres, ro cette ferraille, ni ces bouteilles... O quiètes années de Dieu sur cette motte terraquée! et le fouet disputa au bombillement des mouches la rosée sucrée de nos plaies, Je dis hurrah! La vieille négritude progressivement se cadavérise l'horizon se défait, recule et s'elargit et voici parmi des déchirements de nuages la fulgurance d'un signe le négrier craque de toute part... Son ventre se convulse et résonne... L'affreux ténia de sa cargaison ronge les boyaux fétides de l'étrange nourrisson des mers! Et ni l'allégresse des voiles gonflées comme une poche de doublons rebondie, ni les tours joués à la sottise dangereuse des frégates policières ne l'empêchent d'entendre la menace de ses grondements intestins En vain pour s'en distraire le capitaine pend à sa grand'vergue le négre le plus braillard ou le jette à la mer, ou le livre à l'appétit de ses molosses La négraille aux senteurs d'oignon frit retrouve dans son sang répandu le goût amer de la liberté Et elle est debout la négraille la négraille assise inattendument debout debout dans la cale debout dans les cabines debout sur le pont dehout dans le vent debout sous le soleil debout dans le sang debout et libre debout et non point pauvre folle dans sa liberté et son dénuement maritimes girant en la dérive parfaite et la voici plus inattendument debout debout dans les cordages debout à la barre debout à la boussole debout à la carte debout sous les étoiles debout et libre et le navire lustral s'avancer impavide sur les eaux écroulées. Et maintenant pourrissent nos flocs d'ignominie! par la mer cliquetante de midi par le soleil bourgeonnant de minuit écoute épervier qui tiens les clefs de l'orient par le jour désarmé par le jet de pierre de la pluie écoute squale qui veille sur l'occident écoutez chien blanc du nord, serpent noir du midi qui achevez le ceinturon du ciel Il y a encore une mer à traverser oh encore une mer à traverser pour que j'invente mes poumons pour que le prince se taise pour que la reine me baise encore un vieillard à assassiner un fou à délivrer pour que mon âme luise aboie luise aboie aboie aboie et que hulule la chouette mon bel ange curieux. Le maître des rires? Le maître du silence formidable? Le maître de l'espoir et du désespoir? Le maître de la paresse? Le maître des danses? C'est moi! et pour ce, Seigneur les hommes au cou frêle reçois et perçois fatal calme triangulaire Et à moi mes danses mes danses de mauvais nègre a moi mes danses la danse hrise-carcan la danse saute-prison la danse il-est-beau-et-bon-et-légitime-d'être-nègre A moi mes danses et saute le soleil sur la raquette de mes mains mais non l'inégal soleil ne me suffit plus enroule-toi, vent, autour de ma nouvelle croissance pose-toi sur mes doigts mesurés je te livre ma conscience et son rythme de chair je te livre les feux où brasille ma faiblesse je te livre le chain-gang je te livre le marais je te livre l'intourist du circuit triangulaire dévore veut je te livre mes paroles abruptes dévore et enroule-toi et t'enroulant embrasse-moi d'un plus vaste frisson embrasse-moi jusqu'au nous furieux embrasse, embrasse NOUS mais nous ayant également mordus jusqu'au sang de notre sang mordus! embrasse, ma pureté ne se lie qu'à ta pureté mais alors embrasse comme un champ de justes filaos le soir nos multicolores puretés et lie, lie-moi sans remords lie-moi de tes vastes bras à l'argile lumineuse He ma noire vibration au nombril même du monde lie, lie-moi, fraternité âpre puis, m'étranglant de ton lasso d'étoiles monte, Colombe monte monte monte je te suis, imprimée en mon ancestrale cornée blanche. monte lécheur de ciel et le grand trou noir où je voulais me noyer l'autre lune c'est là que je veux pêcher maintenant la langue maléfique de la nuit en son immobile verrition! Étymologie CHEVAL, AUX, subst. masc. Étymol. et Hist. A. Début xiie s. désigne l'animal Lois G. le Conquérant, éd. J. E. Matzke, § 5 ; ca 1100 Roland, éd. J. Bédier, 890 ; spéc. ca 1195 cheval désigne le mâle Ambroise, Guerre sainte, 8296 ds ive ; 1873 désigne la viande Dumas ; 1. ca 1100 as chevals  montés sur des chevaux » Roland, 1095 ; d'où ca 1100 interj. as chevals ! ordre de monter à cheval Roland, 2986 ; av. 1661 à cheval  à califourchon » St Amand ds Fur. à cheval sur des coquesigruÃs ; 1835 fig. être à cheval sur  être très strict, ferme sur » Ac. ; a 1160-70 gent a cheval  soldat à cheval » Wace, Rou, III, 2651 ds Keller, p. 262a − 1668, Molière, Amphitryon, I, 1 ; av. 1511 hommes de cheval  cavaliers » Comm., IV, 1 ds Littré ; chevaux  soldats à cheval », v. chevau-légers ; b 1690  équitation » Fur. ; av. 1866 monde du cheval L. Reybaud ds Lar. 19e ; 2. a fin xiiie s. être a cheval  être insolent » Deuxième coll. anglo-norm. des Mir. de la Ste Vierge, éd. H. Kjellman, 48, 179 ; p. ext. av. 1622 mettre son opinion a cheval  la faire prévaloir » F. de Sal., Aut. de ms. Chigi, fo96a ds Gdf. Compl. ; b 1579 estre mal a cheval  être mal à l'aise » Lariv., les Ecol., V, 3, ibid. ; c av. 1592 monter sur ses grands chevaulx  s'emporter » Mont., iv, 193 ds Littré ; 3. 1539 medecine pour les chevaulx Est. ; d'où fig. 1690 médecine de cheval Fur. ; 1690 travail de cheval ibid. ; 1798 fièvre de cheval Ac. ; 4. 1690 fig. cheval de bataille Fur. ; 5. emplois fig. s'appliquant à une pers. 1670 cheval de carosse  homme grossier ou brutal » Molière, Le Bourgeois gentilhomme, II, 2 ; 1828 arg. cheval de retour  récidiviste » Vidocq, Mém. ds Esn. ; 1829 Hugo, Le Dernier jour d'un condamné, 667 − Ollendorff − ds Quem.. B. jeux au chevau fondu Gringore, Sottie contre Jules II, 109 ds Recueil de Sotties, Paris, éd. E. Picot, 1904, t. 2, p. 139 ; 1556 cheval de bois Argenterie de la reine, fos1 et 13 ds Gay ; 1680 fortif. cheval de frise Rich. ; 1768 technol. cheval  support » Encyclop. t. 27, ardoiserie d'Anjou, p. 12a ; 1891 petits chevaux désigne un jeu de hasard H. Bauer, au Soleil, Echo de Paris ds Guérin2 ; 1946 cheval d'arçon Ambrière, Les Grandes vacances, p. 310 ; 2. 1611 cheval marin  hippocampe » Cotgr.. Du lat. caballus d'abord  mauvais cheval » Lucilius ds TLL 3, 67, puis  cheval hongre » et  cheval de travail » terme pop., dès Varron est le substitut du lat. class. equus qu'il supplante ulté également la définition.*Expressions populaires Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille Éditions Balland, 2001 nous éclaire sur le sens d'expressions populaires bien connues Mettre le pied à l'étrier Zoologie Selon Matt Pagett, auteur de Le petit livre de merde titre original What shat that ?, Quick Publishing, 2007 ; édition française Chiflet & Cie, 2008 "Le cheval est un ongulé rassurez-vous, ce n'est pas une insulte !. On sait que cet animal a toujours été l'un des meilleurs auxiliaires de l'homme transports, agriculture, etc.. Il faut aussi de nos jours partie du paysage sportif pas de tiercé ou de polo sans lui. C'est donc un animal polyvalent, et il est normal que ses excréments le soient aussi. Description Des crottes assez grosses, brunes et arrondies. L'animal les dépose en tas. Quand elles sont fraÃches, leur odeur est vraiment forte. On peut y déceler le foin et l'herbe qui n'ont pas été digérés. un cheval produit en moyenne une quinzaine de crottes par jour. Crottin chaud Lorsqu'il y avait ni gaz ni électricité, on utilisait le crottin de cheval pour se chauffer, en le brûlant. Cette coutume est encore en vigueur dans certains pas. La seule fermentation du crottin produit de la chaleur. Au Moyen Âge, les alchimistes se livraient à des manipulations ésotériques, parmi lesquelles la "digestion", consistant à chauffer une substance pendant plusieurs semaines pour la décomposer en la plongeant dans une masse de crottin qui se consumait à chaleur constante. Autre usage plus utile le crottin de cheval mêlé à la terre permet à certaines plantes de pays froids de pousser. C'est ce qu'on appelle le compost, formé de plusieurs couches de crottin, de feuilles, d'épluchures de légumes, d'herbe coupée et d'autres végétaux. On bâche le tout, et on le maintient humide. Comme le crottin en léger et fibreux, la chaleur générée circule, et l'air aussi. Cigarettes Depuis toujours on trouve au Mexique des cigarettes à la merde de cheval qui, d'après les fumeurs, pourraient rappeler le goût des fameuses Lucky Strike. On ne sait pas ce qu'en pensait le cow-boy Malboro..."**Croyances populaires Paul Sébillot, auteur de Additions aux Coutumes, Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne Éditeur Lafolye, janv. 1892 relève des croyances liées aux cycles de la vie et de la nature La Mi-Carême passe à cheval par les routes, et elle a une hotte toute remplie de rubans. Si l'on veut avoir de ceux qu'elle distribue, il faut mettre une botte de foin près d'une croix ; lorsque le cheval a goûté du foin, elle laisse des rubans. Cette coutume s'appelle  chercher les rubans de la Mi-Carême. » Selon Grażyna Mosio et Beata SkoczeÅ„-Marchewka, auteurs de l'article "La symbolique des animaux dans la culture populaire polonaise, De l’étable à la forêt" 17 Mars 2009 Les chevaux, qui ont remplacé dans les villages les “saints” bÅ“ufs en tant qu’animaux de trait, n’ont pas réussi à recueillir la symbolique décidément positive qui permettait de les situer à la limite du monde terrestre et céleste, et de remplir la fonction de médiateur entre l’homme et Dieu. Dans de nombreuses cultures le cheval était un animal ambivalent lié au royaume des morts et des divinités lunaires, il apparaÃt aussi comme un attribut des divinités solaires Kowalski 1998 236-237. Dans les croyances populaires son rôle était tout au moins aussi ambigu. Il était souvent estimé être un animal impur, ayant de proches rapports avec les forces du mal MoszyÅ„ski 1967 559. On croyait qu’il était dirigé par Satan lui-même Tomicki 1981 34. Il pouvait prêter son apparence à des démons divers et même au diable PeÅ‚ka 1987 50. Ce dernier, figurant dans de nombreuses légendes populaires sous l’aspect d’un homme, pouvait cacher le sabot du cheval à la place du pied humain. Du fait des rapports du cheval avec les êtres démoniaques, tout contact avec lui pouvait s’avérer dangereux. Dans la région de Lublin on croyait que “là où se vautre le cheval, on ne peut passer par cet endroit ..., parce que cet homme pourrait attraper des douleurs d’estomac affreuses, ou bien des verrues sur les pieds et les mains” Kolberg 1962b 129. Tout à la fois le cheval lui-même était exposé à la forte activité des démons. Il pouvait en être protégé par divers moyens apotropaïques, tels que les plaquettes de laiton et les janissaires, les rubans rouges ou les chiffons suspendus à son harnais, qui par les sons émis ou leur couleur effarouchaient les puissances nocives. Les relations du cheval avec l’au-delà avaient pour conséquence qu’il pouvait lui-même effrayer les forces du mal et être de grande aide dans les pratiques médicales. C’est pourquoi encore dans les années quarante du XIXe siècle dans la région de Cracovie il était d’usage de placer des crânes de cheval sur les barrières ou dans l’étable au-dessus de la mangeoire Kolberg 1962a 106. Situés à la limite de la clôture, ils devaient protéger tous les habitants des mauvaises forces et des épidémies. On croyait aussi qu’ils avaient la puissance secrète de protéger contre les voleurs Biegieleisen 1929a 531. Les chevaux pouvaient servir à faire des présages. On observait leur comportement pendant les rites de passage, surtout pendant les noces et les funérailles. Les ébrouements des chevaux pouvaient présager la prospérité des jeunes époux, tout comme la rencontre d’un poulain. Le trébuchement du cheval ou le renversement de la charrette qui menait le jeune couple à son mariage pouvait par contre présager la mort de l’un des époux Kowalski 1998 240. Le fait que les chevaux transportant un défunt s’arrêtaient devant une maison présageait la mort proche de l’un des habitants. Le cheval pouvait voir ce qui était invisible pour les autres mortels. Le piaffement du cheval attelé à un chariot funéraire signifiait qu’à cet endroit la mort s’était arrêtée et que quelqu’un mourrait sous peu dans le village ZadrożyÅ„ska 1988 123-125. Le cheval apparaÃt aussi dans la culture populaire en tant que symbole de la fécondité et de l’abondance. D’où sa présence pendant les rites qui ont pour but de stimuler la nature à la vie et de libérer les forces de prolifération. Ce rôle était rempli par les groupes de chanteurs de noÃls déambulant dans les villages dans la période des fêtes hivernales et par les personnages déguisés rendant visite aux habitants pendant le carnaval. Parmi les nombreuses figures animales souvent il y avait aussi celle du cheval. Ils chantaient ”Là où le cheval passe, Là le seigle pousse” Dworakowski 1964 55. Dans le sud de la Pologne on faisait même entrer un animal vivant dans la maison Klimaszewska 1981 135. De même pendant les noces, jusqu’à la 1ère guerre mondiale sur le territoire de DobrzyÅ„ le garçon d’honneur entrait dans la maison à cheval, ou bien l’y conduisait pour assurer la fécondité et la prospérité Karwicka 1979 169. Le cheval personnifiait la sensualité et la volupté érotique. De nombreuses chansons et refrains populaires en font foi, où il trouve place dans le contexte des démarches des prétendants et de l’amour physique. Ils parlent de l’amant qui vient chez la jeune fille sur un cheval blanc, “d’abreuver le cheval” ou “de faire paÃtre le cheval”. Ce motif figurait souvent dans les refrains chantés pendant les noces."**Symbolisme Dans le Dictionnaire des symboles 1969, édition revue et corrigée 1982 de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que "Une croyance, qui paraÃt ancrée dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement le cheval aux ténèbres du monde chtonien, qu'il surgisse, galopant comme le sang dans les veines, des entrailles de la terre ou des abysses de la mer. Fils de la nuit et du mystère, ce cheval archétypal est porteur à la fois de mort et de vie, liée au feu, destructeur et triomphateur, et à l'eau, nourricière et asphyxiante. La multiplicité de ses acceptions symboliques découle de cette signification complexe des grandes figures lunaires, où l'imagination associe par analogie la terre dans son rôle de Mère, son luminaire la lune, les eaux et la sexualité, le rêve et la divination, la végétation et son renouvellement périodique. Aussi les psychanalystes ont-ils fait du cheval le symbole du psychisme inconscient ou de la psyché non-humaine., archétype voisin de celui de la Mère, mémoire du monde, ou bien de celui du temps, puisqu'il est relié aux grandes horloges naturelles ou encore de celui de l'impétuosité du désir. Mais la nuit conduit au jour et il arrive que le cheval, suivant ce processus, quitte ses sombres origines pour s'élever jusqu'aux cieux, en pleine lumière. Vêtu d'une blanche robe de majesté, il cesse alors d'être lunaire et chtonien et devient ouranien ou solaire, au pays des dieux bons et des héros ce qui élargit encore l'éventail de ses acceptions symboliques. Ce blanc cheval céleste représente l'instinct contrôlé, maÃtrisé, sublimé, il est, selon l'éthique nouvelle, la plus noble conquête de l'homme. Mais il n'y a pas de conquête éternelle, et en dépit de cette claire image, le cheval ténébreux poursuit toujours au fond de nous sa course infernale il est tantôt bénéfique, tantôt maléfique. Car le cheval n'est pas un animal comme les autres. Il est la monture, le véhicule, le vaisseau, et son destin est donc inséparable de celui de l'homme. Entre eux deux intervient une dialectique particulière, source de paix ou de conflit, qui est celle du psychique et du mental. En plein midi, entraÃné par la puissance de sa course, le cheval galope à l'aveugle, et le cavalier, les yeux grands ouverts, prévient ses paniques, et le dirige vers le but qu'il s'est assigné ; mais la nuit, quand le cavalier à son tour devient aveugle, le cheval peut se faire voyant et guide ; c'est lui alors qui commande, car lui seul peut franchir impunément les portes du mystère inaccessible à la raison. Qu'il y ait entre eux conflit et la course entreprise peut mener à la folie et à la mort ; qu'il y ait accord, et elle se fait triomphale. Les traditions, les rites, le mythes, contes et poèmes qui évoquent le cheval ne font qu'exprimer les mille et une possibilités de ce jeu des ténèbres et des pouvoirs magiques La steppe d'Asie centrale, pays de cavaliers et de chamans, a conservé dans ses traditions et sa littérature l'image du cheval chtonien, dont les pouvoirs mystérieux sont un supplément à ceux de l'homme, là où s’arrêtent ceux-ci, au seuil de la mort. Clairvoyant, familier des ténèbres, il exerce des fonctions de guide et d'intercesseur, en un mot de psychopompe. L'épopée Kirghiz d'Er-Töshtük est à cet égard significative. Pour retrouver son âme ravie par un magicien, Töshtük, tout héros qu'il soit, doit en quelque sorte abdiquer sa propre personnalité pour se fier aux pouvoirs supranormaux du cheval magique Tchal-Kouirouk, qui lui permettra d'accéder au monde du dessous et d'en déjouer les embûches. Tchal-Kouirouk, ce Bayard asiatique, entend et parle, lui aussi, comme un homme ; dès le début de cette chevauchée fantastique, il avertit son maÃtre du renversement de pouvoirs qui doit s'opérer. Ta poitrine est large, mais ton esprit est étroit ; tu ne réfléchis à rien. Tu ne vois pas ce que je vois, tu ne sais pas ce que je sais... Tu as le courage, mais tu n'as pas l'intelligence. Et d'ajouter enfin, ce qui résume admirablement ses pouvoirs Je puis marcher dans les eaux profondes. Mais Tchal-Kouirouk, qui participe à la fois des deux mondes, ne peut passer de l'un à l’autre qu'au prix des plus cruels supplices, et lui-même, chaque fois que la situation l'exige, demande à son cavalier de lui arracher à coups de fouet des morceaux de chair gros comme des moutons pour rendre ses vertus efficaces ; l'image est significative à chaque fois s'opère un processus initiatique. Il n'est que de lire cette épopée pour pénétrer le sens profond de certaines traditions chamaniques. Ainsi, chez la plupart des Altaïques, la selle et le cheval du mort sont-ils déposés près du cadavre, afin d'assurer au défunt son dernier voyage. Chez les Bouriates, le cheval d'un malade - censé avoir momentanément perdu son âme - est attaché près de la couche de son maÃtre pour qu'il signale le retour de l'âme, qu'il manifeste en se mettant à trembler. Si un chaman vient à mourir, on le dépose sur son tapis de selle, la selle elle-même servant d'oreiller, on lui met en mains les rênes, un arc et des flèches. Chez les Beltir, le cheval du mort est sacrifié, afin que son âme guide celle de l'homme, et il est significatif que sa chair soit ensuite partagée entre les chiens et les oiseaux, eux aussi psychopompes, habitués des deux mondes transcendants du dessous et du dessus. Ce sacrifice du cheval au maÃtre défunt est si courant qu'on l'a même considéré comme un des éléments constitutifs auxquels on reconnaÃt les civilisations primitives de l'Asie. Il est attesté chez de nombreux peuples indo-européens et jusque chez les Anciens méditerranéens dans l'Iliade, Achille sacrifie quatre cavales sur le bûcher funéraire de Patrocle, son ami sans reproches elles conduiront le défunt au royaume d'Hadès. Le cheval, de par son pouvoir de clairvoyance, et sa connaissance de l'autre monde, joue également un très grand rôle dans les cérémonies chamaniques. L'esprit bénéfique du chaman altaïque qui accompagne celui-ci dans ses voyages divinatoires, possède des yeux de cheval qui lui permettent de voir à trente jours de voyage ; il veille sur la vie des hommes et en informe le Dieu suprême. La plupart des accessoires de la transe chamanique sont en rapport avec le cheval. Ainsi le tambour rituel, dont le battement rythmique provoque et entretient la crise, est-il tendu le plus souvent de peau de cheval ou de cerf ; les Yakoutes et d'autres peuples le nomment expressément le cheval du chaman. Enfin, pour se rendre dans l’autre monde, les chamans utilisent souvent une canne coudée en tête de cheval, dite canne-chevaline dont ils usent comme d'un cheval vivant ce qui n'est pas sans rappeler le manche à balai de nos sorciè métamorphosé en cheval le possédé et l'initié La place éminente occupée par le cheval dans les rites extatiques des chamans nous amène à considérer le rôle de cet animal dans les pratiques dionysiaques et, plus généralement, dans les rites de possession et d’initiation. Et d'emblée, une constatation s'impose dans le Vaudou haïtien et africain, dans le Zar abyssin comme dans les anciens mystères d'Asie Mineure, le renversement des rôles entre cheval et cavalier, ci-dessus esquissé, se poursuit pour atteindre ses plus extrêmes conséquences. Dans toutes ces traditions, l'homme, c'est-à -dire le possédé, devient lui-même cheval, pour être monté par un esprit. Les possédés du Vaudou sont nommés expressément, en Haïti comme au Brésil et en Afrique, les chevaux de leurs Loa ; même chose en Abyssinie où, au moment de la Wadaja danse collective des possédés, le possédé s'identifie à son Zar, n'étant plus que son cheval, qui obéit comme un cadavre aux caprices que l'esprit lui commande. Le même rituel, avec les mêmes termes, était encore pratiqué en Égypte au début de ce siècle, selon Jeanmaire. Les pratiques dionysiaques d'Asie Mineure ne font pas exception à ce qui apparaÃt là comme une règle. On disait des adeptes des mystères qu'ils étaient chevauchés par les dieux. Les figures hippomorphes abondent dans l'entourage de Dionysos, le Grand-MaÃtre des pratiques extatiques ainsi les Silènes et les Satyres, compagnons des Ménades dans le cortège dionysiaque, sont des hommes-chevaux, tout comme les Centaures, que ce dieu enivra, provoquant ainsi leur lutte avec Héraclès. Les héroïnes des traditions légendaires relatives à l'orgiasme bacchique, précise Jeanmaire, portent des noms dans la composition desquels entre avec une fréquence remarquable le composant hippé.. ou des épithètes qui éveillent également l'idée de qualités chevalines. Sans doute peut-on comprendre par là pourquoi, dans les anciennes traditions chinoises, les néophytes étaient appelés jeunes chevaux, lors de leur initiation. Les initiateurs, eux, ou les propagateurs de nouvelles doctrines, étaient appelés marchands de chevaux. Tenir une réunion initiatique, plus ou moins secrète, se traduisait par lâcher les chevaux. Si le cheval symbolise les composantes animales de l'homme, il doit surtout à la qualité de son instinct qui le fait apparaÃtre comme doué de clairvoyance. Coursier et cavalier sont intimement unis. Le cheval instruit l'homme, c'est-à -dire que l'intuition éclaire la raison. Le cheval enseigne les secrets, il se dirige d'une façon juste. Dans la mesure où la main du cavalier le conduit dans une fausse voie, il découvre les ombres, les fantômes ; mais il risque de devenir un allié du démon L'initiation chevaleresque de l'Occident médiéval n'est pas sans analogie avec la symbolique du cheval, monture privilégiée de la quête spirituelle. Son prototype est en quelque sorte le combat contre la chimère mené par Bellérophon chevauchant Pé donc, après avoir été considéré comme psychopompe et voyant, le cheval devient le Possédé, adepte des divins mystères, qui abdique sa propre personnalité pour que celle d'un Esprit supérieur se manifeste à travers lui, fonction passive qui est indiquée dans le double sens du mot chevaucher et être chevauché. Il est alors à remarquer que les habitants du panthéon vaudou - les Loa - qui viennent chevaucher leurs possédés ne sont pas tous des esprits infernaux ; nombre de Loa, parmi les plus importants, sont des Loas blancs, des esprits célestes, ouraniens. Le cheval, symbole chtonien, accède donc ainsi à sa plus extrême valorisation positive, où les deux plans du dessus et du dessous se manifestent indifféremment par son truchement, c'est-à -dire que sa signification devient cosmique. On rejoint par là le symbolisme du sacrifice védique du cheval, l'Açvamedha, rituel d'un caractère essentiellement cosmogonique, comme le souligne Mircea Eliade Le cheval est alors identifié au Cosmos et son sacrifice symbolise - c'est-à -dire reproduit - l'acte de la création. Certaines figures de la mythologie grecque, dont celle de Pégase, représentent, elles, non la fusion des deux plans du dessus et du dessous, mais le passage, la sublimation de l'un à l'autre Pégase porte sa foudre à Zeus ; il est un cheval céleste ; son origine est pourtant chtonienne puisqu'il est né, soit des amours de Poséidon et de la Gorgone, soit de la Terre fécondée par le sang de la Gorgone. On peut donc dire qu'il représente la sublimation de l'instinct, et non plus le magicien ou le possédé, mais le Sage initié.Les chevaux de la mort La valorisation négative du symbole chtonien fait, elle, du cheval, une cratophanie infernale, une manifestation de la mort, analogue à la faucheuse de notre folklore. En Irlande, le héros Conal I Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cùchulainn, le Gris de Macha c'est le roi des chevaux d'Irlande et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine le Gris refuse de se laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal I Cernach, vers les corps de son maÃtre ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir. Les chevaux de la mort, ou présages de mort, abondent, de l'Antiquité grecque au Moyen Âge, et s'étendent à tout le folklore européen. Chez les Héllènes déjà , dans l'antique version de la clef des songes qu'est l'ouvrage d'Artémidore, rêver d'un cheval est signe de mort pour un malade. Déméter d'Arcadie, souvent représentée avec une tête de cheval, est identifiée à l'une des Érinyes, ces terribles exécutrices de la justice infernale. Elle enfante, également de Poséidon, un autre cheval, Aréion, monture d'Héraclès. Les Harpies, démons de la tempête, de la dévastation et de la mort, sont représentées comme des figures ambiguÃs, à la fois femmes-oiseaux et juments ; l'une d'elle est la mère des chevaux d'Achille, une autre celle des coursiers qu'offre Hermès aux Dioscures. Ahriman, le diable du Zoroastrisme, se présente souvent sous la forme d'un cheval, pour tuer ou enlever ses victimes. La plupart des chevaux de la mort sont noirs, tel Charos, dieu de la mort des Grecs modernes. Noirs sont aussi le plus souvent ces coursiers de la mort, dont la chevauchée infernale poursuivit longtemps les voyageurs égarés, en France comme dans toute la Chrétienté Un soir vers la minuit ...Tout seul oultre le Loir et passant un détourJoignant une Grande Croix, dedans un carrefourJ’ouïs, ce me semble, une aboyante chasseDe chiens qui me suivaient pas à pas à la vis auprès de moi sure un grand cheval noirUn homme qui n'avait que les os, à le voir,Me tendant une main pour me monter en croupe...Une tremblante peur me courut par les os...Ronsard, Hymne aux démons Mais il en est aussi de pâles, de blêmes, que l'on confond souvent avec le cheval blanc ouranien, dont la signification est exactement contraire. Si ces chevaux blêmes sont parfois dits blancs, il faut entendre par là la blancheur nocturne, lunaire, froide, faite de vide, d'absence de couleurs, tandis que la blancheur diurne, solaire, chaude, est, elle, pleine, faite de la somme des couleurs. Le cheval blême est blanc comme un suaire ou un fantôme. Sa blancheur est voisine de l'acception la plus courante du noir c'est la blancheur du deuil, telle que l'entend le langage commun, lorsqu'on parle de nuits blanches ou de blancheur cadavérique. C'est le cheval pâle de l'Apocalypse, le cheval blanc, présage de mort dans les croyances allemandes et anglaises. Ce sont tous les chevaux néfastes, complices des eaux tourbillonnantes, que l'on rencontre dans le folklore franco-allemand, depuis le Schimmel Reiter qui détruit les digues pendant la tempête, la Blanque Jument du Pas-de-Calais et le Bian Cheval de Celles-sur-Plaine, jusqu'au Drac, beau cheval blanc qui saisit les voyageurs pour les noyer dans le Doubs. Au Moyen Âge, la civière s'appelait cheval de Saint-Michel ; le cheval symbolisait l'arbre de mort. Ces derniers exemples illustrent la valorisation négative du cheval lunaire, associé à l'élément eau ; nous examinerons plus loin sa valorisation positive. C'est, pour finir, le lourd et inquiétant cheval au regard fixe, qui hante l'imagination d'Albrecht Dürer. Sémantiquement, Krappe voit ce cheval sinistre, qu'il soit noir ou blême, à l'origine même du français cauchemar ou de l'anglais nightmare la mahrt allemande jument est un démon chtonien, comme le mot l'indique comparer vieux slavon mora sorcière ; russe mora spectre ; polonais mora, tchèque mura cauchemar ; latin mors, mortis, vieil irlandais marah mort épidémie ; lituanien maras mort, peste ; lettonien meris peste et la sinistre Morrigain irlandaise. Les chevaux de mort ou de cauchemar hantent le folklore celtique le March-Malaen Malaen, latin Malignus est un des trois fléaux de l'Ãle de Bretagne ; les Kelpies d'Ecosse sont des chevaux-démons et le folklore breton est rempli d'anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ce folklore, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, ou une âme en peine ; ou bien ils sont la monture d'un héros de ces chasses maudites, tout à l’heure évoquées par Ronsard, et dont le plus célèbre est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin un gibier inaccessible. Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse Arthur est accompagnée d'une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typiquement lunaire. Dontenville voit dans ce roi Arthur un homologue celtique du Wotan germanique. Une légende voisine, celle de la Dame Blanche est à examiner, car elle renverse la polarisation du symbole en lui donnant une signification sexuelle, en même temps que le coursier de cette nouvelle chevauchée fantastique devient d'une blancheur éclatante dans le Jura comme dans le Périgord, la Dame à la robe blanche passe par-dessus les bois agités et l'on entend ses chevaux, ses lévriers, les piqueurs et sa trompe aux sons harmonieux. Cette musique, d'abord guerrière, puis apaisée, doit ouvrir les portes embrasées de la volupté. Coursier d'une blancheur éclatante, musique guerrière puis voluptueuse, voilà que s'amorce l'ascension du symbole cheval, du domaine chtonien à l' sacrifice du cheval L'enchaÃnement symbolique Terre-Mère, Lune-Eau, Sexualité-Fertilité, Végétation-Renouveau périodique permet de découvrir d'autres aspects de ce symbole. Bien des auteurs ont expliqué le processus par lequel les divinités chtoniennes deviennent, dans les civilisations de cultivateurs, des divinités agraires. Le cheval, dans ses métamorphoses symboliques, ne fait point exception à cette règle. Frazer en donne de multiples exemples. A Rome, les chevaux destinés à la cavalerie sont consacrés à Mars du 27 février au 14 mars, les Equinies c'est le début des expéditions militaires. Quand elles prennent fin, six mois plus tard, on sacrifie, une fois l'an, le 15 octobre, au lendemain des récoltes, un cheval dédié à Mars. Sa tête est garnie de grains en remerciement de la moisson engrangée ; car Mars défend la collectivité, aussi bien contre les fléaux des cultures que contre les ennemis des hommes. La queue de l'animal était portée à la maison du roi avec une grande célérité, afin que le sang coulât sur le foyer de sa maison... Il semble en outre que l'on recueillait le sang du cheval et qu'on le gardait jusqu'au vingt et un avril ; les vestales le mêlaient alors au sang des veaux non encore nés que l'on avait sacrifiés six jours auparavant ; on distribuait le mélange aux bergers, qui, avec d'autres ingrédients, le brûlaient et s'en servaient pour fumiger leurs troupeaux. Ce sacrifice du cheval constituerait, suivant une expression de Dumézil, une sorte de capitalisation royale de la victoire. L'usage de couper la queue, remarque Frazer, ressemble à la coutume africaine Guinée, Grand Bassam qui consiste à couper la queue des bÅ“ufs et à l'offrir en sacrifice pour avoir une bonne récolte. Dans la coutume romaine comme dans l'africaine, l'animal représente apparemment l'esprit du blé, et son pouvoir fertilisant passe pour résider en particulier dans sa queue. Par la rapidité de sa course, qui l'associe au temps et donc à la continuité de celui-ci, le cheval, qui, d'autre part, traverse indemne les pays de la mort, et du froid, donc l'hiver, le cheval, porteur de l'esprit du blé, de l'automne au printemps, comble la faille hivernale et assure l'indispensable renouveau. Ce même rôle d'esprit du blé - ou de toute autre céréale - lui est attesté dans de nombreuses autres traditions. Ainsi était-il coutumier, en France et en Allemagne, qu'à l'époque des moissons le plus jeune cheval du village fût fêté et entouré de soins particuliers, car c'était à travers lui que devait être assurée la nouvelle germination ; jusqu'aux prochaines semailles, on disait qu'il portait en lui l'esprit du blé. En Irlande, selon le récit d'un témoin oculaire, également rapporté par Frazer, au cours d'une cérémonie des feux de la Saint-Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaÃtre une grande construction en bois d'environ huit pieds de longueur, munie à l'une de ses extrémités d'une tête de cheval, et recouverte d'un drap blanc qui cachait l'homme qui la portait. On l'accueillit par des grands cris Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand je demandai ce que représentait le cheval, conclut le narrateur, on me répondit tout le bétail. D'esprit du blé, le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu'expliquent son dynamisme et sa force impulsive et généreuse. Le détail d'autres cérémonies agraires souligne cette interprétation. Ainsi, en Assam, chez les Garo, pour célébrer la fin des moissons, un cheval en effigie, de couleur blanche, et assez semblable à celui de la Saint-Jean d'Irlande, est jeté à la rivière après une danse au cours de laquelle on le bombarde avec des Å“ufs. On sait que les esprits des eaux font partie du cycle lunaire et qu'ils régissent la germination et la croissance des plantes. L'association cheval-Å“ufs renforce les pouvoirs de cet esprit du riz. La tête du masque, noter Frazer, est conservée jusqu'à l'année suivante, de même qu'à Rome la tête du cheval sacrifié était conservée, clouée sur la porte d'une citadelle. L'affinité du cheval et des eaux courantes est clairement soulignée par cette ancienne tradition des pêcheurs du fleuve Oka affluent de la Volga qui voulait qu'au début du printemps, le 15 avril, date à laquelle fondaient les dernières glaces, les pêcheurs volent un cheval pour l'offrir en le noyant au Grand-Père des eaux, qui s'éveillait ce jour-là - Tiens, Grand-Père, disaient les pêcheurs, accepte ce cadeau et protège notre famille c'est-à -dire notre tribu. Ce sacrifice du cheval par immersion dans les eaux d'un fleuve semble avoir été pratiqué par d'autres peuples indo-européens, dont les premiers Grecs, soi l'on en croit cette imprécation d'Achille aux meurtriers de Patrocle Iliade, 21 Le beau fleuve aux tourbillons d'argent ne vous défendra pas. Vous aurez beau lui immoler force taureau et jeter tout vivants dans ses tourbillons des chevaux aux sabots massifs ; vous n'en périrez pas moins d'une mort divinité des eaux. Participant du secret des eaux fertilisantes, le cheval connaÃt leur cheminement souterrain ; c'est ce qui explique que, depuis l'Europe jusqu'en Extrême-Orient, il passe pour avoir le don de faire jaillir des sources du choc de son sabot. Ce sont, en France, les sources ou fontaines Bayard, qui jalonnent, dans le Massif central, le périple des quatre fils Aymon, portés par le célèbre cheval magique. Pégase lui-même inaugure cette tradition en créant la source Hippocrène - Source du cheval - non loin du bois sacré des Muses ; les Muses s'y réunissaient pour chanter et danser, son eau passait pour favoriser l'inspiration poétique. Le cheval, ici, éveille l'imaginaire, comme il éveillait précédemment la nature, au moment du renouveau. On comprendra dès lors que le cheval puisse également être considéré comme un avatar, ou un auxiliaire, des divinités de la pluie. En Afrique, chez les Ewe, le dieu de la pluie sillonne le ciel sur une étoile filante, qui est son cheval. Chez les Bambara du Mali, les initiés de la société Kwore, dans leurs rites pour appeler la pluie, enfourchent des chevaux de bois, qui représentent les chevaux ailés, sur lesquels les génies qu'ils évoquent mènent leurs batailles célestes contre ceux qui veulent empêcher la chute des eaux fécondantes. Plus généralement parlant, le symbole du cheval chez les Bambara, selon Zahan, englobe les notions de vitesse, d'imagination, d'immortalité il est donc très voisin de Pégase. Analogiquement, ce cheval des Bambara correspond à l'enfant et à la parole, ce qui explique que la même plante le koro qui évoque l'énergie du discours et l'abondance des paroles soit utilisée indifféremment pour fortifier les enfants débiles et pour rendre fécondables les juments sté exemple ajoute aux images déjà mentionnées celle de l'enfant qui, comme la source, manifeste l'éveil des forces impulsives et du désir. Mais, que l'on passe le seuil de la puberté et c'est alors que le cheval devient pleinement, selon le mot de Paul Diel, le symbole de l'impétuosité du désir, de la Jeunesse de l'homme, avec tout ce qu'elle contient d'ardeur, de fécondité, de générosité. Le Rig-Véda l'évoque en ces termes, dans L'Hymne à Agni Comme une abondance agréable, comme une riche demeure,Comme une montagne avec ses puissances, comme un flot salutaire,Comme un cheval qui se précipite d'un élan sur la route, Comme une rivière avec ses flots, qui pourrait t'arrêter ! Il est significatif que dans ces vers les notions d'eau courante et de feu Agni soient associés. Symbole de force, de puissance créatrice, de jeunesse, prenant une valorisation sexuelle autant que spirituelle, le cheval participe dès lors symboliquement des deux plans chtonien et ouranien. Cela nous conduit à évoquer le cheval blanc, dans son acception solaire, lumineuse. Il est intéressant, au passage, de noter qu'il y a aussi deux acceptions symboliques du cheval noir ; dans la poésie populaire russe, en effet, celui que nous avions jusqu'alors exclusivement considéré comme le coursier de la mort devient le symbole de la jeunesse et de la vitalité triomphante. Le cheval noir court, la terre tremble, et de ses naseaux, la flamme sort, de ses oreilles la fumée, sous ses sabots jaillissent des étincelles. Ce sont ces chevaux noirs que l'on attelle, dans les contes de fées, au carrosse du mariage ; ce sont donc bien les chevaux du désir libéré ; ce sont eux encore qu'évoque avec nostalgie une chanson populaire toute récente Ohé mes jeunes années !Ohé mes chevaux noirs ! Et la même image est reprise en 1964, dans la Desna enchantée par le cinéaste soviétique Alexandre Dovjenko Mes années ont passé, mon jour décline, je ne vole plus ; je regrette le passé et j'ai tant envie de seller mes chevaux noirs... Où êtes vous, où êtes-vous ! A l'extrême, les mots de cheval et de poulain, ou de jument et de pouliche, prennent une signification érotique revêtant la même ambiguïté que le mot chevaucher. Plus d'un poète s'en est inspiré ; Lorca, par exemple, dans la célèbre Romance à la femme infidèle Cette nuit-là j'ai courula plus belle de mes routesmonté sur une pouliche de nacresans bride et sans étriers.trad. F. Gattegno, in Romancero Gitan, Charlot, Alger, 1942. Cette métaphore d'un poète moderne puise aux sources du symbolisme indo-européen. De même que le cheval a représenté la force fécondante, l'instinct et par sublimation l'esprit, il est arrivé que la jument incarne le rôle de la Terre-Mère dans la hiérogamie fondamentale Terre-Ciel, qui préside aux croyances des peuples d'agriculteurs. Nous avons cité la Démeter à tête de cheval, déesse de la fertilité. Il est dit qu'elle s'unit à un mortel - le plus beau Jason - dans les sillons d'un champ fraÃchement labouré. Ce théâtre dionysiaque ne faut pas seulement mythique. Dans les rites d'intronisation des rois d'Irlande, au XIIè siècle, tels qu'ils sont rapportés par Schröder, le futur roi, au cours d'une cérémonie solennelle, devait s'unir à une jument blanche. Celle-ci était ensuite sacrifiée et sa chair, bouillie, partagée dans un festin rituel, auquel le roi seul ne prenait point part. Mais il lui fallait ensuite se baigner dans le chaudron contenant le bouillon de l'animal. L'analyse de ce rite est éloquente. Il apparaÃt en effet que, par leur accouplement, l'homme et la jument reproduisent le mariage ourano-chtonien ; le futur roi se substitue à la divinité céleste pour féconder la Terre représentée par la bête. Mais, dans la dernière épreuve de ce rituel, celle du bain de bouillon, il opère un véritable regressus ad uterum le chaudron représente le ventre de la Terre-Mère et le bouillon les eaux placentaires. De ce bain, au caractère typiquement initiatique, le futur roi renaÃt, ayant reçu, comme au cours d'une seconde gestation, communication des pouvoirs les plus subtils, les plus secrets, de la Terre-Mère qu'il avait éveillée sous la forme de la jument. Il quitte par cette double opération la condition humaine pour se hisser au niveau du sacré, inséparable de la condition royale. Le coursier solaire. Chtonien à l'origine le cheval devient peu à peu solaire et ouranien. Il est frappant, après l'exemple précédent, de constater que les Ouralo-Altaïques représentent, eux, la hiérogamie Terre-Ciel par le couple Cheval Blanc-BÅ“uf Cendré. Le cheval, - mâle bien entendu - est ici une épiphanie céleste. Les chevaux tirent le char du soleil et lui sont consacrés. Le cheval est l'attribut d'Apollon, en sa qualité de conducteur du char solaire. N'oublions pas que, dans le folklore, les chevaux voient et entendent. Dans une miniature de l'Hortus deliciarum d'Herrade de Landsberg, le char du soleil est tiré par deux ou quatre chevaux, et celui de la lune par des bÅ“ufs. Il s'agit de la reprise d'un thème antique. Dès les temps préhistoriques, le soleil est représenté sur un char pour signifier son déplacement. Ce char deviendra celui d'Apollon. Elie, tel Mithra remontant au ciel dans le char du soleil, s'élève sur un char de feu traÃné par des chevaux. Dans la Bible II, Rois, 23, 11, il est fait allusion au char du soleil. On voit aussi le char du Pharaon englouti par la mer Rouge, sur une fresque de Saint-Savin. Tel est aussi le cheval indien asha, qui signifie littéralement le pénétrant ; sa pénétration est celle de la lumière. Les Ashvins à tête de cheval, qui sont en rapport avec le cycle quotidien du jour et de la nuit, sont fils d'un cheval et d'une jument - tous deux symboles solaires - qui incarnent le Dharma la loi et la Connaissance. L'isomorphisme des Ashvins et des Dioscures a été souligné par Mircea Eliade. Emblème tantrique du Boddhisattva Avalokiteshvara, le cheval symbolise la puissance de sa grâce, diffusée aux quatre orients. Dans le Bardo Thôdol, Ratnassambhava, Bouddha du Sud et symbole solaire, est assis sur un trône fait de chevaux. C'est aussi, assure-t-on, un symbole de sagacité et de beauté formelle. Paul Valéry l'a décrit sous les traits d'une aérienne danseuse Le réalisme et le style, l'élégance et la rigueur s’accordent dans l'être luxueusement pur de la bête de race. Le cheval marche sur les pointes. Quatre ongles le portent. Nul animal ne tient de la première danseuse, de l'étoile du corps de ballet comme un pur-sang en parfait équilibre, que la main de celui qui le monte semble tenir suspendu et qui s'avance au petit pas en plein soleil. Dans les textes bouddhiques aussi bien que dans ceux de l'Inde et même de la Grèce platonisante, les chevaux sont surtout les symboles des sens attelés au char de l'esprit, l'entraÃnant ici et là , s'ils ne sont guidés par le Soi, qui est le maÃtre du char. D'une manière analogue, l'enseignement du Bardo est dit être semblable au contrôle de la bouche du cheval par les brides. Tout cela n'est pas sans rappeler le symbolisme de Pégase. Ici apparaissent, non seulement tous les chevaux ailés, mais aussi les associations cheval-oiseau, dont mythologies et traditions nous offrent d'innombrables exemples, toujours associés à un contexte ourano-solaire ainsi dans le Rig-Veda, le soleil est-il étalon ou oiseau. Poussant plus loin cet enchaÃnement d'analogies, la vivacité du cheval en fait souvent, dans son acception ouranienne, une épiphanie du vent quatre chevaux, dans les contes arabes, représentent les quatre vents, et, en Chine, il est la monture de Vâyu, divinité du vent. Borée, son homologue de la mythologie grecque, se fait cheval pour séduire les cavales d'Erichtonios, qui engendreront ainsi douze poulains si légers que, lorsqu'ils couraient sur un champ de blé, ils ne courbaient pas les épis sous leur poids, et quand ils couraient sur la surface de la mer, ils ne la ridaient pas. Mais le même Borée engendre également des chevaux d'une Érinye, puis d'une Harpie cette fois le cheval naÃt donc d'un mariage chtono-ouranien, porteur de violence. Dans ce mécanisme ascensionnel qui - comme on le voit par cet exemple - ne le coupe pas de ses origines, le cheval devient peu à peu un symbole guerrier, et même l'animal de guerre, par excellence. On a vu que le cheval sacrifié annuellement à Rome était consacré à Mars. Le Guerrier, en effet, participe des deux plans ouranien et chtonien ; semeur de mort, infernal dans sa lutte, il s'élève aux cieux, par son triomphe ou pas son sacrifice. Ce cheval-guerrier est omniprésent dans les épopées celtiques. Il est souvent caractérisé par sa robe alezane, couleur de feu. On a retrouvé dans un trésor celtique, à Neuvy-en-Sullias Loiret un cheval votif accompagné d'une inscription à Rudiobus Le Rouge c'est le cheval roux de l'Apocalypse, annonciateur de guerre et d'effusion de sang. Dans la tradition védique, le cheval sacrifié symbolise le Cosmos. Le char du Soleil, dans le Rig-Veda, est tiré par un ou par sept chevaux. Le cheval participe du double symbolisme solaire et de sa double valence force féconde quand il brille, force meurtrière quand il sombre dans la nuit. Les chevaux sont attelés aussi aux chars funé cheval de majesté. Solaire, attelé au char de l'astre, le cheval blanc devient l'image de la beauté accomplie, par le règne de l'esprit le MaÃtre du Char sur les sens. Blanc, mais d'une blancheur éclatante, le cheval est le symbole de la majesté. Il est le plus souvent monté par celui qui est nommé Fidèle et Véritable Apocalypse, 19, 11, c'est-à -dire par le Christ. Suivant le texte de l'Apocalypse, les armées célestes qui l'accompagnent chevauchent des coursiers blancs. C'est pourquoi l'on verra dans les miniatures des anges sur des chevaux. Dans la cathédrale d'Auxerre, une fresque partagée par une croix grecque présente dans son centre le Christ sur un cheval blanc. De la main droite, il tient un bâton noir qui figure le sceptre royal signifiant son pouvoir sur les nations. Dans les quatre anges, des anges, les ailes déployées et montés à cheval, lui font escorte. Un cheval blanc porte un nimbe croisé et remplace l'agneau à l'autel souterrain de Notre Dame de Montmorillon. Au terme de cette ascension, domine la figure symbolique du blanc cheval de majesté, monture des Héros, des Saints et des conquérants spirituels. Toutes les grandes figures messianiques montent de tels coursiers. Ainsi en Inde Kalki, l'avatar futur, cheval lui-même, reviendra cheval blanc. C'est encore sur un cheval blanc qu'est attendu le prophète Mohammed, à son nouvel avènement. Monture du Bouddha pour le Grand Départ, le cheval blanc est enfin, sans cavalier, la représentation du Bouddha lui-même. En conclusion, il apparaÃt que le Cheval constitue un des archétypes fondamentaux que l'humanité ait inscrits dans sa mémoire. Son symbolisme s'étend aux deux pôles - haut et bas - du Cosmos, et par là est réellement universel. Dans le monde du dessous, le Chtonien, nous avons vu en effet que le cheval apparaÃt comme un avatar ou un ami des trois éléments constituants, feu, terre, eau, et de son luminaire, la lune. Mais nous l'avons vu aussi dans le monde du dessus, l'Ouranien, associé à ses trois éléments constituants, air, feu et eau - ces deux derniers entendus cette fois dans leur acception céleste - et à son luminaire, le Soleil. Des chevaux mènent le char du Soleil, des chevaux mènent le char de la Lune, au fronton du Parthénon. Le cheval passe avec une égale aisance de la nuit au jour, de la mort à la vie, de la passion à l'action. Il relie donc les opposés dans une manifestation continue. Il est essentiellement manifestation il est Vie et Continuité, par-dessus la discontinuité de notre vie et de notre mort. Ses pouvoirs dépassent l'entendement il est donc Merveille et il ne faut pas s'étonner que l'homme l'ait si souvent sacralisé, de la préhistoire à l'histoire. Un seul animal le dépasse peut-être en subtilité dans le bestiaire symbolique de tous les peuples le serpent, plus également réparti sur tous les continents, et qui, comme lui, à l'image du temps, coule incessamment, de bas en haut et de haut en bas, entre les enfers et les cieux. Dans ce perpétuel va-et-vient, les chemins secrets du cheval et du serpent sont ceux de l'eau tous deux hantent les sources et les fleuves. Aussi chevaux et serpents sont-ils souvent les héros interchangeables de maintes histoires merveilleuses ; ou bien ils s'unissent, donnant naissance à un monstre étrange, hippo-ophidien. C'est le cheval-dragon Long-Ma qui, en Chine, apporte le Ho t'ou -diagramme du fleuve, appelé aussi Ma t-ou, diagramme du cheval - à Yu-le-grand évidente relation avec le symbolisme du Verbe, qui appelle à nouveau le parallèle avec Garuda. Le cheval se substitue au dragon dans d'innombrables légendes chinoises, du Li-sao de Kiu-yuan au Si-yeou ki. Dans l'un et l'autre de ces deux cas, ils contribuent à la quête de la Connaissance ou de l'Immortalité. Ce n'est sans doute pas un hasard non plus si les ancêtres des sociétés secrètes, les colporteurs de la science taoïste, les propagateurs de l'Amidisme au Japon, prirent l'aspect de marchands de chevaux. Ni si le propagateur du Zen en Chine, Matso, par suite d'un jeu de mots sur son nom, est dit être un jeune poulain s'élançant et foulant tous les peuples du monture des dieux. Force, rapidité ce sont les qualités que le Yi-king attribue au cheval. Le cheval est parfois la monture de Vâyu, divinité du vent, de l'élément air. Les huit chevaux du roi Mou correspondent-ils aux huit vents comme le suggère Granet ? Ce n'est pas impossible. Le cheval est en tout cas, en Chine, un animal typiquement Yang. On sacrifiait anciennement au Premier Cheval, qui était une constellation, mais qui évoquait une tradition d'éleveurs. La fréquente présence de chevaux vivants ou figurés dans les temples shintoïstes du Japon n'est plus guère expliquée de façon satisfaisante. Il semble qu'ils soient la monture des kami. Le cheval est aussi lié, au Japon, aux notions de protection et de longévité c'est aussi le cas du cheval-dragon chinois. C'est encore, sur un chapiteau de l'église de Tavant XIIè siècle le même monstre, chevauché par un cavalier nu, à la poursuite d'une sorcière, également nue, qui s'enfuit à quatre pattes. Dans sa valorisation, négative, c'est la monture infernale du Sieur de Gallery, Chasseur maudit, dont la geste est comparable à celle du roi Arthur Entendez-vous la sarabande ?O l'é la Chasse-GalleryIci, au long, va passer pre bandeEt la garache garou ? et l'alouby vampire ?Gallery va-t-en-tête,Monté sur un cheveauQu'a le cou d'ine bêtela queue d'un serpentEt la péa d'un crapaud. Au lieu de s'unifier en une seule figure mythique, le binôme cheval-dragon peut aussi se scinder en ses deux composants qui, prenant alors une valeur contraire, s'affrontent en une lutte à mort, qui devient celle du bien et du mal. C'est évidemment le cheval qui est alors valorisé positivement, car il représente la face humanisée du symbole, le dragon figurant, lui, la Bête-en-nous, qu'il faut tuer, c'est-à -dire rejeter. Le mythe de Saint Georges en est un exemple."** Selon Les Cartes médecine, Découvrir son animal-totem édition revue 1999 ; traduction française 2010 de Jamie Sams et David Carson, "Les Amérindiens disaient souvent  Voler un cheval, c’est voler la puissance » ; cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes. Le Cheval jouit à la fois de puissance physique et de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel. Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval, les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres et légers comme le vent ; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. À travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet, la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue et dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture. Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en  chevaux vapeur», ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains. Marcheur de rêve, un homme-médecine traversait les grandes plaines pour aller visiter la nation Arapaho. Il apportait sa pipe. La plume piquée dans ses longs cheveux noirs pointait vers le bas, indiquant qu’il était un homme de paix. Sur la pente d’une colline, Marcheur de rêve vit un troupeau de mustangs sauvages qui venait vers lui en courant. Étalon noir s’approcha de lui et lui demanda s’il cherchait une réponse au cours de son voyage. Étalon noir lui dit  Je viens du Vide où les réponses se trouvent. Chevauche sur mon dos et tu connaÃtras la puissance qui surgit quand on pénètre dans la Noirceur et qu’on y trouve la Lumière. » Marcheur de rêve remercia Étalon noir et consentit à le visiter quand il aurait besoin de sa médecine au cours de l’espace du rêve. Étalon jaune s’approcha lui aussi de Marcheur de rêve et lui offrit de l’amener vers l’Est, où se trouve l’illumination. Marcheur de rêve pourrait partager avec les autres les réponses qu’il y trouverait et les amener vers l’éveil. Une fois de plus, Marcheur de rêve remercia Étalon jaune et affirma qu’il utiliserait ces dons de puissance au cours de son voyage. Étalon rouge s’approcha, se cabrant, enjoué. Il renseigna Marcheur de rêve sur la joie qui résulte d’un bon équilibre entre le travail, les médecines importantes et les joyeuses expériences du jeu. Il rappela à Marcheur de rêve les bénéfices de l’humour par lequel on peut retenir l’attention de ceux à qui on enseigne. Marcheur de rêve le remercia et promit de se rappeler du don de la joie. Marcheur de rêve était maintenant presque rendu à destination. La nation Arapaho était toute proche. Étalon blanc s’avança. Marcheur de rêve monta sur le dos de ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, celui qui représentait la sagesse du pouvoir. Ce magnifique coursier incarnait l’équilibre du bouclier.  Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse », dit Étalon blanc.  Toi, Marcheur de rêve, tuas fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et pour guérir la Terre-Mère. En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand Esprit. Comme je te porte sur mon dos, ainsi tu portes ton peuple sur le tien. Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l’engagement ; le pouvoir n’est accordé qu’à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités. » Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. Il savait que sa visite chez les Arapahos avait pour but de partager ses dons avec eux. En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion, tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents et habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir. A l’envers Si votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaÃtre quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir.  Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? » vous demandez-vous. Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers. En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance et la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le  moi » n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le  nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent donc d’être considérées comme égales les unes aux ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation. Éclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destiné puissance." *A lire Canalisation de Caroline Leroux qui communique avec les devas des animaux.* Selon Nicki Scully, auteure de Méditations de l'animal pouvoir, Voyages chamaniques avec les alliés esprits éditions originales 1991, 2001 ; traduction française Guy Trédaniel Éditeur 2002, "Les chevaux ont été révérés dans toute l'historie par de nombreuses cultures, dont les anciens Chinois, les Peaux-Rouges, de nombreuses traditions européennes... Ils incarnent l'esprit de liberté. Et rien n'incarne aussi bien cet esprit que les quelques mustangs qui restent, qui gardent une farouche indépendance. Les Chevaux sont considérés comme des véhicules sûrs pour le voyage dans les mondes physiques ou spirituels ? Les chamans chevauchent sur leurs mustangs dans le monde supérieur et le monde inférieur, avec une égale facilité. Le don du mustang est la capacité de vivre pleinement sur le moment. Le voyage du Mustang a pour dessein la chevauchée même, non un but quelconque. Avec son esprit aventureux, le Mustang vous invite à vous rendre pleinement à l'expérience de la vie. chaque fois que vous vous sentez enfermé, vous pouvez grimpé sur le dois du Mustang, ne faire plus qu'un avec votre cheval, connaÃtre la joie du souffle du vent dans les cheveux, et voler. Le Mustang vous apprend à avoir foi dans le moment, et vous rappelle la nécessité de reconnaÃtre votre propre magnificence. Vous pouvez faire ce voyage n'importe quand, mais je choisis le Mustang pour le dernier voyage, dans cette nouvelle édition, pour que le point culminant de ces voyages soit la puissance et l'exultation de cette expérience de liberté. [Le Voyage du Mustang fait partie, au même titre que celui du Chameau, de la Girafe, du Lézard cornu, du Loup, de l'Araignée et du Pélican des] Voyages de Libération. Cette section est consacrée à débarrasser la voie de la libération des contraintes des pensées et croyances limitées. Les vieux modèles sont abandonnés, laissant la place à des visions nouvelles, élargies, qui génèrent une connexion plus grande avec l'Ensemble de la du Mustang [Faites l'Alchimie du Chaudron et connectez-vous à Thoth ...] Thoth montre le ciel, où vous voyez de beaux nuages blancs défilant. Tandis que vous admirez les motifs changeants des nuages, la forme d'un cheval émerge... Vous vous demandez quelle impression cela peut faire, de sauter sur le dos de ce grand cheval et de chevaucher. Dès que cette pensée se forme dans votre esprit, le Cheval nuage atterrit et devient un étalon pinto [cheval indien tacheté] galopant à la tête d'un troupeau de Mustangs sauvages. Vous vous retrouvez dans un vaste pré entouré de collines ondulantes. La harde de Mustangs passe dans un bruit de tonnerre, rivalisant avec le vent dans un joyeux abandon. Tandis que le Mustang des nuages conduit les Mustangs à travers la prairie, permettez-vous de sentir le désir de courir avec le troupeau. Vous appelez "Aidez-moi à me libérer, aidez-moi à connaÃtre la liberté". Le Cheval de tête entend votre appel et s'arrête - il se retourne pour être face à vous, mais il garde ses distances... Immobilisez-vous complètement... Sans bouger, vous et le cheval, vous vous observez l'un l'autre. Pour monter ce cheval, vous devez gagner sa confiance ; il doit gagner la vôtre en retour. Pour lui donner du temps, restez parfaitement immobile, le cÅ“ur ouvert. Maintenez cet espace neutre tandis que lentement, lentement, le Cheval va vers vous. Enfin, ce magnifique Mustang se tient juste devant vous. restez tranquille et concentrez-vous sur le Cheval. Il fait le tour de votre corps avant de revenir face à vous. Puis il fait un signe de tête de reconnaissance - vous êtes devenu assez présent pour recevoir son don. Avec sa permission, vous montez, oscillant avec aise sur son dos nu. Quand vous saisissez sa crinière, il commence à bouger lentement, puis il allonge le pas, pour rattraper le troupeau... Penchez-vous sur son cou et sentez son corps onduler sans vous. Vous êtes conscient de sa force, de son sens sûr de la direction, et de sa joie de courir. Unissez-vous au Cheval, pour faire pleinement l'expérience du moment, comme il le fait... [Pause] Dès que le Mustang sent que vous ne faites qu'un avec lui, il se met au galop, bondissant à travers prés, franchissant les collines, puis bondissant dans l'air et volant de plus en plus haut, dans les nuages et au-delà . Sentez le vent et jouissez de cette merveilleuse sensation de liberté. Jouissez de votre chevauchée... [Longue pause] Quand vous sentez que votre voyage est achevé, vous redescendez, traversant l'atmosphère, les nuages, jusqu'à ce ce que vous et le Mustang touchiez terre. Vous retournez à l'endroit où le Mustang vous a trouvé, et vous descendez de votre monture. Vous levez les yeux, et vous voyez un aigle qui décrit de grands cercles au-dessus. Il fait tomber une belle plume tachetée, que vous prenez avec gratitude, et que vous attachez à la crinière de votre Mustang magnifique, magique, comme cadeau de remerciement... Thoth est là qui vous attend. Prenez un moment pour partagez votre expérience avec lui... [Thoth vous aidera à rentrer dans votre corps physique et votre conscience ordinaire. Pensez à vous enraciner et à vous centrer... ]Mot-clef Esprit de liberté."* * Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes Hachette Livre, 2000 C'est encore et toujours en Mésopotamie et en Élam "la Terre du Dieu", l'ancien royaume d'Iran, que l'on trouve les premières preuves de la domestication de l' "âne des montagnes" c'est ainsi qu'il était nommé alors, inscrites sur des tablettes d'argile datant de la seconde moitié du IIIe millénaire. Toutefois, le cheval n'existait pas dans ces lointaines régions qui sont devenues l'Irak et l'Iran d'aujourd'hui. Il fut donc sûrement importé des steppes de l'Asie centrale, et notamment du Caucase septentrional, les relations commerciales entre Sumer et Maïkop - une ville située dans l'actuelle région du Kouban, un fleuve qui draine la Russie - ayant été clairement établies. Car tout laisse à penser que c'est bien dans les plaines du Caucase que le cheval devint pour la toute première fois "la plus noble conquête de l'homme", selon Buffon, au milieu du IIIe millénaire avant notre ère environ. Avant cela, il était inconnu en Mésopotamie et en Égypte. Partout ailleurs, en Europe notamment, c'était un animal sauvage que les hommes chassaient et mangeaient. Le cheval étant plutôt un animal de souche européenne, il est assez logique d'apprendre que les Celtes se révélèrent de très talentueux cavaliers, et qu'ils lui accordèrent une place importante dans leur panthéon de divinités, puisqu'ils en firent l'attribut essentiel de leur déesse Epona, surnommée la déesse des chevaux. Représentée par une superbe jument ou par une femme assise entre deux chevaux, elle apparut finalement - à Rome, notamment, devenant ainsi une divinité gallo-romaine -, sous l'aspect d'une cavalière portant une corne d'abondance, symbole de fécondité et des richesses inépuisables de la Terre-Mère. Hélas, il semble bien que la motivation essentielle qui poussa l'homme à domestiquer cet âne des montagnes fut guerrière ! C'est sans doute ce qui explique les images symboliques sombres et destructrices qui s'attachent à cet animal dont la beauté plastique est indéniable, la puissance surprenante, et qui devint un animal mythique, la monture des dieux et, pour cette raison même, prit un caractère quelque peu diabolique. Figure des ténèbres à laquelle on attribue de mystérieux et dangereux pouvoirs, recelant une puissance apparemment indomptable, sauvage, primaire, le cheval est associé à la mort et aux instincts destructeurs. A ce point que la mort elle-même et les forces de destruction furent parfois représentées sous l'aspect de cavaliers, comme par exemple les quatre cavaliers de l'Apocalypse dont Ézéchiel et Zacharie eurent les premières visions, d'après la Bible. Toutefois, comme c'est souvent le cas avec les symboles forts, les mythes récurrents et présents dans différentes parties du monde antique, sous des formes diverses mais dans le fond identiques quant à leurs significations, le cheval est un animal ambivalent, tantôt figurant la mort sous son aspect le plus violent, tantôt représentant l'élévation et la grandeur de l'âme, la course du soleil à travers le ciel, la puissance régénératrice de l'eau et purificatrice du feu, les instincts maÃtrisés, le désir dominé, le corps, véhicule de l'âme ou, plus exactement, la monture que l'âme doit apprivoiser et emprunter pour accéder au divin. Dans certains contes et légendes, le cheval ailé possède le pouvoir de faire passer celui qui sait le monter de la nuit au jour, du monde visible au monde invisible, de la mort à la vie. Aucune porte ne reste fermée pour lui. Toutes les frontières sont abolies, dès lors qu'il fait corps avec le cheval. C'est ainsi que l'apparition d'un cheval dans un de vos rêves est souvent associée aux forces psychiques, instinctives et pulsionnelles inconscientes, destructrices, certes, mais par là même créatrices et régénératrices aussi. N'oublions pas en effet que le cheval, à cause de sa nature fougueuse et généreuse, fut associé aux déesses de la Terre, symboles de fécondité. Les interprétations révélées par la présence du cheval dans nos rêves sont si nombreuses, si variées, que l'on pourrait presque y consacrer un ouvrage entier, tant les symboles et les mythes se rattachant à cet animal sont multiples. C'est ainsi que le cheval peut être rapproché des quatre éléments le Feu, la Terre, l'Air et l'Eau. Il peut être une représentation de la foudre, de l'éclair, de l'embrasement, de l'incendie, et donc d'un événement soudain, inattendu, brutal, imprévu, inévitable, bouleversant, qui se produit ou va se produire dans la vie ou dans l'esprit du rêveur. Il peut figurer le roulement de la terre qui tremble, les ondes de choc telluriques et, là encore, annoncer un bouleversement dans la situation ou la vie du sujet. Il peut symboliser la tempête qui balaie tout sur son passage, la tornade ou le cyclone, et laisser sous-entendre que beaucoup de choses devront être ou seront éliminées dans la vie du sujet. Enfin, il peut incarner le raz de marée qui déferle, révélant ainsi une crise émotionnelle."** D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs Octopus Publishing Groupe, 2006 ; traduction française Éditions Véga, 2006 Guide d'interprétation En tant que symbole oniriqueLiberté ; Sexualité ; Pouvoir ; Ambition ; Spiritualité ; Transition ; Force en tant que gardien ou protecteurProtège pendant le voyage ; Transporte en toute sécurité vers les domaines tant que guérisseurTransforme les blessures en sagesse ; Soigne les traumatismes émotionnels ou la tant qu'oracle ou augureNouvelle aventure ; Gain et contes Dans le mythe grec, Pégase, le cheval ailé, est né du sang de Méduse à la chevelure en serpents. Le centaure Chiron, mi-homme, mi-cheval, rejeté par sa mère à la naissance, était devenu un grand guérisseur compatissant. Dans le mythe celte, les chevaux blancs sont associées aux déesses Rhiannon et le cheval est votre animal de pouvoir Vous êtes très sensible et réagissez fortement à votre environnement. Vous appréciez les relations sociales harmonieuses et si on ne fait pas appel à vous pour diriger, vous e^tes content de suivre. Quand les membres de votre famille élargie ne s'entendent pas, ils se tournent vers vous pour la médiation. Le rejet vous fait très peur. Vous êtes très résistant et appréciez votre liberté de voyager. Quelques difficultés à faire confiance, mais quand vous vous décidez, c'est au cheval de vous aider à satisfaire votre désir de voyage et d'aventure ;à être un dirigeant compatissant et efficace de votre communauté.Accéder au pouvoir du cheval en visitant une écurie et en montant ;participant à un marathon. On connaÃt plus de 150 races de chevaux et de poneys. Votre cheval de pouvoir est-il un pur race, un cheval de trait, un étalon, un hongre ou une jument ? Quelle est sa couleur ? Imaginez que vous êtes votre cheval. Quelles sensations laisse le fait d'être si beau, si puissant, si libre ?Élément Terre.** Pour Jacques Voisenet, auteur de "L’animal et la pensée médicale dans les textes du Haut Moyen Age." paru dans la revue Rursus. Poiétique, réception et réécriture des textes antiques, 2006, n°1 La chair du cheval est aussi jugée  dure, difficile à manger, mauvaise pour l’homme, tant et si bien qu’il a beaucoup de peine à la digérer ». Elle est donc peu recommandable d’un point de vue diététique - elle échauffe trop – mais surtout parce qu’elle est liée à des pratiques païennes en vigueur dans les populations germaniques. Elles attribuaient à la viande des chevaux sacrifiés souvent en l’honneur des défunts une vertu phylactérique. Cette manducation permettait de participer à la nature magique de l’animal et d’établir un lien entre le monde des vivants et celui des morts. L’hippophagie et l’absorption de sang étaient une pratique largement répandue chez les barbares. Pline avait déjà évoqué la coutume des Sarmates qui prélevaient du sang à leurs chevaux pour se nourrir. Pour les auteurs chrétiens, il ne s’agit pas d’une habitude alimentaire innocente mais d’un mode de vie païen qu’il faut éradiquer. Saint Boniface mort en 755, apôtre de la Germanie, reçoit des recommandations très strictes de la part du pape Grégoire III 731-741 pour qui il faut interdire aux nouveaux convertis la consommation de viande de cheval, sauvage ou domestique, et imposer une sanction sévère aux contrevenants car c’est un usage  immonde et exécrable ». Vingt ans plus tard, le pape Zacharie 741-752 lui renouvelle l’interdiction à partir d’une liste d’animaux que Boniface lui avait fait parvenir. Cela montre la difficulté que l’évangélisateur devait rencontrer à faire accepter cette interdiction par les populations germaniques habituées à manger de la viande de cheval. Les besoins d’éclaircissements de Boniface étaient d’autant plus forts qu’il savait que dans la chrétienté cette sévérité ne faisait pas l’unanimité. Certains pénitentiels se montrent intransigeants trois à quatre ans de pénitence pour les mangeurs de chevaux, d’autres sont plus mesurés  La consommation du cheval n’est pas interdite, pourtant elle n’est pas habituelle » ;  La viande chevaline n’est pas interdite même si beaucoup de peuples refusent d’en manger ». C’est le cas en particulier des orientaux ou des irlandais mais l’interdiction stricte des papes Grégoire et Zacharie est imposée dans un contexte d’évangélisation sur un front du christianisme et à cause de la place du cheval dans la religion germanique. Manger n’est pas un geste anodin, cela peut vous maintenir dans l’erreur du péché, maladie spirituelle qui a toujours une incidence sur le corps et provoque les maladies physiques .** Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal édition originale 2007 ; traduction française Éditions Contre-dires, 2018 nous délivre un Message des animaux du royaume des équidés Nos cÅ“urs sont énormes et rayonnants, de sorte que nous répandons l'amour sur tout ce qui nous entoure. Ainsi, nous guérissons les gens, les autres animaux et la Terre. Vous pouvez le faire, vous aussi. Il nous suffit d'ouvrir votre cÅ“ur et de le laisser resplendir d'amour. De beaux chevaux d'un grand raffinement se sont incarnés en venant de Lakumay, l'aspect ascensionné de Sirius, durant l'age d'or de l'Atlantide, pour servir et soutenir les humains. A cette époque, ceux qui se sont portés volontaires pour semer les grains de la grande expérience de l'Atlantide vibraient tous au niveau supérieur de la cinquième dimension. Ils utilisaient les chevaux avec beaucoup de gratitude comme moyen de transport et les montaient sans selle en les dirigeant télépathiquement. En échange, les humains en prenaient soin et les abritaient en s'assurant qu'ils étaient bien nourris. Un lien d'amour très fort existait entre les chevaux et leurs amis humains. Ce n'est que lorsque l'Atlantide est tombée que les chevaux ont été montés avec des selles et des brides ou ont été élevés et utilisés pour des travaux difficiles. La mission de l'âme de ces créatures excellentes et dignes est de rendre service à l'humanité, et en retour, notre contrat est de les honorer et de prendre soin d'eux. Les chevaux étaient, et sont encore, des guérisseurs au grand cÅ“ur. Beaucoup d'entre eux démontrent toujours des qualités de dignité, d'honneur, d'amour, d'empathie, de liberté et de joie. Ils diffusent également l'énergie féminine divine et sont reliés à l'ange Marie, qui se connecte avec eux par l'intermédiaire de Vénus, le cÅ“ur cosmique. En tant que guérisseurs, les chevaux ont une grande affinité avec les enfants, en particulier ceux qui ont un besoin physique ou émotionnel. Ils peuvent contribuer à les soulager et à les apaiser. Comme la plupart des animaux à quatre pattes, les chevaux sont très présents dans leur corps et ils aident les enfants à se détendre et à prendre, eux aussi, pleinement conscience de leur corps. Cela peut être d'une grande utilité pour les enfants sensibles et avec une fréquence vibratoire élevée qui se déconnectent énergétiquement de la Terre et ont tendance à s'isoler parce que la vie est difficile ou que les énergies qui les entourent sont trop faibles, mais qui ont vraiment besoin d'expérimenter pleinement la Terre. Et l'ange Marie travaille avec les enfants par l'intermédiaire des chevaux. Quand les gens ont commencé à introduire leurs 12 chakras de la cinquième dimension, l'archange Christiel est entré dans cet univers en passant par la porte des étoiles en forme de croix de la constellation de la Lyre. Il a commencé à déverser la lumière divine féminine à travers la Lune dans le chakra causal de ceux qui étaient prêts à la recevoir. Le centre causal est un chakra transcendant brillant comme la Lune au-dessus de la couronne. C'est grâce à ce centre que les gens peuvent se connecter pleinement avec les anges, les licornes, les maÃtres éclairés et le monde spirituel de la septième dimension. Quand les gens ont élevé leur fréquence aux niveaux supérieurs de la cinquième dimension, leur chakra causal est devenu un portail par lequel les licornes pouvaient pénétrer dans la longueur d'onde de la Terre. En 2012, un plus grand nombre d'individus ont ouvert leur chakra causal. Puis, en 2015, sous l'influence des super lunes et de l'ascension de la Terre-Mère, une vague de l'énergie féminine divine et magnifique de l'archange Christiel a déferlé aussi bien sur les êtres humains que sur les animaux. Ce phénomène a affecté plus particulièrement les chevaux qui portaient déjà l'énergie divine féminine, car il a réactivé leur mission supérieure qui était destinée à procurer à la planète un équilibre divin masculin-féminin. Durant l'âge d'or de l'Atlantide, quand le temps était venu de mourir pour un cheval bien-aimé, ses amis humains le regardaient se transformer en licorne et entamer son ascension. Je suis heureuse de dire que quelques personnes m'ont fait partager leurs merveilleuses expériences durant lesquelles elles ont vu l'esprit de leur cheval sortir de son corps et se transformer en une licorne d'un blanc immaculé tandis qu'il s'élevait vers la lumière. Quel privilège incroyable de pouvoir assister à une telle scène ! L'événement est similaire à la cérémonie des niveaux intérieurs que vit un être humain quand il entame son ascension. Les anges et les archanges les attendent pour les accueillir. Les trompettes se font entendre dans tout l’univers, et tout n'est que jubilation et joie à travers les cieux. Une des nombreuses tâches de l'archange Gabriel est d'aider les êtres de tous les univers à exprimer la liberté et la joie ; et il n'est donc pas surprenant qu'ils veillent sur les chevaux et qu'ils les aident à remplir leur potentiel. Une des visions les plus inspirantes sur le plan énergétique est celle d'un cheval heureux qui galope dans le sable avec sa crinière qui vole au vent. Les chevaux sauvages Les chevaux sauvages sont des descendants de ceux qui ont été domestiqués et se sont échappés. Ils vivent en groupes, avec un mâle, qui protège son harem de femelles. Les jeunes poulains quittent la famille à l'âge de deux ans et errent avec d'autres mâles jusqu'à ce qu'ils fondent leur propre famille. Ces chevaux expérimentent la vie de famille et la liberté. Leur chemin n'est pas destiné à croiser celui des humains. VISUALISATION POUR COMPRENDRE LES CHEVAUX Trouvez un endroit où vous pourrez vous détendre sans être dérangé. Dessinez le diamant de pureté et de protection de l'archange Gabriel sur vous et respirez que vous êtes assis sur une longue plage de sable fin pendant une chaude journée de printemps. Les vagues roulent sur le rivage et vous vous sentez très bien. Un cheval gracieux trotte le long de la plage et vient vous vous. Il rayonne de calme, d'amour et de paix. Il s'arrête à côté de vous et vous invite télépathiquement à monter sur son dos. Votre ange gardien est proche de vous, afin de vous faire savoir que vous serez en sécurité. Vous caressez le nez de votre ange vous aide à vous asseoir sur le cheval et s'installe derrière vous en passant les bras autour de votre taille. Prenez un moment pour vous lier avec votre étalon. Puis, vous galopez le long de la plage sur votre cheval, vos cheveux volant dans le vent. La mer est peu profonde sur le rivage, et les sabots du cheval soulèvent des éclaboussures d'eau. Enveloppé dans un cocon blanc pur d'amour et de confiance, vous ressentez l'exaltation, la joie et la liberté, le plaisir et la sensation merveilleuse de ne faire qu'un avec cet animal. Profitez de ce ressenti aussi longtemps que vous le souhaitez. Pendant votre promenade à dos de cheval, vous recevez un téléchargement d'énergie divine fé le cheval s'arrête, caressez-le et remerciez-le. Laissez votre ange gardien vous aider à descendre. Et maintenant, prenez soin du cheval en le brossant, en peinant sa crinière et sa queue, en l'emmenant avec douceur vers un pâturage spécial et en lui donnant une carotte. Parlez-lui gentiment pendant tout ce temps, en lui rappelant qu'il est vraiment magnifique. Puis, ouvrez les yeux en vous sentant revigoré et plein d'amour. ** Selon Annie Pazzogna, auteure de Totem, Animaux, arbres et pierres, mes frères, Enseignement des Indiens des Plaines, Le Mercure Dauphinois, 2008, 2012, 2015, dans le cercle des animaux, le Cheval Sunkawakan fait partie, au même titre que l'Hirondelle, la Libellule, l'Araignée, le Corbeau, le Serpent et le Chien, des Animaux Tonnerre qui se situent à l'Ouest de l' en négatif Entêtement.en positif Force fécondante ; Guide ; Élévation. Tous les chevaux actuellement sauvages ont été domestiqués puis sont retournés à la nature. Ils vivent par groupes sous la conduite d'un vieux mâle. Cheval est comme la foudre, porteur de vie et de mort. Si ses sabots ronds et lisses font naÃtre l'éclair, ils ne lui permettent pas d'adhérer à la terre ; Cheval vole, il est la liberté, la puissance, l'endurance. Ses naseaux exhalent la fumée... Sunkawakan, force fécondante est l'élévation de la puissance de l'âme. Il est le véhicule de l"homme tout au long de sa vie. Il faut le monter afin d'entrer en communion avec le divin. Il permet de s'envoler dans les airs et atteindre le Ciel. Guide par excellence, Cheval pouvait être sacrifié lors du décès de son maÃtre pour que son âme clairvoyante l'aide à trouver le chemin dans l'autre monde. Il est lié à la planète Vénus. Avant que Cheval ne vÃnt dans les Plaines, les Indiens ne se déplaçaient pas plus de dix kilomètres / jour. Les charges se limitaient aux possibilités des femmes et des chiens. Les hommes ne portaient rien ; ils devaient être prêts à parer aux attaques. Les Indiens étaient attachés à leurs chevaux. ils chantaient leurs qualités et sculptaient ceux tombés au combat. Kola mitasunke kinyan yan in yanke lo "mon ami, mon cheval, quand tu galopes, tu voles comme un oiseau" Chant de guerre de Brave Buffalo. Sunk'ska akan yanka était une confrérie de vieux guerriers qui chevauchaient des chevaux blancs et leur parade faisait l'admiration de tous. Cheval fut l'objet de nombreux raids pour le voler à ses possesseurs et suscita de ce fait quelques guerres tribales. Les Sioux eurent une grande nation grâce à lui. La tête de Sunkawakan orne les bâtons de voyage des hommes médecine. La chevauchée symbolique traduit l'abandon du corps. C'est la mort mystique, la lutte de la lumière contre les ténèbres.** Dans Rencontre avec votre animal totem édition originale 2010, traduction française 2015, Phillip Kansa et Elke Kirchner nous proposent la fiche suivante sur le cheval "Caractéristiques positives Atteindre ses objectifs par la mobilité et la volonté ; Trouver sa place dans la communauté.En quoi cet animal m'aideLe cheval, en tant qu'animal totem te donne la persévérance et la volonté de donner le meilleur de toi-même. Avec force et grâce, il sert celui qui comprend son langage. Le cheval a besoin de compagnie pour se sentir bien. Il t'aide à vivre en collectivité et à accepter que chacun ait sa le cheval me protègeLe cheval te protège de la solitude et te rappelle que chacun peut trouver sa place dans la société. Sa persévérance et sa volonté l'empêchent de renoncer trop vite. Son agilité t'apprend à surmonter les obstacles ou à les contourner et à prendre une nouvelle pour me relier à cet animalImagine que tu te trouves devant un enclos et que tu observes un troupeau de chevaux. L'un d'eux attire fortement ton attention. Relie-toi par le cÅ“ur à cet animal. Il se détache lentement du troupeau et, au pas, s'approche de toi. Tu ressens sa puissance et sa beauté. Ses forces gagnent ton champ énergétique et emplissent tout ton corps. Le cheval tend sa tête, que tu caresses doucement. Tous deux appréciez ce moment de proximité partagée. Demande au cheval de te prêter sa force et dis-lui, si tu le souhaites, dans quelle situation tu as besoin de ses qualités. Tu peux aussi lui demander comment il s'appelle, pour pouvoir l'invoquer à tout moment. Si la rencontre touche à sa fin, remercie l'animal, respire dans ton cÅ“ur, et reviens dans l'ici et maintenant." ** Pour David Carson, auteur de Communiquer avec les animaux totems, puisez dans les qualités animales une aide et une inspiration au quotidien Watkins Publishing, 2011 ; traduction française Éditions Véga, 2011, le cheval appartient à la famille de la Sagesse intérieure, au même titre que l'hippopotame, le chien, l'aigle, l'ours polaire, le coyote, la salamandre, le papillon, la chouette, le saumon, le phoque, le paon, la grue, le lièvre, le tigre, le bÅ“uf et la pieuvre. Sagesse intérieure Invoquer un esprit animal, c'est éveiller de nouvelles perceptions. Tout phénomène naturel, y compris l'animal, est intrinsèquement mystérieux. L'indicible que recèle toute forme de vie nous ramène aux questions fondamentales sur l'existence. Comment et pourquoi s'est formé le cosmos ? Pourquoi les choses existent-elles plutôt que le néant comme s'interrogent souvent les philosophes ? La méditation peut nous apporter une conscience silencieuse des vérités qui se cachent derrière ces énigmes. Lorsque nous plongeons nos yeux dans ceux d'une autre créature, nous sommes confrontés à de profonds mystères, dont l'animal est l"incarnation vivante. Ce chapitre présente les animaux susceptibles de nous guider vers de nouveaux indices et une acuité nouvelle. Si nous sommes prêts à nous ouvrir et à écouter, nous pouvons gagner en maturité spirituelle et avancer dans notre voyage intérieur. [...] Depuis des milliers d'années, les chevaux sont honorés comme créatures majestueuses et puissantes. En France et en Espagne, on a découvert des peintures rupestres de chevaux remontant à 5 000 ans, parfois plus. Ces animaux tiennent compagnie aux chamans et sont unis à eux par un lien étroit. On prétend même que le tambour du chaman peut, par magie, se changer en cheval ; d'autres affirment encore que leurs calebasses renferment des chevaux magiques. Ces créatures spirituelles de génie ont le pouvoir de voir le futur, et protègent les chamanes du danger. Il n'est rien de plus fin ou noble qu'un cheval beau et fougueux. D'après les anciens habitants des monts Altaï d'Asie centrale, l'univers lui-même était un cheval - le grand cheval de la compassion. Sa tête était l’aube du ciel ; son Å“il gauche, l'étoile du matin ; et son Å“il droit, l'étoile du berger. Sa robe portait lune, étoiles et planètes, son estomac contenait l'espace et son corps était le temps. Son souffle abritait les quatre vents et sous lui se trouvait la Terre. Nous autres humains étions les intermédiaires recherchant la compréhension de ce grand cheval. Dans de nombreuses cultures du monde entier, le cheval blanc a une signification spirituelle particulière. Les anciens textes sacrés de l'Inde, les Vedas, disent que dans l'incarnation finale, Vishnu, sauveur du monde, apparaÃtra soit chevauchant un cheval blanc, soit sous la forme même de ce cheval. Dans l'ancien rite védique de l'ashvamedha, on sacrifiait des chevaux blancs, tout comme chez les Magyars hongrois. Deux des plus importants saints chrétiens, Jean et Georges, chevauchaient traditionnellement de purs chevaux blancs ; parallèlement, d'autres cultures décrivent que dans le ciel, le char du soleil était tiré par des chevaux blancs. Les Amérindiens étaient les plus expérimentés des peuples-chevaux. Les Comanches, tribu remarquée pour ses compétences cavalières, étaient capables de parcourir le Mexique entier à cheval. Sur les grandes plaines, l'animal offrit la possibilité d'une expansion culturelle. Grâce aux chevaux, les Indiens d'Amérique pouvaient chasser plus efficacement et déplacer davantage de marchandises et plus vite qu'auparavant. En outre, les chevaux offrirent au peuple la possibilité de déplacer des villages tribaux de plusieurs centaines de mètres. Enfin, pendant deux siècles, les chevaux empêchèrent l’expansionnisme espagnol et blanc dans le Sud-Est de l'Amérique. Avec le cheval blanc pour totem, vous possédez l'énergie de la vitesse, de la noblesse et de la grâce. Force intérieure, dignité et beauté vous caracté Noblesse sur le cheval Debout ou allongé, commencez par vous centrer. Imaginez l'énergie d'un cheval. Laissez monter cette énergie, ressentant l'esprit et l'âme même de l'animal. Faites tomber les moindres barrières et fusionnez avec l'animal. Dans votre Å“il mental, lâchez toute restriction ou hésitation et devenez libre - libre de marcher lentement dans un pré verdoyant. Sentez le vent agiter votre crinière. A présent, vous avancez un peu plus vite, joyeux et fier. Éprouvez les battements des sabots sur le sol. Ébrouez-vous, ruez et trottez. Levez-vous sur vos pattes arrière et piaffez l'air de vos sabots. Osez maintenant galoper comme le vent, rapide et libre. Votre souffle s'imprègne du parfum de la plaine, vos naseaux frémissent. Vous êtes un cheval sauvage en communion avec la nature." ** Karsten Massei nous explique dans son essai intitulé Les Offrandes des Abeilles Édition originale, 2015 ; traduction française Éditions de l’Émeraude, 2017 que les animaux et les hommes sont unis par des liens spirituels étroits Le cheval est un ami de l’homme. Depuis des temps très reculés, il l’accompagne à sa façon et participe au développement des diverses cultures. Sa dignité rayonne et se transmet à l’homme. Il exerce une influence permanente sur les humains, même s’il en est éloigné géographiquement. L’influence réciproque, le flux vital et spirituel qui courent entre le cheval et l’homme sont intenses, du fait que tous deux cheminent ensemble depuis très longtemps. L’énergie vitale que l’homme absorbe et concrétise grâce à l’entité des chevaux est de nature très élevée. Les offrandes des chevaux à l’homme concernent sa capacité à se connecter verticalement avec les conditions de vie terrestres. Elles enveloppent en quelque sorte sa colonne vertébrale, construisent autour une aura en forme d’œuf, qui de fait enlace chaque vertèbre. L’homme vit son maintien, sa verticalité, comme s’ils émanaient de ses propres forces alors qu’il les doit au cheval. Cette offrande, qui lui permet de marcher droit sur terre, est la condition pour qu’il puisse penser, utiliser sa capacité de discernement. Il émane des chevaux, de leurs entités supérieures, un flux de développement qui génère un maintien vertical et nourrit ainsi la pensée, la compréhension. Dans les chevaux réside la source de toute intelligence humaine. Les chevaux la possèdent mais ne la vivent pas. C’est en l’homme qu’elle s’exprime, grâce à eux.** Dans son jeu de carte L'Oracle du peuple animal Guy Trédaniel Éditeur, 2016, Arnaud Riou regroupe les animaux par famille. Le cheval appartient selon lui à la famille de l'action, avec le bélier, l'éléphant, l'ours, le colibri, le renard, le bison, le requin, le castor et le dragon. L'action "Au-delà de nos concepts, de nos belles théories, de nos idées et de nos valeurs, le passage à l'acte est une dimension fondamentale de notre humanité. Nous avons beau avoir le plus bel idéal, nous ne serons pas heureux tant que nous ne l'aurons pas réalisé. De la même façon, si nous passons à l'action en permanence sans prendre le temps de ressentir à quels besoins fondamentaux correspondent les actions que nous entreprenons, nous ne resterons que dans la dimension superficielle de notre être et notre vie manquera de sens. Notre santé s'appuie sur notre inspiration et notre expiration. Plus nous respirons profondément, plus nos perspectives s'élargissent. L'inspiration correspond à l'intuition, la méditation, l'introspection, la sagesse. L'expiration correspond au passage à l'acte, à la décision, à l'action compatissante. C'est alors tout un art de passer à l'action en s'appuyant sur une intention claire, sans pour autant y mettre trop de volonté. C'est tout un art de n'être ni dans la procrastination, l'art de remettre à demain ce qu'il serait juste d'entreprendre aujourd'hui. C'est tout un art aussi de travailler quotidiennement sans tomber dans la surchauffe, la dépression ou le découragement. [ La syntaxe fautive de cette fin de paragraphe n'est pas de mon fait ni... ni ? je recopie scrupuleusement l'article afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.] La volonté égotique est dure et empêche la fluidité de nos actions. Lorsqu'il tire à l'arc, le samouraï est précis sur le centre de la cible qu'il vise. Toute sa concentration est posée sur la qualité de sa posture. Puis, il détend le pouce et l'index, et libère la flèche. Il ne met aucun volonté dans ce dernier mouvement. Poser une intention claire et passer à l'acte avec douceur et précision est tout un art. C'est à cet art que nous invite cette famille d' tu veux me monter, si tu veux seulement m'approcher ou caresser ma crinière,il faudra que tu apprennes à te connaà à découvrir ta puissance,à maÃtriser tes instincts et à affiner tes directions,alors tu pourras voyager en liberté.......................................................................................................................................................La carte représente une harde de Chevaux sauvages. Ils paissent dans un environnement naturel de grands espaces, de collines et de plaines. Un lac leur permet de s'abreuver. Nous sommes dans un paysage de printemps, les arbres fruitiers sont en fleurs. Au premier plan, un pommier exulte ses fleurs blanches. Un cheval est face à nous. Il est jeune, fougueux, joyeux, la crinière libre. Il est dans un mouvement d'entre-deux, à l'arrêt, mais prêt à repartir au galop. Il s'agit d'une jeune jument à la robe claire..................................................................................................................................................... Le Cheval incarne la liberté, la fougue et la puissance maÃtrisée. Du Cheval, on admire la vitesse, la précision, la virtuosité. Depuis qu'ils se sont rencontrés, les hommes et les chevaux vivent une relation complexe dans l'art de vivre ensemble. Autrefois, l'homme était lent et prisonnier d'un territoire. La rencontre avec le prince des plaines lui a permis de découvrir des espaces insoupçonnés. Le Cheval porte l'homme, ses bagages, tire sa caravane et lui permet de développer sa connaissance du monde. De tout temps, l'homme est fasciné par la liberté qu'incarne le Cheval. Avec lui, il découvre de nouvelles contrées. Sur les cinq continents, l'homme et le Cheval ont toujours eu cette relation riche et complexe. Chez les Romains, le Cheval avait droit à une sépulture. Il figurait sur de nombreux temples et l'homme lui dressait un véritable culte. C'est le Cheval qui tirait le char dans les tournois, potait les cavaliers dans les combats, tirait la charrue dans les champs. Les Indiens entretenaient avec lui une relation de respect infini. Car respecter le Cheval, c'est respecter la liberté. Les chamans ont compris que le Cheval est capable de porter les hommes jusqu'au ciel. Ainsi, l'équidé est un animal totem puissant pour faire voyager les hommes dans le monde réel comme dans le monde des esprits. Cette relation entre l'homme et le Cheval a, au travers des siècles, pris les formes des plus nobles aux plus viles. Le Cheval accompagne les paradoxes de l'homme. Il est placé comme icone des grandes écoles de dressage tout en étant consommé dans les boucheries. Dans la nature, le Cheval vit en harde, un petit groupe d'une dizaine d'individus, habituellement constitué d'un étalon, de trois ou quatre juments et de leurs poulains. Ces poulains accompagnent le clan jusqu'à leurs deux ou trois ans. Ensuite, ils sont chassés par l'étalon et vont créer leur propre harde. Se joue alors un jeu d'autorité, de défiance, de limites. Dans la harde, c'est souvent la jument la plus âgée qui est la dominante. Elle assure l'éducation des poulains et oriente le clan. Si le Cheval est considéré comme le meilleur ami de l'homme, il n'a pas besoin de l'homme. Il est libre de nature et beaucoup de races vivent encore aujourd'hui sans l'intervention humaine. Le Cheval est l'un des rares animaux à incarner une telle puissance dans la nature et à être prêt à une telle tendresse envers les humains qui savent l'approcher. Lorsque le Cheval vous apparaÃt dans le tirage, c'est pour vous interroger sur votre propre liberté. Si vous cherchez le pouvoir, recherchez-vous ce pouvoir en prenant le contrôle sur vous ou sur les autres ? Pour dresser l'animal, apprenez à le montrer, et donc à trouver votre propre équilibre, votre assiette, à tenir en selle, à savoir guider. Il y a dans cet apprentissage une initiation sur l'art de devenir son propre maÃtre. La hiérarchie et le respect de l'autorité naturelle sont importants chez le Cheval. Le Cheval peut reconnaÃtre à l'homme son autorité. Cela demande à celui-ci d'incarner lui-même son propre leadership, de savoir où il va, d'être congruent. C'est pourquoi le cavalier doit devenir son propre maÃtre, et explorer les ressorts et les obstacles à sa propre puissance. Le Cheval vient vous interroger sur votre propre assise. Peut-être est-il nécessaire que vous passiez plus de temps à dompter vos propres pulsions sauvages, à vous stabiliser. Le Cheval dans le tirage vient également vous interroger sur la façon dont nous cohabitons avec les pulsions liées à notre sexualité. Mots-clés La liberté - La puissance - La vitesse - L'élégance - Le respect - La maÃtrise - Le contrôle - Le voyage - Le clan - L'inclusion, l'exclusion - La sexualité. Signification renversée Lorsque le Cheval vous apparaÃt dans sa position inversée, c'est pour vous interroger sur les parties de vous qui sont enfermées. Avez-vous gardé votre bride trop serrée ? Qui est le maÃtre chez vous ? Votre ego ? Votre intelligence intellectuelle, vos concepts et vos idées ? Vos pulsions animales ? Qui domine qui ? Lorsque l'esprit du Cheval se montre dans sa position inversée, c'est l'occasion de vous recentrer, de clarifier votre direction et la direction que prennent vos projets. Peut-être y a-t-il trop de dispersion ? Peut-être allez-vous trop vite ou au contraire, peut-être avez-vous peur de prendre toute votre vitesse. Le Cheval inversé vient vous interroger sur la façon dont vous maÃtrisez les forces motrices de votre vie. Le message du Cheval Je suis le Cheval. J'incarne la liberté. Depuis que nous nous sommes rencontrés, je t'ai appris que l'univers n'a pas de limites. Je te permets de te dépasser. Je t'invite à monter sur mon dos. Laisse-toi porter par mon mouvement naturel. Écoute le rythme de mes sabots, pose ta main sur mon flanc, sens battre mon cÅ“ur, sens la chaleur de mon corps, et le souffle de mes naseaux, suis ma cadence. Je connais les secrets de la vitesse, de l'endurance. Je sais franchir les obstacles, traverser les rivières, monter les sentiers escarpés, passer à travers bois. Je sais galoper même dans les endroits les plus complexes. Je sais toujours que le rythme doit s'adapter à mon pas. Je suis le fils de la Terre, et mon esprit flotte dans le ciel. Viens avec moi, je t'accompagnerai à passer la porte des nuages. Le rituel du Cheval Je rends hommage au peuple des Chevaux. Je m'installe quelques minutes en méditation. Je visualise mon corps dans son plein éclat. Je visualise un Cheval venir vers moi. Quelle est sa posture, quel est son rythme ? Je me sens stable. Je ne cherche pas à attraper le Cheval ou à le brusquer. Je suis en lien avec ma respiration et ma propre stabilité. Au bout de quelques instants, le Cheval semble avoir repéré ma présence. Il se sent en confiance. Je m'approche alors de lui. Lentement, mais en étant totalement présent à ma marche, totalement présent à chacun de mes pas. Je suis plein de moi. Je me dompte moi-même et ne cherche pas à attraper, à dresser ou apprivoiser un autre que moi-même. Alors, le Cheval me laisse l'approcher. Je monte sur son dos, sans selle et sans rênes. Je me sens serein et confiant. Le Cheval part au galop. Je respire profondément. Je me sens confiant. Je regarde au lointain. Je me tiens à sa crinière tout en maintenant mon corps détendu, souple et en rythme avec son mouvement."** Dans l'édition revue et augmentée de Les Animaux totems dans la tradition amérindienne Éditions Le Dauphin blanc, 2019 Aigle bleu nous transmet la médecine du Cheval Le cheval est un symbole de pouvoir et de liberté dans les communautés amérindiennes. Les jeunes guerriers et les jeunes braves des plaines** Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017, le Cheval est défini par les caractéristiques suivantes Traits Le Cheval symbolise la loyauté, l'amitié, la confiance et le travail ensemble. Une fois que le cheval vous considère comme faisant partie de sa horde, il va vous faire confiance à vous aussi. Il va travailler avec vous pour atteindre ses objectifs et vous accorder sa fidélité éternelle. Le cheval signifie la valeur des amis dans votre vie, être fidèle et avoir confiance en ceux qui l'ont mérité, et travailler ensemble pour parvenir à des buts communs. Talents Alerte ; Athlétisme ; Conscience ; Beauté ; Liens ; Communication ; Confiance en soi ; Coopération ; Empathie ; Endurance ; Fidélité ; Fertilité ; Avancée ; Liberté ; Amitié ; Généreux ; Grâce ; Gardien ; Indépendance ; Loyal ; Relation corps / esprit et âme ; Noblesse ; Triomphe des obstacles ; Persuasif ; Pouvoir ; Majestueux ; Serviable ; Vitesse ; Force ; Voyage ; Confiance ; Vitalité ; Précurseur ; Nature sauvage ; Bonne volonté ; Travail d'équipe. Défis Peureux ; Têtu ; Incohérent ; Trop attaché ; Rebelle ; Agité ; Effrayant ; Trop indépendant. Élément Terre. Couleurs primaires Noir ; Brun ; Gris ; Rouge ; Blanc ; et beaucoup d'autres couleurs en différents motifs. Apparitions Le Cheval apparaÃt lorsque vous vous sentez enfermé, inquiet ou sur les nerfs. Il vient vous dire que vous avez besoin de courir librement, de réguler votre agitation par l'exercice, et de ressentir le vent sur votre visage. Cela va vous ramener à l'équilibre, vous calmer et vous aider à trouver des solutions aux problèmes auxquels vous êtes confronté. L'indépendance et la liberté sont des choses importantes pour vous, mais vous êtes aussi quelqu'un de volontaire, généreux et capable de liens étroits avec eux qui vous traitent avec amour et respect. La présence du cheval signifie que vous êtes sur le point de vous embarquer dans une nouvelle aventure. Il peut s'agir d'un voyage ou bien d'une exploration spirituelle où vous allez ouvrir et faire grandir plus encore la conscience de votre esprit, de votre corps, et votre âme. Le cheval vient dire que vous avez en vous un grand pouvoir. Vous possédez une incroyable endurance et ne lâchez pas avant que le travail soit terminé, même si vous êtes fatigué. Vous n'abandonnez jamais ceux qui vous aiment ni la poursuite de vos rêves. Le cheval signifie que, parfois, il vous faut faire une pause et poser les charges que vous portez pour revenir au contact de vos propres besoins intérieurs. Lorsque vous êtes enthousiaste, vous avancez vers votre but avec passion et vous pouvez lever facilement les obstacles. Le cheval vous met en garde il vaut mieux accueillir les choses dans la foulée que laisser la peur vous gagner, ou vous révolter. Aide Vous devez accomplir une tâche avec rapidité et précision, ou communiquer des informations en étant pleinement assuré. Les gens sont attirés par votre noblesse et votre grâce, par la beauté de votre esprit et par votre nature empathique parce que vous les faÃtes se sentir confiance en eux et capables d'accomplir ce qu'ils veulent. Le cheval peut vous aider à éveiller votre pouvoir intérieur et vous faire prendre conscience des besoins des autres. Intuitivement, il sait quand son maÃtre ne va pas bien, et il va le toucher du museau jusqu'à ce qu'il se sente mieux. Le cheval signifie que vous devez prendre conscience des sentiments de vos proches et il vous avertit de veiller à ne pas prendre la tangente parce que vous avez peur ou que vous êtes bouleversé ou contrarié. Il vous met en garde aussi contre le fait de vous attacher trop à une personne au point de perdre le sentiment de vous-même. Il vous aide lorsque vous traversez des périodes de croissance spirituelle, en vous montrant que toutes les vies sont interdépendantes. Fréquence L'énergie du cheval ressemble au vent qui souffle sur votre visage alors que vous galopez librement. c'est chaud et doux, apaisant et pur. Elle est semblable au doux martèlement de ses sabots sur le pavé. Son odeur évoque la terre, le foin et une pluie fraÃche au aussi Âne ; Hippogriffe ; Kelpie ; Mule ; Pégase ; Sleipnir ; Licorne ; Zè Vous êtes dans l'écurie. Il y a quelque chose d'unique dans le mélange des odeurs les chevaux, la sciure et le foin. Vous vous dirigez vers le box et saluez votre jument, flattant son nez à travers la balustrade. Vous entrez dans le box et l'enserrez avec amour, vos bras entourant son échine. Votre respiration est profonde, vous respirez son odeur et sentez votre cÅ“ur qui se connecte au sien alors qu'elle pose sa tête sur votre dos et vous attire plus près d'elle pour un câlin encore plus chaleureux. Vous souriez contre son cou, vous vous sentez content et heureux. Vous pensez à l'être magnifique qu'elle est ; la grâce de son mouvement est à couper le souffle, mais... Il s'agit bien de cela du lien profond et indissoluble entre des esprits de la même famille.** Aigle Bleu dans Les Animaux totems dans la tradition amérindienne Édition revue et augmentée Le Dauphin blanc, 2019 nous transmet la sagesse de ces ancêtres Le cheval est un symbole de pouvoir et de liberté dans les communautés amérindiennes. Les jeunes guerriers et les jeunes braves des plaines avaient coutume d'essayer de voler des chevaux aux tribus voisines afin de prouver qu'ils étaient de bons partis pour la femme qu'ils voulaient épouser, démontrant ainsi qu'ils avaient du courage et du pouvoir. En particulier chez les grandes tribus de chasseurs des plaines du centre de l'Amérique, dont la vie était centrée sur le bison, le cheval était un atout extraordinaire pour se déplacer et pour chasser. Avant la découverte du cheval domestiqué, les Premières Nations des plaines étaient très proches de la terre ; leurs déplacements étaient alourdis par leurs possessions, et donc très lents. Dès lors qu'ils montèrent sur le dos des chevaux, ils furent libres comme le vent. Cette découverte fut aussi importante pour eux que celle du feu. Le cheval a eu un tel impact sut toutes les nations du monde que la société actuellement mesure toujours la puissance des véhicules moteurs en chevaux-vapeur. C'est un souvenir de ce époque où le cheval était un partenaire honoré et de grande valeur parmi les hommes. Voici une histoire sur l'homme-médecine Dream Walker qui nous parle du pouvoir du cheval. Dream Walker était en chemin sur les plaines pour aller rendre visite à la nation Arapaho. Il portait avec lui sa pipe. Il avait dans sa tresse une plume qui pointait vers la terre, le désignant comme un homme de paix. Du haut d'une colline, il vit une harde de mustangs sauvages qui venait à lui. UN étalon noir s'approcha et il lui demanda ce qu'il cherchait. Le cheval lui dit  Je suis le vide d'où les réponses arrivent. Grimpe sur mon dos et apprends à entrer dans le vide dans la noirceur totale qui donne naissance à la forme. » Dream Walker le remercia et lui dit qu'il viendrait lui rendre visite dans le temps du rêve lorsqu'il aurait besoin de cette médecine. Puis s'approcha un étalon doré venant de l'est où réside l'illumination.  Tu pourras venir me voir pour trouver les enseignements qui permettront d'illuminer ta sagesse et ta connaissance des autres », lui dit-il. Dream Walker  remercia » et répondit qu'il utiliserait ces dons durant son voyage. S'en vint alors l'étalon ocre venant du Sud. Se cabrant joyeusement et fougueusement, il lui parla des joies d'équilibrer le travail et la médecine pesante avec le jeu.  Tu pourras retenir davantage l'attention des autres si tu utilises l'humour », lui expliqua-t-il. Dream Walker le remercia, disant qu'il emploierait cette médecine au cours de son voyage. Dream Walker se rapprochait de sa destination, la nation Arapaho. Alors vint à lui l'étalon blanc du Nord. Dream Walker monta sur son dos. Il était le porte-parole des autres chevaux et représentait la sagesse. Il était l'incarnation d'un bouclier de médecine équilibrée  Aucun abus de pouvoir ne mène à la sagesse. Tu as fait ce voyage pour la connaissance du Grand Esprit. Je te porte sur mon dos. La sagesse n'est pas accordée aisément, mais elle l'est à ceux qui sont prêtes à la porter de manière utile. » Dream Walker fut guéri par les chevaux sauvages, et il savait que son but en rendant visite aux Arapahos était de partager cette sagesse avec eux. Cette histoire nous rappelle qu'il faut équilibrer notre médecine. Elle enseigne l'importance d'intégrer tous les aspects de notre sentier sur terre. Il y a de nombreuses dimensions dans notre existence, représentées dans cette petite histoire par les corps physique Sud, émotionnel Ouest, mental Est et spirituel Nord. Chaque direction et les points cardinaux, aussi appelés les  grands-pères des quatre vents », représentent des aspects de notre sagesse innée. Notre potentiel tient aux quatre dimensions de notre manifestation le physique, l'émotionnel, le mental et le spirituel. Ces aspects de notre être doivent être en équilibre pour que notre pouvoir puisse être juste et vrai, puissant et bénéfique. Par exemple, trop de spirituel et pas suffisamment de physique conduit aux illusions et à l'orgueil. La compassion, l'ouverture aux enseignements, l'attitude aimante, la vie équilibrée, le fait de rester centré et le partage de nos dons et de nos capacités avec la communauté sont les portes du véritable pouvoir. Cette histoire nous illustre bien l'importance du pouvoir dans notre vie personnelle. Le pouvoir ne sait pas grandir en nous ce manière équilibrée si ne viennent pas conjointement l'humilité et le sens des responsabilités. Avec chaque pouvoir vient une responsabilité. C'est pourquoi la recherche de pouvoir spirituel dans les Premières Nations est toujours tempérée par une réflexion profonde et une mise à l'épreuve par les aÃnés avant d'être autorisée et célébrée. Il est bon et il est bien d'acquérir du pouvoir, mais il est nécessaire de comprendre qu'il doit être utilisé avec sagesse, discernement et compassion, pour le bien de tous et de toutes, sans quoi les pièges du pouvoir nous conduiront dans un e spirale descendante qui mène à la ruine et à la solitude. De tous les animaux, le cheval tient une place toute spéciale dans l'histoire de l'Homme. Il est constamment célébré dans toutes les nations pour sa beauté, sa force, sa noblesse, sa douceur et sa volonté d'aider. Il a été domestiqué et il est pourtant un symbole de liberté. C'est pourquoi bien des anciens ont trouvé tellement triste la journée où l'automobile a supplanté le cheval comme mode de locomotion. Pour eux, il s'agissait d'une grande perte pour l'homme. Dans un pays scandinave une vile a choisi de revenir au cheval pour collecter les ordures recyclables. en quelques mois, sa collecte a doublé. Tous les citoyens voulaient sortir porter leurs matières récupérables pour pouvoir dire bonjour au grand cheval de trait qui tirait la benne. Les dépenses de cette municipalité ont diminué, car l'entretien du cheval coûte beaucoup moins cher que le camion et ne produit pas de pollution. Le cheval se répare tout seul au contraire du camion. Tout ce dont il a besoin, ce sont de bons soins ; de plus, il produit de l'engrais pour les jardins. Il est beaucoup moins dangereux qu'un véhicule, car il s'arrêterait automatiquement si un enfant se mettait dans son chemin. Je m'arrête là , vous voyez aisément tous les avantages qu'il y a entre la vie et la machine. Un homme riche, qui travaillait beaucoup et vite, rencontre son frère qui conduisait sa carriole tirée par son fidèle cheval de trait. Il s'arête et l'interroge  Regarde ma belle voiture, j'arrive beaucoup plus vite à destination avec elle. Pourquoi tu t'entêtes à utiliser un transport si archaïque ? » Son frère répondit  Ton moteur fait un bruit infernal qui empêche une pensée juste. Il sent mauvais et ses vapeurs sont toxiques et elles empoisonnent l'air. Ta voiture est dangereuse et produit du stress, puisqu'il te fait constamment surveiller la route pour ne pas blesser les autres, et encore par mégarde, tu tues parfois de petits animaux qui traversent le chemin. Il te faut des routes asphaltées et dures qui sont comme une plaie sur la Terre mère. Parfois, il se brise et tu dois dépenser de l'argent et du temps pour le faire réparer. Il te coûte très cher, ce qui t'oblige à travailler de longues heures pour le payer. Ta voiture ainsi raccourcit la durée de ta vie... Mon cheval, c'est un ami. Lors de mes trajets, je peux lui raconter mes problèmes et il m'écoute. J'arrive à destination avec davantage de sagesse qu'à mon départ. Mon cheval se répare tout seul et il sait se reproduire, donc il dure beaucoup plus longtemps et me coûte beaucoup moins cher que ta voiture. Ses déjections me servent d'engrais. Son pas lent et régulier me relaxe et me permet d'apprécier mon environnement. Et il sait où il va. Si je suis fatigué, je peux m'endormir sur ma carriole. Lorsque je me réveille, je suis rendu à destination ! Ainsi, le cheval prolonge mes jours, me donne de la joie, favorise la beauté et la santé de mon environnement et celle d ma famille et de ma communauté !»**Lire la suite de l'article ici. Ci-dessous, vous trouverez CodyCross - Réponses de mots croisés. CodyCross est sans aucun doute l'un des meilleurs jeux de mots auxquels nous avons joué récemment. Un nouveau jeu développé par Fanatee, également connu pour la création de jeux populaires tels que Letter Zap et Letroca Word Race. Le concept du jeu est très intéressant car Cody a atterri sur la planète Terre et a besoin de votre aide pour traverser tout en découvrant des mystères. Il mettra au défi vos connaissances et vos compétences en matière de résolution de mots croisés de manière nouvelle. Lorsque vous trouvez un nouveau mot, les lettres apparaissent pour vous aider à trouver le reste des mots. S'il vous plaît assurez-vous de vérifier tous les niveaux ci-dessous et essayez de correspondre à votre niveau correct. Si vous ne parvenez toujours pas à le comprendre, veuillez commenter ci-dessous et essaiera de vous aider. Answers updated 24/08/2022 Sponsored Links Sports - Groupe 152 - Grille 4 On le confond avec l'hirondelle ; petit fouet martinet Loading comments...please wait... More app solutions

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